Comment faire renaître la vraie solidarité ?

Publié Par Contrepoints, le dans Social

Une proposition simple pour restaurer la solidarité ancrée dans la société civile par le parti libertarien belge, qui tient son congrès fondateur ce week-end.

Une tribune du Parti Libertarien.

Pour qu’un acte soit moral, il doit être volontaire. Les divers programmes étatiques de lutte contre la pauvreté ne méritent donc pas ce beau nom de solidarité. En effet, ils sont financés par les impôts, qui, en dernière analyse, se collectent sous la menace de l’emprisonnement, et ne sont donc pas des contributions volontaires.

Les transferts étatiques forcés ne peuvent donc être qualifiés de solidaires. La solidarité ne désigne que le don volontaire d’un donateur à un bénéficiaire. La véritable solidarité ne bénéficie pas simplement d’une supériorité morale sur les transferts étatiques, elle est également bien plus efficace.

Une analyse rigoureuse des résultats obtenus par les associations volontaires, tant à l’heure actuelle que dans leur ô combien riche passé, démontre à l’envi leur efficience supérieure dans la lutte contre la pauvreté. À l’opposé, les interventions étatiques se sont toujours montrées inefficaces voire contre-productives (dépendance et trappes à pauvreté).

Pour faire renaître cette authentique solidarité, pour que la société civile retrouve sa juste place dans la lutte contre la pauvreté aux dépens de l’État, il faut prévoir une transition.

Pour que la société civile et les individus qui la composent se réhabituent à jouer le rôle qu’ils n’auraient jamais dus quitter, nous proposons ce système très simple : pour chaque euro versé à une association volontaire (agréée) de lutte contre la pauvreté, le citoyen bénéficie d’un crédit d’impôt d’un euro.

De cette manière, la solidarité pourra retrouver son nom.

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Ce dimanche 11 novembre 2012, les libertariens de Belgique se réunissent pour constituer le Parti Libertarien : informations sur l’événement.
Lire aussi : Congrès fondateur du parti libertarien belge

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  1. 100% d’accord mais comme je l’avais déjà dit, comment déterminez vous les associations agréées ?
    Ca va se bousculer au ministère pour obtenir l’agrément !
    Néanmoins c’est un excellent début. Ensuite à chaque donateur de s’assurer que l’association bénéficiaire n’est pas un repère de brigands (plus facile à dire qu’a faire.)

    1. « Ensuite à chaque donateur de s’assurer que l’association bénéficiaire n’est pas un repère de brigands (plus facile à dire qu’a faire. »

      On voit très ici les limites de la solidarité choisie, qui, de fait va orienter les don vers une association et une population considérée par le donateur plus méritante.
      Pour résumer, le libéralisme génère des nécéssiteux dont la survie dépendra de leur attitude en vers leurs généreux donateurs. Cela ne vous rappelle rien ?

      1. Quoi qu’on fasse, il semble qu’il y ait des nécessiteux dans toute société.

        Mais leur nombre s’accroît à mesure qu’on restreint la liberté économique et qu’on bafoue les droits naturels des hommes. Il ne fait aucun doute que l’immoralité institutionnelle rend les populations misérables. Ceci se vérifie notamment avec les systèmes de solidarité contrainte des social-démocraties (cf la situation de la France).

        Contrairement à ce que vous affirmez, le libéralisme tend à réduire le nombre de nécessiteux. Toutes les expériences de libéralisation des échanges économiques, même partielles, ont eu pour résultat de réduire fortement le nombre de nécessiteux.

        Dans une société libre, il y a plus de donateurs et moins de nécessiteux, ce qui permet une grande diversité des dons, de leur affectation et de la motivation à donner. De ce fait, l’attitude des nécessiteux envers les donateurs n’a aucun impact sur l’affectation des dons.

        Il suit que les limites que vous croyez voir à la solidarité choisie sont pure spéculation et contreviennent à la réalité.

        1. « le libéralisme tend à réduire le nombre de nécessiteux. Toutes les expériences de libéralisation des échanges économiques, même partielles, ont eu pour résultat de réduire fortement le nombre de nécessiteux »

          C’est vrai quand la situation de départ est désastreuse, c’est absolument pas évident dans un pays riche, voir la traduction du vote des classes moyennes – basses américaines.

          1. Toujours cette démonstration obstinée de l’inculture crasse, Citoyen. Tant d’efforts à faire, si peu de temps pour tout reprendre… Regarde le cas de la Nouvelle-Zélande. Mieux, va voir le rapport que le sénat français y a consacré.

          2. Bon exemple que celui des USA : c’est précisément le recul de la liberté économique dans ce pays, sous l’effet des politiques collectivistes de hausse des dépenses publiques et de manipulation monétaire, qui provoque l’augmentation du nombre de nécessiteux.

          3. @h16 et bubulle

            La fameuse utopie Néo-Zélandaise, comme part hasard une île aux antipodes, qui ne craint pas le plombier polonais, et qui détient dans son sous-sol de quoi enrichir toute sa population; ils n’ont qu’à creuser.
            Je ne ni pas que dans certaines conditions et dans certains environnements le libéralisme, même presque absolu, et entre gens biens (les insulaires ont une forme de solidarité qui leurs est propre), soit efficace et même plaisant à vivre.
            Par contre, la démonstration n’a toujours pas été faite pour une grande nation continentale.

            En outre, je pense personnellement que par une simple révolution de palais, la Chine peut devenir la première grand nation réellement libérale. Elle y est prête.

            Pour en revenir au problème de la pauvreté, le libéralisme, c’est la concurrence à haut débit, c’est donc l’exigence d’excellence dans la compétitivité, du coup, une sélection des meilleurs employés, qui travailleront plus.
            Le résultat (par le bas) est donc une exclusion inhérente à la sélection.

            Tant, que les porteurs des principes du libéralisme n’apporteront pas de solutions autre que la charité dégradante et privatrice de liberté effective, le libéralisme sera inaudible en Europe et même aux EU.

            PS : Le ton du dialogue est plaisant quand on le rencontre sur le site de contrepoint…

          4. @h16
            « Toujours cette démonstration obstinée de l’inculture crasse »

            Certes je n’ai pas passé autant de temps le nez dans les bouquins que toi, par contre cela fait plus de 50ans que j’optimise le fonctionnement de mes trois neurones pour comprendre, avec l’aide du vécu, comment cette terre tourne avec ses 6 ou 7 milliards de parasites.

            Le temps et le vécu valent parfois autant qu’une bibliothèque, c’est la philosophie du vieil indien.

          5. CITOYEN : « Le temps et le vécu valent parfois autant qu’une bibliothèque, c’est la philosophie du vieil indien. »
            ————————————–
            NON !

        2. Citoyen présente le syndrome du roitelet, de l’enfant gâté, bref du politicien providentiel qui n’a jamais géré quoi que ce soit, ni entreprise, ni investissement, et surtout pas des hommes, qui ne comprend rien aux ressorts humains mais qui a plein d’idées d’organisations socialistes plus destructrices les unes que les autres à imposer à tous par la force.

          Dans sa logique collectiviste socialiste, la perte de liberté n’est pas importante : les hommes sont au mieux des robots, au pire des parasites.

          C’est particulièrement notable quand il étale ses fantasmes sur l’exclusion et la sélection concurrentielle. Désolé mon gars, mais dans la vraie vie, ça ne marche pas comme cela. Fort heureusement, chaque humain dispose de nombreuses compétences. S’il ne fait pas l’affaire dans une activité, l’homme trouvera une autre activité où il pourra s’épanouir tout en étant beaucoup plus efficace.

          Sous condition d’être libre et moral, l’humain trouve toujours moyen de valoriser ses compétences au service de son prochain.

          1. Bubulle, j’ai du mal m’exprimer plus haut puisque je dis ne pas nier les vertus du libéralisme pour libérer les énergies (j’ai dirigée une équipe et une entreprise…).
            Il n’en reste pas moins que dans toute compétition il y a des perdants

            Ce que les libéraux s’obstinent à nier c’est que les perdant de cette compétition existeront forcement et en grand nombre, alors comment ne pas les humilier.

            Ta réponse, par automatisme peut-être, est donc hors sujet.

          2. « Il n’en reste pas moins que dans toute compétition il y a des perdants »

            Tout à fait, mais il vaut mieux être perdant dans une société riche que dans une société en faillite comme finissent immanquablement toutes les contrées socialistes.

            Il faut voir sur le long terme: tout le monde peut vivre dans un château à crédit par contre au moment de la note ça ce paie au centuple.

          3. « Tout à fait, mais il vaut mieux être perdant dans une société riche que dans une société en faillite »

            pour le fun Il y a un proverbe juif qui dit : « il vaut mieux être la queue du lion que la gueule du loup »

          4. Citoyen pense que l’économie est un gâteau de taille fixe qu’on se partage : si les « riches » ont une grosse part, c’est qu’ils l’ont prise à d’autres, les damnés de la terre humiliés. Cette fable de l’économie « gâteau » justifie redistribution, protectionnisme, corporatisme anticoncurrentiel, haine de l’immigré, Etat providence…

            Or, ce sont précisément les politiques socialistes qui, en supprimant la liberté, en bafouant la propriété privée, en méprisant le travail, empêchent l’économie de croître, étouffent les flux économiques, engendrent pauvreté et humiliation.

            La pauvreté et l’humiliation sont les conséquences des politiques socialistes liberticides. Ceux qui prétendent fonder de telles politiques sur ces causes sont dans l’erreur ou le mensonge.

            La liberté n’est pas la cause de nos problèmes économiques. Comment pourrait-elle l’être d’ailleurs puisqu’elle est constitutive de la nature humaine ? Au contraire, la liberté est la solution.

          5. Bubulle

            Tu n’as peut-être pas la télé, alors je t’apprend peut-être que les Américains, que je soupçonne connaître concrètement ce qu’est le libéralisme, ont gentiment renvoyé à l’ombre les partisans du plus de libéralisme.

            Ils ont maintenant un peu de recul sur les fractures sociales générées par le libéralisme, et ils donnent vraiment l’impression qu’ils ne sont pas près d’aller les sortir de l’ombre, même après des années avec des démocrates médiocres.

          6. Le libéralisme de W. et d’Obama. Hu hu hu.

            Z’avez suivi l’évolution des effectifs de l’Etat, de la dépense publique, du déficit, de la dette, de la réglementation, de l’interventionisme, des sauvetages de banques et de grandes entreprises, ces 12 dernières années ?

            Votre argumentation ne tient qu’en niant le réel.

          7. A lire ce que vous avez compris de l’élection US, il semble que vous regardiez un peu trop la télé française et les réjouis de la pensée unique socialiste qui s’y répandent. Si Obama est élu à titre personnel, la chambre des représentants reste étonnamment républicaine. On dirait bien que les Américains n’ont une vision du réel un peu plus complexe que la présentation simpliste dont vous vous vantez.

            Pourquoi vous obstiner à citer l’exemple des USA ? Pourtant, les dégâts du collectivisme croissant qui s’y font sentir cruellement démontrent amplement l’absurdité de vos thèses.

  2. « La solidarité ne désigne que le don volontaire d’un donateur à un bénéficiaire. » Ce n’est pas exact.

    La solidarité étant la dépendance et l’aide mutuelle entre les hommes, alors la solidarité correspond avant toute chose au travail productif, l’effort individuel acharné combiné à l’échange libre et volontaire. Bref, la vraie solidarité est ce qu’on désigne par le terme générique d’économie.

    On ne peut véritablement donner que ce qu’on possède, c’est-à-dire ce qu’on a produit auparavant. Le don n’est qu’une possibilité accessoire dans le cadre général de l’économie.

  3. La solidarité me semble être justifiée par le pathos, je ne vois aucune raison d’y apposer un jugement quelconque et donc je vois dans la société actuelle une survalorisation de la notion.
    Je lui préfère l’idée de collaboration derrière laquelle il n’y a pas la moindre idée de fusion des individus même relativement à un objectif commun mais plutôt celle d’une articulation : chacun essayant d’apporter ses compétences à la poursuite de l’objectif, sans aucun abandon de responsabilité de part et d’autre, ce qui peut même entraîner des rapports de force.
    La solidarité m’a toujours semblé être quelque chose de non abouti, de mou et d’abstrait, une sorte d’abandon du à la lassitude plus qu’à une volonté quelconque… ça manque de yang (?).