Obama brillamment réélu

Publié Par Stephane Montabert, le dans Amérique du Nord

Malgré les sondages évoquant un coude-à-coude, la réélection de Barack Obama semble avoir été facile, en dépit d’un bilan politique plutôt mitigé.

Par Stéphane Montabert.

Depuis cette nuit, nous connaissons enfin le locataire de la Maison Blanche pour les quatre prochaines années. Malgré les sondages évoquant un coude-à-coude, la réélection de Barack Obama semble avoir été facile, en dépit d’un bilan politique plutôt mitigé.

Face à lui, Mitt Romney n’a pas dépareillé ; mais le candidat républicain modéré n’a pas réussi à mobiliser autour d’un projet politique qu’il n’a d’ailleurs jamais vraiment formulé. Malgré toute son expérience dans le secteur privé, Mitt Romney, présenté par les Républicains comme le « meilleur candidat possible » parce qu’il le fallait bien, manquait de charisme et de combativité. Gagner de façon marquante un des trois débats présidentiels a été son fait d’armes le plus marquant ; cela n’a évidemment pas suffit.

Médiatiquement, la population américaine a suivi le script prévu. Le quatrième pouvoir a adoubé Obama depuis 2008 et n’a jamais remis ce soutien en question. L’Obamania a déferlé jusqu’en Europe avec des résultats durables. Aujourd’hui encore, quatre Français sur cinq « voteraient » pour Obama. En Suisse, un sondage en ligne du Matin, montré ci-contre, donne une proportion identique.

Que va-t-il se passer aux États-Unis entre 2013 et 2016 ? Eh bien, on peut s’attendre à une continuation de la marche en avant de l’État Fédéral américain vers la social-démocratie à l’Européenne (avec la réussite que l’on connaît sur le Vieux Continent) avec plus de régulations, de centralisation, de taxes, de subventions, de dirigisme, de socialisme.

« Obamacare » sera mis en place en 2014, créant pour de bon une machine à déficit dont les Américains ne verront jamais le bout.

Le dollar-papier continuera à s’éroder jusqu’à sa valeur intrinsèquement nulle. Bonne nouvelle pour ceux qui possèdent de l’or…

La reprise finira bien par se produire, mais la croissance restera molle et le taux de chômage élevé. Suivant son jeu partisan, Barack Obama se fera un plaisir d’attribuer ces piètres performances économiques aux minorités de blocage dont disposent encore les Républicains.

Barack Obama pourra probablement nommer entre 1 et 4 juges de la Cour Suprême américaine, influant de manière décisive sur l’équilibre de cette institution.

Sur le plan de la politique étrangère, il n’y aura probablement pas de gros changements ; l’administration Obama continuera de garder ses distances avec les alliés traditionnels de l’Amérique tout en étant bien accommodante avec les régimes hostiles. La conséquence la plus inquiétante de cette posture touche évidemment au dossier nucléaire iranien. En l’absence d’une Amérique frappant fermement du poing sur la table, il est plus que probable qu’une nouvelle guerre éclate à court terme au Moyen-Orient.

Les Républicains gardent le contrôle de la Chambre des Représentants, les Démocrates celui du Sénat : les équilibres politiques établis depuis les élections de mi-mandat de 2010 continueront à prévaloir. C’est la seule chose, peut-être, qui pourra encore retenir Obama. N’ayant plus aucun souci à se faire sur le plan de la popularité, le président réélu aura les coudées franches pour tenter désormais d’appliquer les mesures les plus radicales de sa pensée.

Depuis des années, on annonce le « point de bascule » – le moment où la somme des intérêts particuliers, du vote communautaire (90% des Noirs et 80% des Latinos soutiennent Obama) et des clientèles électorales cultivées à coup de subventions réussira enfin à l’emporter sur la simple démocratie représentative. Le second mandat de Barack Obama pourrait marquer le franchissement de ce point de non-retour.

Les Républicains, enfin, devront se livrer à une remise en question en profondeur – de la qualité de leurs candidats à leur relation aux médias – s’ils veulent espérer retrouver le chemin de la présidence un jour.

—-
Sur le web.

Laisser un commentaire

  1. Les mauvais résultats de sa gestion et notamment le taux de chômage élevé n’ont pas empêché cette réélection, surprenant ! Les américains se sont accaparés le raisonnement pervers des Français, le keynésien peu tout et le chômage relève du patron… c’est ce qui se voit puisque c’est lui qui licencie, vriament surprenante cette régression intellectuelle.

    1. Vous n’avez pas tort. Mais oubliez qu’en face Il fallait convaincre une majorité d’électeurs qu’un Romney pouvait limiter un déficit en augmentant les dépenses militaires tout en baissant les impôts. C’est un miracle que 56 millions d’Américains aient cru un tel bobard.

  2. 2 choses ont permis la victoire d’Obama (qui eût été impossible il y a 10-15 ans) :

    – l’extension de socialisme en même temps que la crise, ce qui a créé mécaniquement une classe de gens dépendant du gouvernement et enclins à voter pour les plus interventionnistes;

    – le nombre grandissant des hispaniques et immigrés du tiers-monde, naturellement enclins à voter pour le parti qui défend les minorités

    Il faut bien comprendre que cette élection est une première, c’est la toute première fois depuis au moins les années 60 qu’un président est réélu (assez facilement qui plus est) alors que son bilan économique est perçu comme mauvais.

    Bref, l’avenir est sombre pour l’Amérique, elle sera de moins en moins une république assise sur un certain nombre de valeurs communes mais deviendra un pays tiraillé entre plusieurs coalitions de minorités culturelles, ethniques et sociales n’ayant plus rien en commun.

    1. « – l’extension de socialisme en même temps que la crise, ce qui a créé mécaniquement une classe de gens dépendant du gouvernement et enclins à voter pour les plus interventionnistes; »

      Il n’y a pas de « classe de gens dépendant du gouvernement ». Romney a essayé de vendre ce fantasme à ses électeurs, en oubliant que la plupart d’entre eux, à un moment de leur vie, a dépendu du gouvernement.

      Obama n’a voté aucune nouvelle mesure sociale à part l’Obamacare, qui rapproche vaguement un peu l’assurance maladie du modèle Helvète. Le système de santé américain est irréparable, la voie du tout privé est un échec et la voie qu’obama propose est celle que Romney a mis en place dans son Etat. Si c’est du socialisme, alors Romney c’est lénine.

      Il n’y a eu aucune, mais alors là aucune extension du socialisme aux US, uniquement dans vos fantasmes. Le nombre de bénéficiaires de tickets d’alimentation (food stamps) a explosé non pas parce qu’Obama l’a décidé, mais uniquement parce que le nombre de sans emploi ou d’emplois à bas revenus a explosé du fait de la récession. Obama n’a pas modifié ce programme qui touche aujourd’hui 46 millions de personnes touchant royalement 133 dollars mensuels en moyenne juste pour pouvoir se procurer des produits de première nécessité.

      Si vous arrêtez ce programme, vous avez des émeutes de la faim : nourrir la population est un impératif de n’importe quel gouvernement qui se respecte, l’alternative étant le chaos et la guerre civile. Ca arrive en Afrique. Obama en maintenant ce programme a juste préservé l’ordre public.

      Bon nombre des des nouveaux entrants au programme des Food Stamps étaient des personnes qui travaillaient avant, payaient des impots, mais se retrouvent au chomage. Il est stupide d’essayer de classifier les gens en « profiteurs / Producteurs » aux US ou les trajectoires sociales sont très heurtées et où un citoyen « productif » peut se retrouver en 15 jours à la rue et à la charge de ses concitoyens, qui d’ailleurs se chargent bien peu de lui.

      On peut appeler la France une social démocratie, mais vraiment pas les USA.

      1. d’accord, j’aurais du dire « extension du socialisme » en incluant les gouvernements précédents, les USA sont une social-démocratie depuis les années 30 et surtout les programmes « War on poverty, Great society » des années 60.

        Ensuite, si vous pensez sincèrement que les aides sociales aux USA 1- ne créent pas d’effets pervers 2- ne sont perçues que par des gens qui n’arrivent pas à se nourrir 3- ne génèrent pas d’abus, je vous invite à vous renseigner sur les EBT card qui étaient utilisées pour partir en croisière de luxe.

        Il existe une alternative aux food stamps et aux programmes fédéraux de protection sociale : une politique authentiquement libérale de libéralisation du marché du travail, une baisse de la fiscalité sur les créateurs de richesses et d’emploi et de réductions massive des gaspillages d’argent public.

        1. @Arthur : à la lecture des articles ici, je me

          Il n’y a pas une seule action humaine qui ne génère ses effets pervers, donc sans objet votre remarque. Trouvez des chiffres crédibles prouvant que l’usage frauduleux des food stamps est plus fréquent que son usage licite, bon courage…

          Les abus et les fraudes sont toujours mis en avant pour protéger l’esprit des conservateurs sans cerveau d’une réalité terrifiante : si vous supprimez les food stamps, des américains, et souvent des américains qui travaillent, des soldats, des emmployés, et leurs enfants, risquent la dénutrition.

          Mais en général avant d’en arriver là, ils pilleraient un supermarché ou foutraient le feu à des autobus. Encore une fois, ce n’est pas du fantasme, c’est de la réalité observable dans le monde entier : la faim crée des troubles à l’ordre public. Nourir la population est la première préoccupation de tout gouvernant, sauf dans les etats manqués.

          Libéraliser le marché du travail ou baisser encore la fiscalité (euh… et la dette?), supprimer encore des dépenses d’Etat, à supposer que ce soit efficace aux US, ou simplement sortir d’une crise majeure, ça met des années. En attendant, vous devez nourrir la population, sinon vous avez la guerre civile, et adieu croissance.

          1. « Il n’y a pas une seule action humaine qui ne génère ses effets pervers »

            Démonstration ?

            « une réalité terrifiante : si vous supprimez les food stamps, des américains, et souvent des américains qui travaillent, des soldats, des emmployés, et leurs enfants, risquent la dénutrition.  »

            C’est à se demander comment font les autres pays qui n’ont pas de food stamps. Hého, les USA sont le pays le plus riche et développé du monde ! Ils ont parfaitement les moyens de faire aussi bien sinon mieux que le reste du monde !

            « Nourir la population est la première préoccupation de tout gouvernant »

            Non, c’est la première préoccupation de CHACUN, ce n’est pas la responsabilité de l’état. Tous les pays ayant connu des famines au XXème siècle appliquaient le socialisme à la production et/ou à la distribution de nourriture: c’est justement quand le gouvernement se charge de nourrir tout le monde, que beaucoup meurent de faim.

        2. Trouvez moi une seule pratique humaine qui n’ait jamais généré aucun effet pervers ou imprévu, et je vous offre un tour de manège.

          Non, désolé : si vous supprimez les food stamps, vous faites basculer pas mal de personnes depuis la pauvreté jusqu’à la misère. C’est précisément parce que les USA sont (encore) un pays riche que lles pouvoirs publics peuvent se permettre de payer un programme pareil.

           » une baisse de la fiscalité sur les créateurs de richesses et d’emploi  » : la fiscalité US est très clémente. Les employeurs là bas n’ont pas besoin d’un tax break, ils ont besoin de clients.

      2. « en oubliant que la plupart d’entre eux, à un moment de leur vie, a dépendu du gouvernement. »

        Mais c’est là le drame, tout le monde se retrouve impliqué dans ce système de redistribution. Tout le monde devient dépendant des subsides et au final cela ne fait que donner raison à Bastiat : l’Etat devient une fiction sociale où tout le monde vit aux dépends de tout le monde.

        En fait chacun devient un peu le profiteur de l’autre, en étant aussi un producteur.

        Le problème avec un tel système est qu’il brouille les pistes, puisque la dichotomie profiteur/producteur n’est plus évidente, en conséquence il peut persister plus longtemps et inéluctablement engendrer plus de dégâts.

        PS : il n’y a jamais de tout privé en matière de santé aux USA, et cela depuis presque un siècle.

        1. « une fiction sociale où tout le monde vit aux dépends de tout le monde. »

          Pour moi, Etat ou pas Etat, la vie et l’expérience vous enseigne que » tout le monde vit au dépend de tout le monde ». L’interdépendance c’est l’essence même de la vie d’un entrepreneur et de la vie tout court. C’est deux fois plus vrai aujourd’hui, où ce qui se passe à des milliers de km de mes locaux peut m’affecter en 24h.

          Etat ou pas Etat, vous êtes toujours à certains moment débiteur ou créditeur, parfois des memes personnes d’un moment à l’autre de votre vie, et sans en avoir eu le choix. Vous n’avez aucun, mais alors là aucun moyen d’éviter ça, à moins de vous retirer dans une cabane d’ermite.

          1. @ Armand : je vais vous donner un exemple de dépense inutiles de l’Etat qui pourrait être supprimée en quelques années: les subventions à l’agriculture et toutes les subventions aux entreprises de manière générale, qui devraient être remplacée par des baisses d’impôts pour toutes les entreprises : corporatisme vs libéralisme. Et ces subventions sont massives aux US.

        2.  » il n’y a jamais de tout privé en matière de santé aux USA, et cela depuis presque un siècle. »
          Il n’y a de tout privé nulle part. C’est le gap entre conditions d’accès au medicare pas terrible et possibilité de souscrire une assurance privée merdique qui pose probleme.

  3. Moi je vois surtout que la direction du Parti Républicain a obstinément rejeté Ron Paul, et que ça lui a coûté les élections.

    Sinon, le seul point positif d’Obama, à part que ce n’est pas Mitt Romney, c’est d’avoir amélioré l’image des USA auprès de ses alliés historiques. Il reste un criminel de guerre doublé d’un criminel économique.

    1. « Les Républicains, enfin, devront se livrer à une remise en question en profondeur – de la qualité de leurs candidats à leur relation aux médias – s’ils veulent espérer retrouver le chemin de la présidence un jour. »

      Les républicains risquent de socialiser leur discours également conduisant les démocrates à socialiser encore plus le leur. Ça me rappelle vaguement quelque chose …..

      1. génial en lisant vos commentaires.

        vous oubliez le bilan catastrophique laissé par bush et la finance dérégulée

        allez dire aux ouvriers de ford que son bilan est mauvais

        1. @Sarah

          Bonjour,

          Je n’ai pas vu d’éloge de Bush ni même des républicains dans les commentaires.

          Serait-il possible de citer un exemple de dérégulation financière opérée aux USA sur la période Bush ? Je ne suis pas spécialiste de la question et vous avez l’air de bien maîtriser.

          1. Vous avez tout à fait raison, Bush n’a pas dérégulé grand chose par rapport à Clinton. Il s’est juste abstenu de mettre de l’ordre dans le casino sauvage qu’était devenu la City et le marché immobilier.

            MAis surtout il a plongé son pays dans un endettement encore plus considérable en se lançant dans une guerre stupide qu’il a délibérément choisi de payer à crédit.

            Bush devrait pourrir en prison.

          2. Obama a aussi sa place dans une geôle aux cotés de W pour les dizaines ou centaines de milliers de morts engendré par ses décisions d’intensifier la guerre en Afghanistan au début de son mandat, l’intervention meurtrière en Libye et le soutien actif à des milices dangereuses au Moyen-Orient, le tout avec l’argent du contribuable.

          3. @Arthur l’histoire jugera sévèrement Obama pour cela aussi. L’image de « tough guy » qu’il s’est construite juste à des fins de politique intérieure a fait couler énormément de sang.

          4. La période Bush, c’est notamment Sarbannes-Oxley, une montage de réglementation financière en plus pour tout le monde. Oui, rien que pour ça il devrait pourrir en prison.

            Tandis qu’Obama, c’est des crimes de guerre, des ordres signés de sa main d’aller balancer des missiles sur la maison de la belle-famille de quelque suspect de terrorisme, enterrant vivant sous les débris femme et enfants au passage. Lui, il faudrait plutôt le pendre ou le fusiller directement.

        2. « Finance dérégulée »

          Oui oui bien sur. Et le père Noël viendra t’apporter de jolis cadeaux (s’il arrive à obtenir une autorisation de vol ^^).

  4. Descendons la pente douce du socialisme dans l »allégresse générale,7 millions de pauvres en plus et le tour est joué , les erreurs d »aujourd’hui feront les électeurs de demain, elle n’est pas belle la médiocratie?

    1. Les républicains se traînent une telle série de boulets réactionnaires (créationnistes, anti-avortements, etc…) que ça finit par les plomber sérieusement.
      Curieux qu’une webzine libérale ferme les yeux là dessus.

  5. Et oui, va falloir s’y faire. Le capitalisme à papa est définitivement résolu. mais manifestement, c’est trop con-pliqué à comprendre pour les néo-libéraux, qui souhaitaient s’enrichir en réduisant la plupart du peuple en esclavage. Franchement, le jour où on sera débarrassés définitivement d’eux, le monde s’en portera mieux.

    1. @Marc – Le capitalisme, ce n’est pas du tout ce qui est appliqué aux États-Unis, moins encore en France. L’État y intervient constamment dans le fonctionnement de l’économie, en particulier en imposant de la création monétaire et des taux d’intérêts artificiels. Je ne compte même pas les réglementations souvent aberrantes, qui ne sont en réalité que le résultat de compromissions avec des lobbies.

      Le peuple, comme vous dites, risque bien d’être la première victime de ces manipulations étatiques quand tout le système s’effondrera. C’est arrivé en Union Soviétique, je ne vois pas pourquoi cela ne pourrait pas arriver aux États-Unis, car dès lors que les politiciens se mêlent d’économie…

      1. Enfin, 50% pour obama et 48 pour romney et 1.2 pour johnson, ça fait une victoire toute rikiki. Rajouter à ceci que le congrès reste très largement républicain et cette victoire n’en est plus une, pas plus qu’une défaite d’ailleurs. Une opération blanche, et les combines politiciennes vont continuer sans idée forte.

        1. Au moins Obama est il élu avec plus de 2 millions de voix de plus que son opposant, pas comme Bush en 2000, élu avec 500 000 voix de moins que Gore.

          1. Le score lui donne une force supplémentaire : il montre au GOP que s’il campe sur la position d’obstruction qui est la leur depuis 2 ans, l’électorat le leur fera payer au prix fort, peut etre dès les mid-term.

  6. Finalement, c’est la victoire des 47% dénoncés par Romney.
    Dans un système ou le 3è quintile devient bénéficiaire net de l’état, le rapport des forces politiques ne peut que changer.
    Les USA, en phase europistanisation ?

    1. tant mieux

      ça fait longtemps que je dis que les usa sont foutus, le socialisme progressiste américain ne date pas d’hier. c’est d’ailleurs un miracle que bush, si étatiste soit-il, ait été élu e 2000 et en 2004

      je crois que la seule chose qui puisse sauver les états-unis aujourd’hui soit un crash financier de grande ampleur couplée ) l’hyperinflation qui se produira plus tôt que tard

      mais bon l’économie US est solide et pourrait bien survivre même aux pires aberrations d’Obama…

    2.  » c’est la victoire des 47% dénoncés par Romney. »

      Les 47% n’existent pas. Je vous met au défi d’en prouver l’existence.

      « 3è quintile devient bénéficiaire net de l’état » : merci de donner vos sources. Je vous met au défi de calculer le « check and balance » d’une personne par rapport à ce que la collectivité fait pour lui, et sur ce qu’il fait pour la collectivité. Attention, faut inclure la consommation en nature… et pas uniquement ce que vous payez en impôts et ce que vous recevez en transferts sociaux quelconques. C’est un casse tête que personne ne peut résoudre sans se ridiculiser.

      C’est la conférence sur les 47% qui a tué la campagne Romney, et finalement, quelqu’un qui prêche à des décideurs des visions de la société aussi fausses, aussi stupides, méritait amplement de perdre. J’avais quelques espoirs sur l’individu qui se sont envolés quand j’ai vu cette vidéo hallucinante de connerie. C’était du discours de café du commerce déclamé par un type en costume cher.

    1. « mais bon l’économie US est solide et pourrait bien survivre  »

      C’est exactement cela, et c’est même dans l’ADN des Américains.

      Le peuple Américain est le mieux placé pour juger de l’oportunité ou pas de développer les idées libérales.
      Les EU restent un pays libéral au regard de toutes les autre grandes économies.

  7. Conseil a n importe quel politocard au bilan catastrophique..
    Ne pas traite de pov cons vos concitoyens si vous souhaitez vous faire reelire
    Si vous etes adepte du bounga bounga faites le tres discretement, les electeurs pourraient mal le prendre
    Bref l histoire jugera Obama..qui n a pas du tout ete a la hauteur des esperances suscitees lors de son eelction en 2008