Ayrault peut enterrer le rapport Gallois : il est mauvais

Publié Par Vladimir Vodarevski, le dans Économie générale

La vérité est que ce rapport est extrêmement décevant, convenu, passéiste : une véritable sclérose en matière de politique économique dans le pays.

Par Vladimir Vodarevski.

Le 5 novembre, Louis Gallois remet son rapport à Jean-Marc Ayrault.

Le tant attendu rapport de Louis Gallois sur la compétitivité a fini par être publié. Les médias ont fait leur une sur la seule proposition dérangeante : la diminution de la dépense publique. Et encore, ce point apparaît au milieu d’une proposition de diminuer les charges sociales, qui se traduirait également par un simple report des prélèvements vers d’autres personnes. La vérité est que ce rapport est extrêmement décevant, convenu, passéiste. Le mot qui vient à l’esprit, peut-être est-il un peu fort, est la sclérose. Une véritable sclérose en matière de politique économique dans le pays.

Il y aurait beaucoup à écrire. Le rapport est basé essentiellement sur l’interventionnisme, accuse la concurrence internationale, la politique monétaire, bref, les poncifs habituels. Rien de nouveau. Mais c’est dès le titre que ce rapport est si décevant, et l’orientation définie par ce titre ne peut que le mener vers les mauvaises conclusions habituelles. Ce rapport s’intitule : « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française».

Tout est dit dans le titre. Ce n’est pas un pacte pour la compétitivité de l’économie française. Non, seule l’industrie est digne d’intérêt. La France a les yeux rivés sur l’Allemagne voisine, et ne voit que la réussite de son industrie. Et oublie totalement la plus grande puissance mondiale, qui écrase le monde de son hégémonie : les USA. Quelle est la part de l’industrie dans le PIB US ? Selon le Bureau of Economic Analysis, du département du commerce des USA, cette part s’élevait à 12,2%, hors construction, en 2011. Comme en France, donc, puisque, selon le rapport de Louis Gallois, la part de ce secteur s’élevait à un peu moins de 12,5% dans notre pays en 2011.

Les USA sont en crise à cause de leur politique monétaire, de la politique du crédit facile. Mais ils restent le moteur de l’innovation en économie.

Il est convenu de dire que c’est l’industrie qui mène l’économie. Pourtant, c’est plutôt l’inverse qui est observé. Ainsi, l’industrie a besoin des services pour proposer de nouveaux produits, et donc perdurer. Ce sont des services de recherche, des logiciels, des études. Aujourd’hui les jouets Lego intègrent de l’électronique. Il y a donc un logiciel à l’intérieur. Il a fallu utiliser un logiciel pour les concevoir. Les moteurs automobiles intègrent de plus en plus d’électronique. C’est une entreprise de l’immatériel, Google, qui a conçu la voiture sans conducteur autorisée à circuler en Californie. Les voitures sont conçues grâce à des logiciels, qui réduisent le coût de conception. Les avions, merveilles industrielles, dépendent complètement des logiciels pour leur pilotage de nos jours. Un Rafale est trop instable pour voler sans ses programmes informatiques. Sans ces logiciels, qui sont inclus dans les statistiques de services, d’immatériel, l’industrie ne serait pas aussi dynamique.

Prenons également un exemple de la nouvelle économie, la société de vente sur internet Amazon. Amazon, ce sont des investissements dans des entrepôts, de la logistique. Elle achète des services de transport. Elle gère des serveurs informatiques, qui génèrent des besoins en construction, en maintenance. Amazon est un moteur pour l’économie. De même, les mobiles d’Apple, comme le système d’exploitation Androïd de Google, entraînent la création de nouvelles sociétés, de nouvelles activités. Youtube de Google permet à des particuliers, à des entreprises, de diffuser des films, des sketchs, et de gagner de l’argent ainsi. Ce qui entraîne des besoin en énergie, des besoins en serveur, des besoins en technologie, en constructions. De la croissance. C’est la nouvelle économie qui tire la croissance, pas l’industrie.

L’économie peut se développer de différentes manières. Si l’État veut vraiment intervenir, autant développer les atouts du pays. Par exemple, le tourisme et l’art de vivre pour la France. Notre pays a une richesse incroyable en ce domaine, et reconnue dans le monde entier. Les esprits chagrins se moqueront. Mais une des grosses multinationales américaines ne s’appelle-t-elle pas The Walt Disney Company, qui gère des parcs d’attractions, des hôtels ? Qu’est-ce-qui qui fait la richesse de Las Vegas ?

La France a une entreprise comme Louis Vuitton, qui n’a rien d’une entreprise artisanale. Elle a sa richesse gastronomique, ses spécialités qui peuvent se vendre dans le monde entier. Il y a du potentiel. Et, surtout, le potentiel de soutenir l’économie. Et, même, de soutenir les nouvelles technologies !

Ainsi, une recherche sur les agences web montre qu’il y en a un certain nombre plus ou moins spécialisées dans le secteur du tourisme. Ce qui est fort logique, car les ventes se font sur internet. Cela signifie des sites vitrines, des systèmes de réservation, de paiement.

Last but not least, que fait Citroën pour développer une image de constructeur haut de gamme en Chine, pour sa gamme DS ? Il prend un concept car, Numéro 9, et le photographie dans les lieux typiques de Paris, capitale du luxe et de l’art de vivre pour les chinois. Le tourisme au secours de l’automobile. Les USA ont une image puissante, qui sert leur économie. La France dispose de tels atouts.

Le rapport de Louis Gallois ignore totalement tout cela. Ce rapport est tourné vers le passé. Il refuse l’avenir. Il refuse l’innovation, l’évolution. Il ressasse les opinions d’énarques, d’X-Mines, qui ne connaissent rien à l’économie.

Le problème de la France, c’est qu’on considère que c’est la politique industrielle qui a permis le rattrapage économique du pays dans les années 50-60. Alors que c’est le déferlement de produits nouveaux, de magasins nouveaux, de nouveaux modes de vie, qui en sont à l’origine. La France s’est ouverte à la nouveauté. Elle a connu une accélération du changement. Elle a adapté sa législation, ses règlements, à la nouvelle économie de l’époque. Elle avait une attitude plus pragmatique.

Aujourd’hui, elle fait l’inverse. Elle se replie sur elle-même, sur ses dogmes, sur son idéologie. Elle veut faire entrer la nouvelle économie dans son cadre de pensée, au lieu de surfer sur la vague du changement, du progrès.

—-
Sur le web.

Laisser un commentaire

  1. Je ne comprend pas ce rejet du rapport Gallois sur le simple fait qu’il s’appuie exclusivement sur une volonté de relancer la puissance industrielle de la France.
    Je ne comprend pas le raisonnement des libearux qui disent que l’industrie c’est le passé et qu’il faut se tourner vers autre chose.
    Mais quoi donc ?.

    1. Où avez-vous vu un libéral dire que l’industrie serait le passé ? C’est la planification étatique de l’industrie qui relève du passé, pas l’industrie en elle-même. Voilà l’erreur des socialistes en général et de Gallois en particulier.

  2. Le rapport Gallois dans une des propositions demande de baisser de 20 milliards d’euros les charges patronales et de 10 milliards d’euros les charges du salarié.
    C’est certainement cette distinction entre charges patronales et charges salariales qui fait grincer des dents parmi les chantres du liberalisme; car eux restent accrochés à une erreur fondamentale, prétendant que c’est le salarié qui paye les charges patronales.
    Ils avaient même créé un site pour démontrer ça
    http://www.salairecomplet.com
    Mais cette façon de voir les choses ne tient pas debout.
    Le rapport Gallois est là, pour dire clairement les choses.
    Les charges patronales sont à la charge de l’entreprise pas du salarié.
    le salarié n’a aune légitimité à reclamer un salaire complet.

    1. La distinction entre charges salariales et patronales est fictive, mis à part le fait qu’elle permet des manipulations fiscales comme celles auxquelles nous assistons avec les dernières décisions du gouvernement, manipulations qui ne changent rien à la lourdeur des charges. Prendre dans les poches des uns pour donner aux autres ne résout pas le problème de fond de l’économie : il y a trop de dépenses publiques.

      Vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, la réalité intangible est que les entreprises versent la totalité du salaire complet dès qu’elles emploient un salarié. C’est pourquoi le salarié est légitime à exiger la totalité de son salaire complet dès lors que la sécu est privatisée (santé, retraite, chômage, famille).

    2. Charges patronales, charges salariales, c’est une fiction.
      Pour l’entreprise seul compte le cout salarial. In fine c’est le « net », ce qui tombe sur le compte en banque du salarie, qui est la vriable d’ajustement… Et a force d’augmenter les charges, le net diminue.

      Charges patronales ou salariales, c’est le salarie qui derouille.

      http://www.youtube.com/watch?v=YmqoCHR14n8

    3. « Le rapport Gallois est là, pour dire clairement les choses. »
      Oui, je peux dire clairement une chose. Cela ne la rend pas vrai pour autant.
      Exemple: « Sur Terre, le ciel a une couleur rouge ».

    4. C’est la valeur que l’entreprise accorde à mon travail, vu qu’elle est prête à débourser cette somme pour l’avoir. En tant que telle, on se demande bien pourquoi le salarié ne serait pas justifié à la réclamer comme salaire complet ? Mystère.

      NB: l’économiste vous rétorquera qu’en l’absence de toutes ces charges, le prix du marché de votre travail s’établira en fait plus bas. Soit. Ça ne change rien au droit du travailleur de toucher le prix complet de son travail.

      1. Pourquoi « en l’absence de toutes ces charges, le prix du marché de votre travail s’établira en fait plus bas » ? Seul un mauvais économiste peut affirmer une chose pareille. Ces charges ne peuvent pas être « supprimées » (TANSTAAFL !), seulement déplacées ; prévoir l’effet d’un tel déplacement sur le système économique général et le prix du travail en particulier n’a rien d’évident, mais il est certain qu’il existe des déplacements qui augmentent le salaire aussi bien qu’il en existe qui le baisse et d’autres qui ne changent rien.

        1. Il n’y a peut-être pas de repas gratuit mais le prix dudit repas n’est pas gravé dans le marbre. Il y a tout plein de bonnes raisons de penser qu’un système social privé concurrentiel sera moins coûteux que les monopoles publics, à prestations équivalentes. Autrement dit, le déplacement des charges vers des cotisations payées par des assurés volontaires a de bonnes chances d’entraîner une hausse du revenu disponible des ménages après charges d’assurances sociales privées.

      2.  » C’est la valeur que l’entreprise accorde à mon travail, vu qu’elle est prête à débourser cette somme pour l’avoir  »

        A la limite, on peut dire que cette affirmation est vraie pour un joueur de foot oude basket.
        Tel club est prêt à payer tant par mois pour avir dans son equipe tel joueur.
        Mais pour le technicien ou l’ouvrier lambda ce n’est pas vrai.
        L’entreprise applique une grille des salaires que lui fourni la branche professionnelle (avec la convention collective) et elle embauche un salarié si elle manque de personnels.
        Alors désolé de faire tomber de leur piedestal, ceux qui se prennent pour des vedettes du calcio ou de la L1 française.

        1. Une entreprise ne peut rester en activité que si elle a des investisseurs, qui espèrent une rémunération proportionnelle aux risques qu’ils prennent. Il n’y a pas de bénéfices anormaux qui puissent perdurer sans que la concurrence vienne les faire disparaitre (sauf si l’Etat l’en empeche évidemment, ce qui revient à donner une rente à une entreprise au détriment du consommateur: le protectionisme). Donc toute taxe ou impôt sur les salaires, sur les bénéfices, sur la valeur ajouté… est in fine supportée par le consommateur i.e. intégrée dans le calcul de la marge de l’entreprise.

          Si ces impôts et taxes diminuent, l’entreprise sera forcée de baisser son prix sous le coup de la concurrence, donc ce n’est pas l’employé qui en bénéficierait, mais le consommateur. Si ces impôts et taxes sont modifiés (comme le propose le rapport Gallois) mais que la charge totale ne diminuent pas, l’effet à long terme est focrément neutre… si quelqu’un est prêt aujourd’hui à faire un boulot pour 1000 euros par mois net, et que les charges diminuent, le brut diminuera de façon à ce que l’employé aie toujours 1000 net (à niveau de prix égal), car la concurrence sur le marché du travail jouera. En suite l’entreprise sera contrainte de baisser ses prix car ses marges anormalement grosses à court terme améneront la concurrence commerciale. Au final, dans un monde libre (quand l’Etat ne vient pas bloquer tous ces mécanismes naturels des marchés), les salaires ne montent pas, les prix stagent ou baissent à long terme, et la variété de la consommation augmente (on consomme des produits et services qu’on ne consommer pas avant).

      3. C’était quoi déjà l’expression ? Ah oui !

        « If you were successful, somebody along the line gave you some help. There was a great teacher somewhere in your life. Somebody helped to create this unbelievable American system that we have that allowed you to thrive. Somebody invested in roads and bridges. If you’ve got a business—you didn’t build that. Somebody else made that happen. »

        J’ai rien contre les fraudeurs et je suis tout à fait conscient qu’être un passager clandestin demande beaucoup de travail mais il est normal que ceux qui profitent des avantages de la social démocratie participent au financement des investissements qui leur ont permis d’obtenir leurs succès…

        1. « il est normal que ceux qui profitent des avantages de la social démocratie participent au financement des investissements qui leur ont permis d’obtenir leurs succès… »

          Comme il est tout à fait normal qu’une boulangerie te donne une baguette en échange de 0.90 euro.

          Maintenant le monde ce divise en deux camps:
          -Ceux qui trouvent que la demi-baguette de l’état pour 27 euro 50 dont 12 euro 75 à crédit c’est trop.
          -Ceux qui n’y voient rien à redire.

          Dans ceux qui n’y trouvent rien à redire y a deux catégories:
          -Ceux qui ne paient pas la baguette.
          -Les imbéciles.

    5. C’est juste une manipulation politicienne comme d’habitude. Les augmentations de charges sont à effet instantanée. Donc les politiques augmentent peu les charges salariales car les salariés voient immédiatement la différence sur leurs fiches de paye. L’augmentation des charges patronales, elles est indolore de façon instantanée. Par contre, les entreprises vont chercher à rétablir leurs marges perdus par cette augmentation. Cela se traduira en grande partie par une modération salariale équivalente. c’est pour cela qu’au bout de 30 ans à ce petit jeu là, les charges patronales sont beaucoup plus importantes que les charges salariales. C’est juste d l’esbroufe.

      C’est le même mécanisme que les 35 heures. On a bénéficié immédiatement des avantages, et ont les a payé par plusieurs années de modération salariales. Je ne parle même pas de l’effet d’exclusion du marché du travail pour les activités et travailleurs pas assez productif …

  3. A la lecture du rapport Gallois, je croyais avoir à faire au rapport de fin de cycle d’un étudiant en IUT qui ne rechigne pas à faire de la biblio (et qui n’aurait fait que de la bibio des années 50).
    Nous sommes en période de forte mutation et ce rapport ne traite que la partie industrielle qui semble échapper aux économies occidentales. Il n’y a a rien sur la nouvelle économie, celle de la créativité, sur la manière de s’y adapter, l’école à mettre en place, le type d’imposition la plus adaptée, l’organisation du travail la meilleure etc etc…
    Ce gouvernement va rater une révolution planqué derrière la ligne Maginot de sa croyance industrielle.

      1. Un « gauchiste » pourrait parfaitement gérer une entreprise d’Etat par exemple.

        Etant donné qu’il s’agit de la faire tourner, à perte éventuellement, avec l’argent des autres..

  4. Vous êtes injuste, ce rapport annonce la révolution industrielle due aux machines à vapeur et aux métiers à tisser. A deux siècles près, il parle d’avenir.

  5. Pauvre Mr Gallois, un incompris… un peon comme dirait nos amis sud americain. Ce rapport est une mission qui lui a ete confiee… rien de plus. Que dire alors du commanditaire ? Qui mene la danse ? Une fois tout dit, il reste 20M de nouvelles dettes a financer. C’est mieux que les trentes prevues initialement au budget… et tout le monde sera content
    :(

  6. D’accord dans l’ensemble, mais le problème vient à mon avis aussi du fait que Gallois reste avant tout un (bon) gestionnaire de ces grosses entités politico-industrielles que sont la SNCF ou airbus, et pas un industriel visionnaire. Il n’était pas la bonne personne à qui confier ce genre de diagnostic.

    La partie R&D m’a aussi beaucoup déçu.

    1. Gestionnaire, peut-être ; bon gestionnaire… vu le merdier qu’il a laissé à la SNCF, notamment la branche fret qui s’est effondré sous son propre poids sous sa direction… c’est assez discutable.

  7. Tout à fait d’accord! Je rajouterai en complément de cette brillante analyse qu’il est absolument nécessaire d’abroger le smic. J’entends des collègues qui veulent ramener le salaire de base au niveau du RSA. Mais franchement, je leur demande, pourquoi payer encore les employés? Le salaire représente un coût exorbitant qui saigne l’employeur et le dissuade d’investir. Travailler gratuitement permettrait de relancer l’économie en récompensant les seuls qui suent sang et eau, les seuls qui créent la richesse et l’emploi dans le monde : les entrepeneurs. A l’heure de la mondialisation et de la concurrence généralisée, les pays du tiers monde savent au moins montrer l’exemple et rester digne en travaillant dur tout en refusant de devenir des assistés.

    En outre, le CDD d’1 mois maximum devrait être le principe inscrit dans le code du travail, ce petit livre encore trop rouge.

    Et puis les 35 heures, honnêtement, là les socialo communistes ont fait fort! D’ailleurs, le retour aux 39 heures est encore une mesure communiste. Pourquoi limiter le temps de travail ? Les limites ne conviennent qu’aux faibles et aux feignants. Chacun devrait travailler 50, voire 100 heures par semaine. Dans ce cas la France serait vraiment compétitive.

    Sans parler de l’interdiction du travail des enfants, encore une loi de pleurnichards : si on arrivait à abroger cette loi liberticide et contre-productive, on bénéficierait enfin d’un niveau de production adéquat.

    1. « Sans parler de l’interdiction du travail des enfants »

      Vous l’avez lu ce rapport ou pas ? Mauvais exemple en tout cas : page 50 du rapport on lit :

      « La réciprocité est lacondition d’une «ouverture équitable». Elle concerne (…)le respect des grandes conventionsinternationales : travaildesenfants, … »

    2. heirophant « Sans parler de l’interdiction du travail des enfants »

      Vous êtes les 10’000eme à nous faire le coup du chantage moralisateur au bébé phoque ou aux enfants pensez si on en a rien à foutre de la part de gens qui pigent peau de balle en économie.

      Mais comme j’ai déjà mangé mes trois gosses aujourd’hui je suis gentil: regardez la suisse: pas de SMIC, une législation du travail qui fait 3 pages (contre 3200): 2.8% de chômage, un taux d’emploi des vieux et des jeunes et des salaires qui ridiculisent la France. Le tout avec une dette de santé et du pays relativement maitrisée.

      Entre les deux y a des tas de pays qui s’en sortent mieux que la France et qui sont beaucoup plus libéraux.

      En gros votre moralisme socialiste de merde, très largement répandu chez vous, est en train de reléguer la France à un pays du tiers monde.

      Mais c’est pas grave, Montebourg veux ré-ouvrir les mines et « réindustrialiser » la Frônce, vous aurez bientôt du boulot pour vos enfants et vous serez content car l’égalité sera totale: tout le monde dans la merde.

      1. Il est vrai que la Suisse est un pays exemplaire en tous point, la preuve : rejet de vingt mille juifs aux frontières pendant la guerre, surexploitation des ressources minières des pays pauvres (l’entreprise « Glencore » pour ne pas la citer), utilisation sans vergogne des fonds nazis hébergés par les banques suisses, encouragement à la fraude fiscale dans les autres pays par le biais du secret bancaire, xénophobie exacerbée…

  8. Tout a fait d accord sur la partie touristique, ce n est pas nouveau , et depuis les annees 90 Jacques Maillot ancien patron de NF, peste contre les politiques qui se refusent a developper ce secteur..car selon lui les politocard francais estiment qu une economie qui depend trop du tourisme est l appanage d un pays du tiers monde.
    Pour l automobile par contre…la DS en son temps fut porteuse d incoryable innovations tecnhiques qui de la derniere? et ce n est pas en faisant de belles affiches que l on vendra plus de Citroen..qu a fait Citroen depuis tout ce temps? vendre des zx et autres voitures depassees au point de detenir 2 0/0 du marcha chinois, c est pittoyable
    Quid de l asie du Sud est?, 580 millions d habitants en tres forte croissance , avec des classes moyennes tres gourmandes …Rien, le neant,,800 voitures par an pour Peugeot en Malaisie(26 millions d habitants) et c est leur plus gros marche..c est a pleurer..les japonais, americains et meme Allemand ont deja investi en thailande depuis des lustres..les constructeurs francais y sont absent totalement.
    Pour Vuitton et LVMH vous parlez de ces andouilles qui ont remonte leurs marges de 20 pour cent pour contrer la baisse de l euro en 2010 au lieu de miser sur les volumes…c est con mais les gens en asie ce disaient :#tient avec la baisse de l euro on va pouvoir s acheter plus de produits de luxe francais#…Que nenni..le made in Fraonce ce n est pas pour les gueux Monsieur
    Bref quand on arretera d etre debile dans les entreprises Fraoncaises on pourra peut etre vendre davantage
    last but not least faudrait aussi arreter d envoyer des cranes d oeufs qui ne pigent rien et ne pigeront jamais d autres que les soirees expats et de l ambassadeur dans leur pays d expatriation…