@Libé : je suis jeune et je ne vous ai pas attendu pour me « barrer »

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Non classé

La semaine dernière le quotidien Libération a publié une provoc’, incitant les jeunes de France à « se barrer ». Voici la réponse d’un de nos nouveaux contributeurs, qui n’a pas attendu les conseils de Libé.

Par Baptiste Créteur.

Félix Marquardt, Mouloud Achour et Mokless, les auteurs de la tribune de Libé.

Je suis un jeune de France, et je ne vous ai pas attendus pour me « barrer ». Pour être franc, le titre de l’article m’a agréablement surpris dans un journal français, et le premier paragraphe décrivant la France comme une « gérontocratie, ultracentralisée et sclérosée, qui chaque jour s’affaisse un peu plus » plaçait l’article sous de bons auspices. Pour le reste, si comme vous le dites le voyage ouvre des perspectives nouvelles, je vous invite à me suivre : vous exhortez les jeunes à quitter le navire sur la base des principes qui le font couler aujourd’hui.

La France est dirigée par une petite élite qui, sauf scandales majeurs (quelques condamnations en justice ne suffisent pas à vous faire bannir), se maintient au fil des années, parvient à conserver ses privilèges envers et contre tout et a, sur le fond, la même recette de potion magique : plus d’État, plus de moyens, plus de réglementation, plus d’intrusion dans tous les domaines de la vie des citoyens.

Je ne peux donc que partager le constat d’un pays ultracentralisé. L’État est omniprésent et s’est intéressé avant vous à la jeunesse : au-delà de l’aspect électoraliste (la jeunesse, c’est l’avenir), des mesures sont prises pour favoriser son insertion dans la société, son accès à l’emploi, son bien-être au quotidien avec des concepts surprenants à défaut d’être innovants comme les CDI à durée déterminée. Ça n’a, jusque-là, pas l’air de fonctionner, et on peut même l’expliquer assez facilement. Pour qu’un emploi se crée, il faut qu’un employeur décide d’en créer un et, pour cela (sauf si c’est l’État et qu’il dispose de ressources qu’il n’a pas à créer mais à prendre des poches des contribuables) il faut que cet emploi soit rentable, et dans la France d’aujourd’hui, c’est plutôt difficile.

Il suffit effectivement de quelques minutes dans d’autres endroits dans le monde, ou devant des statistiques économiques, pour comprendre que la France n’est pas le pays le plus dynamique. D’ailleurs, cela pourrait vous surprendre, mais les Français, jeunes et moins jeunes, ne vous ont pas attendu pour bouger. Évidemment, ce n’est pas très altruiste de partir quand on est plein d’avenir : le système français repose sur la solidarité, donc sur la redistribution de la richesse de ceux qui la créent vers les autres. Si les jeunes partent, qui paiera les retraites de nos parents ? Qui financera la protection sociale de ceux qui seront restés ? Dans votre article, comme souvent dans les médias français, il y a deux poids, deux mesures : « trop souvent, ceux qui prétendent défendre les intérêts des classes populaires en France le font sans une pensée pour les 3 milliards d’êtres humains qui vivent avec 2 dollars par jour ou moins… Ce qui, si le progressisme est encore un humanisme, est au mieux illogique, au pire rien de moins qu’immoral. » N’est-il pas immoral de ne pas avoir une pensée pour ceux qui financent leurs mesures populistes ? Ne sont-ils pas les dirigeants d’entreprise, évoqués plus haut, qui ne demandent qu’à créer, innover, réussir et attendent légitimement de s’enrichir par l’utilisation de leurs compétences et talents et leur prise de risque ?

Qu’un pays demande aux jeunes de rester ou, comme dans les pays du Maghreb que vous évoquez, de revenir plus tard, est un bon indicateur qu’il ne faut certainement pas rester et sans doute pas revenir. Votre appel au départ incite les jeunes à partir pour leurs enfants, ou pour faire bénéficier la France de leurs expériences à leur retour, et même lui apporter des solutions enfin nouvelles :

« Trop souvent encore, notre pays fonctionne en effet en vase clos, la topographie du débat public y relevant d’une curieuse forme de schizophrénie où les grands bouleversements planétaires ne donnent lieu qu’à de petits débats gaulois. Le gouffre de plus en plus béant entre la situation réelle de la France et les propositions de ses dirigeants ne sera pas comblé par d’autres que vous, qui, à force de voyages, de rencontres et de découvertes, pourrez sortir ce pays de l’abrutissement engendré par l’autarcie intellectuelle qui est la sienne depuis une trentaine d’années au bas mot. »

Je vous recommande de voyager encore, pour vous ouvrir de nouvelles perspectives et sortir de ce vase clos de la pensée en France, car vous avez identifié le problème mais la solution que vous proposez repose sur les mêmes fondements.

Le système français dans son ensemble repose sur l’idée que tout le monde peut vivre aux dépens des autres via l’État, le tout avec l’accord et la collaboration de tous. Mais les jeunes de ce pays ne doivent rien à la France. Les Français ne doivent rien à la France. Les Français ne doivent rien aux Français. Partez, Français, partez, allez créer ailleurs, réfléchir ailleurs, innover ailleurs. Il en va de votre avenir ; celui de la France, ce n’est pas votre problème. Partez, cherchez des pays où vous ne vivrez aux dépens de personne et où personne ne vivra à vos dépens. Vous êtes des ânes sans oreilles, devenez des ânes sans maître.

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  1. Ce qui est choquant c’est surtout que Libération après avoir fait pendant des années l’apologie d’un gauchisme et d’une rigidité sociale en France, appelle aujourd’hui les jeunes à se barrer faute de changement (vers quoi on se le demande, Libé en pleine contradiction).

    Deplus quand on voit la liste des pays proposés, ( Sénégal, Georgie, Mexique) alors que les jeunes français sont aujourd’hui majoritairement attirés vers les pays anglo-saxons (supposés enfers libéraux, USA, Canada, Australie, HK, Singapour) y’a de quoi rire jaune.

  2. Article particulièrement mauvais, tant sur le fond que sur la forme…un nouveau collaborateur dont on aurait du valider son CV avant de le laisser publier…Bref copie à revoir 7/20

  3. Tirez-vous jeunes girouettes prométhéennes, le vent des « perspectives économiques » pousse vos voiles délicates vers les rivages du mauvais goût.
    Le monde appartient aux nouveaux épiciers apatrides, alors, tirez-vous, ânes sans maître, personne ne vous regrettera.

      1. L’âne est malin, têtu, en fait à sa tête, ne fait pas ce qui ne lui plait pas, suit sa route, bourru, robuste, bien armé et infatigable, en plus d’être l’une des plus belles créatures de la création. Un mouton qui me traite d’âne sans maître, même si lui ne comprendra jamais pourquoi, ça me va très bien.

        1. Totalement d’accord. En plus un âne, ça mord méchamment quand on le fait chier, contrairement au mouton, qui se laisse tondre ou bouffer par le premier qui passe.

          L’âne, c’est un un bon symbole pour les libéraux, après tout.

    1. Prenons le problème à l’envers : un vrai nationaliste qui réside en France se fait cracher dessus à cause de ses idées et doit en plus regarder son pays couler sans rien pouvoir y faire.

      Les Français ont élu un mec qui a qd même sorti que la mission du PS était d’aider les pauvres du tiers monde avant les pauvres Français (ds une émission de Taddei).

      Dans ces conditions les Français nationalistes qui tirent une leçon de cette situation en partant sont les plus lucides de nos compatriotes.

  4. Déjà faute d’adhésion Staline avait fait appel à la fibre nationaliste à partir de la seconde guerre mondiale, après avoir pourtant massacré la fibre patriotique qui était une idée bourgeoise.
    Aujourd’hui la gauche en fait de même, on savait que la droite était nationaliste, mais voyant les idéaux socialistes de spoliation avoir mauvaise presse chez notre jeunesse et ceux qui entreprennent, la gauche fait appel à la rhétorique nationaliste.

    1. Il fut une époque où des gros bataillons de gauche dénonçaient, Méchancon en tête, le plombier polonais. La gauche est internationaliste quand ça l’arrange : ça n’a pas empêché Léon Blum de faire ficher tous les étrangers, machant ainsi le travail à l’Etat français.

    2. Remarquez comme les socialistes qui voient toujours la vénalité chez les autres, et qui ont tant fustigé la nation, remarquez comme pour eux le patriotisme est soudainement une simple question d’argent.

  5. Je me suis barré, et effectivement mon pouvoir d’achat a doublé.

    Sinon le fisc français veut me faire payer plus d’impôts pour des revenus français quand j’étais en France, parce que maintenant je suis à l’étranger. Quel culot ce fisc français…

  6. Oh, comme on censure certains commentaires ici. Déception par rapport à un média qui se pose comme « libre », libéral.
    D’autant que le commentaire en question n’avait rien de choquant, insultant ni même de gauchisant.

    [Contrepoints : N'était-ce pas un doublon ?]

  7. Les gens de gauche crient aux scandales dès que les mots Nation, ou Patriotisme ou Drapeau sont prononcés.
    Ils éructent des idéologies du « tous ensembles », « partageons »…
    Mais dès qu’un Français entreprenant décide de quitter le pays pour justement entreprendre, alors les gens de gauche, dans un énorme élan d’hypocrisie, crient et hurlent à l’anti-patriotisme, appelle à la défense de la Nation, au civisme et à la responsabilité d’être Français…
    Bref ils sont Français quand cela les arrange : taper dans le poches des autres.
    Et sont alter-mondialiste le reste du temps : quand l’argent tombe dans leurs poches !!!

  8. Bonjour Baptiste.

    Après plusieurs lectures de ton article, je dois m’avouer accablé par la honte et la colère.

    Je te concède deux points : notre élite est gérontocratique (ajoutons même notre tendance à privilégier des concours réussis à 20 ans sur l’accomplissement d’une vie, pourtant plus concret) ; notre pensée est sclérosée par des décennies d’autarcie intellectuelle (le tribut de notre grandeur passée ?).

    Je ne peux que désavouer le reste. Revenant des Etats-Unis, je peux t’assurer que notre élite n’est pas la plus imperméable, et que notre système n’est pas le pire. Au nord de Manhattan, on doit parfois payer 1200 dollars avant d’être examiné par un urgentiste ; dans le Bronx, dans le Michigan, on meurt à nouveau de faim ; à Boston, des gens de valeur doivent renoncer à une éducation supérieure parce que les banques voient les « credit scores » de leurs parents, et refusent les prêts indispensables aux frais de scolarité.

    L’expatriation a des motifs légitimes : rayonnement de la France, ouverture culturelle et intellectuelle, soutien des emplois français par la pénétration des marchés étrangers, développement des cercles d’amis de la France… mais ta façon de la considérer est haïssable : échapper au système actuel (qui à te lire est celui du parasitisme), et tant pis si on n’a pas l’altruisme de payer les retraites de la France. Je te renvoie la balle : regarde dans les yeux ceux de notre génération qui choisissent de rester, et explique-leur qu’ils paieront sans toi les retraites de tes parents, parce que tu prêches le départ sans retour.

    Ce système « parasitaire » que tu exècres aide les licenciés sans soutien familial possible à se ressaisir pour chercher un travail ; il permet(ait?) à des jeunes strasbourgeois défavorisés de faire soigner leurs dents ; il finance les efforts quotidiens de milliers d’enseignants pour briser les inégalités économiques et culturelles qui nous suivent depuis la naissance, et qui emploient leur éducation supérieure – pourtant mieux valorisable dans le privé – à rendre plus perméable cette élite dont tu dénonces justement l’entre-soi. On a autrefois appelé cela l’école de la République, avant de s’insurger contre le coût de l’Etat-Providence.

    Partir parce que nous ne devons rien aux Français ? Partir parce que nous ne devons rien à la France ?

    Nous sortons de la même école ; à défaut de penser, tu sais au moins compter ; ton éducation, de l’école élémentaire au baccalauréat, a coûté en moyenne 89 640 euros ; si tu es ASC, ajoute 13880 euros par année de classe préparatoire, 2 ans minimum ; si tu est AST, 6820 euros par année de fac, 3 ans minimum. Pour la scolarité à l’ESSEC, qui nous a coûté environ 32 000 euros, les subventions publiques, la taxe d’apprentissage, les subventions de la CCI et le mécénat ont ensemble atteint un montant à peu près équivalent.
    Tu dois donc un minimum de 142 000 euros à la France, sans même évoquer notre héritage culturel. Quelques années d’impôts, me semble-t-il…

    Pour revenir sur tes exemples géographiques, il sont vrais, mais partiels. Paul, ami Grec, a choisi, fort de son Master en mathématiques, de faire les lits dans une auberge de jeunesse à Thessalonique ; Mikel, ami espagnol, est rentré signer dans sa patrie malgré un avenir prometteur en France. Eux devaient beaucoup moins à leurs pays respectifs, pourtant bien plus sclérosés.

    Nous avons des défauts. Mais notre mission est de les résoudre ; de trouver de l’emploi, d’en créer ; de guérir l’Etat ; de sortir ensemble de la crise. Sans ingratitude, sans égoïsme et sans individualisme sauvage.

    Je t’invite enfin à contempler l’été prochain la foule des affamés au Père Lachaise. Ils doivent moins que nous à la France, mais n’ont tout simplement pas les moyens de partir. Peut-être ce spectacle fera-t-il naître en toi l’humanisme et l’épaisseur morale que tu n’as pas su trouver à l’ESSEC, malgré leur omniprésence.

    Attentivement,

    Paul LEROY-BEDIER

    1. Baptiste CréteurBaptiste Créteur Auteur de l’article

      Bonjour Paul,

      L’exemple que tu donnes n’est pas celui d’un pays libéral ; tu trouveras beaucoup d’articles relatifs aux Etats-Unis sur Contrepoints. Passons.

      Que l’Etat ait dépensé de l’argent pour mon éducation lui donne-t-il à vie un droit sur les fruits de mon travail ? Qu’est-ce qui différencie ce procédé des méthodes des passeurs, qui financent le trajet de clandestins espérant une vie meilleure dans un pays développé pour en faire une créance à vie ?

      Le système actuel est du parasitisme, je te renvoie pour cela à un autre de mes articles : http://www.contrepoints.org/2012/10/07/99724-ayn-rand-a-comme-altruisme

      Je ne me fixe pas pour mission de sauvegarder l’Etat-providence (http://www.contrepoints.org/2012/11/11/104080-letat-providence-destruction-pragmatique). Je ne me sens pas responsable de sa faillite ou des problèmes de la France et des Français et ne me sens aucune obligation de contribuer à les résoudre. Je revendique le droit de poursuivre mes propres buts et d’agir dans mon intérêt propre, et je ne suis pas prêt à renoncer à la liberté au motif que d’autres ont un besoin. Le besoin des autres n’est pas une créance sur ma vie ; la décision d’être solidaire ou non me revient.

      Les futurs retraités français, qui n’ont jamais eu le choix de cotiser ou non à la retraite par répartition, te remercient sans doute par avance de financer leur retraite. Je doute que cela leur serve longtemps (http://www.contrepoints.org/2012/10/16/100843-la-fin-programmee-de-la-retraite-par-repartition), mais ils apprécieront tes efforts.

      J’ai déjà vu des gens affamés, et ce n’est pas le genre de spectacle que l’on « contemple ». Je ne pense pas que l’Etat-providence soit un bon moyen de les aider, au contraire. Une nouvelle fois, Contrepoints fourmille d’articles en ce sens, par exemple http://www.contrepoints.org/2012/10/28/102346-le-mythe-de-letat-providence. L’égalité des chances que tu promeus procède de la même logique, à savoir que les individus auraient des droits et des devoirs différents. Je prône une égalité des droits ; encore un point qui nous oppose.

      La morale n’a pas une acception unique. La solidarité contrainte et forcée que tu prônes n’a pas l’apanage de la moralité, bien au contraire : aucun acte effectué sous la contrainte ne peut être moral. L’humanisme et l’épaisseur morale, dont les collectivistes revendiquent le monopole, sont à te lire incompatibles avec la pluralité des opinions. Pourtant, je suis ma propre éthique et ma propre morale ; tu pourras tenter de t’y intéresser une fois que ta honte et ta colère auront disparu. En résumé, Je jure, par ma vie et l’amour que j’ai pour elle, que je ne vivrai jamais au profit d’un autre homme, ni ne demanderai à un autre homme de vivre pour le mien.

      Tu es libre de te fixer la mission que tu veux, et j’espère que tu me concèderas la même liberté – bien que cette décision ne te revienne pas. Je revendique mon égoïsme rationnel, tu revendiques un collectivisme sauvage ; tu comprendras que, face à de telles divergences, je préfère te laisser sauver la France pendant que je vis ma vie.

      1. Mon neveu rêve de s’expatrier. Il y a un an encore, je pensais qu’il faisait fausse route. Je pense maintenant le contraire. Les arguments de « dette morale » envers l’état et le système éducatif ne tiennent plus quand ce même état sabote les perspectives d’avenir des jeunes. L’argument de difficulté et d’adaptation n’est pas non plus valable pour un jeune.
        Dommage pour la France qui l’a formé dans une des plus grandes écoles d’ingénieurs aux frais de la nation. En fait, c’est moi qui suis maintenant convaincu qu’il est grand temps de faire mes valises avant que les délires de transition énergétique nous fasse plonger comme l’Espagne car on ne peut se permettre le luxe d’emboîter le pas aux Allemands.

    2. Paul LEROY-BEDIER:

      « Bonjour Baptiste.

      Après plusieurs lectures de ton article, je dois m’avouer accablé par la honte et la colère…. …
      Tu dois donc un minimum de 142 000 euros à la France, sans même évoquer notre héritage culturel. »

      Lui, peut-être, et encore, j’en doute fort, mais moi, RIEN. Le bac, certes, puis 3 ans d’études supérieures. Et après? Chômage. Au bout d’un an et demi je me suis cassé comme y exhorte Libé, con pauvre à défaut de pauvre con. Les 142.000 euros que vous me présumez devoir à la France ne m’ont pas profité du quart de la moitié d’un fifrelin. Où sont-ils donc passés? Oh, la plus grande partie aux salariés de l’Educ Naze, j’imagine, et à divers gratte-papier. Et moi, moi je devrais 142.000 euros parce que vous Paul LEROY-BEDIER, vous ou vos parents et leur contemporains, avez craché cette somme, et même plus, à entretenir des ronds-de-cuir dont le dur labeur ne m’a pas fait le moindre profit? Vous me tenez donc responsable de cette gabegie? De qui se fout-on, ici? Je ne dois rien à votre France.

      Mais ce n’est pas tout. C’est elle qui me doit. Attendez que je vous fasse ma petite note.

      J’ai émigré au bout de 18 mois de chômage. J’ai trouvé du travail dans les quelques jours qui ont suivi mon arrivée dans mon pays d’accueil. Dans les dix-huit mois qui ont suivi j’y ai gagné $4500. C’était en 1968-69. Vous pouvez multiplier par 10, facile, cela fait $45.000 d’aujourd’hui. Que la France me rembourse d’abord ces $45.000, avec les intérêts, et elle pourra se permettre d’ouvrir son clapet.

  9. « Mais les jeunes de ce pays ne doivent rien à la France. Les Français ne doivent rien à la France. Les Français ne doivent rien aux Français ».

    T’aurais préféré naître en Ethiopie peut-être, blaireau ?

    1. Le consentement à l’impôt ne se décrête pas. J’y consentais tant que cet impôt était utilisé de façon juste et surtout cohérente. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi avec les impôts payés par seulement la moitié des Français et sans tenir compte de leur avis.

      La liberté individuelle existe. A moins de fermer les frontières il est fatal que de plus en plus de français qui se sentent spoliés quittent le pays. C’est une règle de marché qui n’a rien à voir avec la morale. Et bien qu’ayant toujours été plutôt socialo-centriste, pour moi la coupe est pleine : je ne peux accepter qu’on pressure toujours plus les classes moyennes pour des dépenses improductives.

  10. Moi j’aime bien la France, je vais la grattée à mort maintenant. Et après je me casse. Je m’en fous j’ai pas de foi et je sais que ça va bien emmerder tout le monde. Merci les râleurs. Bisou de vacance

  11. La France s’en fout des français. Elle s’intéresse à votre fric. Y a des amortisseurs qui contiennent le peuple. Se dire que c’est vrai (parce que l’Etat dit)pour se donner bonne confiance. Si faut suivre l’exemple de l’autorité… Alors ces personnes fonctionnent à l’image de l’état. Donc il sont dans le vrai