Je ne suis pas un virus

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Liberticides & Co

Non, messieurs les malthusiens, l’être humain n’est pas un virus. Et vos théories d’opérette n’appartiennent pas au domaine de la science mais à ceux des religions et de la politique.

Un billet d’humeur de Georges Kaplan.

Je voudrais partager avec vous une révélation que j’ai eu durant mon temps ici. Elle m’est venue alors que j’essayais de classifier vos espèces et j’ai réalisé que les humains ne sont pas des mammifères. Tous les mammifères sur cette planète développent instinctivement un équilibre naturel avec l’environnement qui les entoure ; mais vous, humains, n’en faites rien. Vous vous installez quelque part et vous vous multipliez, vous vous multipliez jusqu’à ce que toutes les ressources soient consommées. Le seul moyen pour vous de survivre est de vous déplacer à un autre endroit. Il y a un autre organisme sur cette planète qui se comporte de cette manière. Vous savez ce que c’est ? Un virus. Les êtres humains sont une maladie, un cancer de cette planète ; vous êtes la peste et nous sommes le remède.

Si cette diatribe qui mêle si subtilement malthusianisme et écologisme radical vous rappelle quelque chose sans que vous parveniez à vous souvenir de quoi précisément, ne cherchez plus : c’est une traduction personnelle du discours que tient l’agent Smith (Hugo Weaving) à Morpheus (Laurence Fishburne) dans The Matrix (1999). Tout y est : la croissance (exponentielle) de la population humaine qui consomme jusqu’à l’épuisement les ressources naturelles du monde (Malthus 1.1 et suivants…), la solution écologiste radicale qui consiste à sauver mère nature en éliminant l’homme – ou, du moins, en réduisant drastiquement la population humaine – et, last but not least, le positionnement de celui qui accuse et n’a manifestement pas l’intention de faire partie du nombre de ceux qui devront disparaître. Bien sûr, ce n’est qu’un film mais ce qui est tout de même proprement surréaliste c’est d’observer le nombre de gens qui, dans les commentaires sur internet ou sur les réseaux sociaux, estiment que l’agent Smith a tout à fait raison ; qu’il faut éliminer tout ou partie de l’espèce humaine.

Parce que, mesdames et messieurs les décroissants, c’est exactement ce dont il s’agit. Vous aurez beau tourner autour du pot et nier l’évidence, toute réduction sensible de l’impact de l’humanité sur cette planète revient, d’une manière ou d’une autre, à réduire la population humaine. Vos théories, si par malheur elles devaient s’avérer, impliquent, soit que nous contrôlions de manière autoritaire l’évolution de nos populations – au moyen, pour reprendre les termes de Malthus, de contrôles négatifs (réduction du taux de natalité) ou de contrôles positifs (augmentation du taux de mortalité) – soit que nous revenions à des modes de production moyenâgeux, c’est-à-dire à niveau de développements économique et technologique qui suffisait à peine à nourrir 600 millions d’individus. Dans un cas comme dans l’autre, il faudra donc que quelqu’un décide qui pourra survivre et enfanter et qui ne le pourra pas. Dans un cas comme dans l’autre, la seule conclusion logique de vos idées, c’est un régime totalitaire [1] à l’échelle mondiale et quelques milliards de morts.

Vous comprendrez donc que nous ayons quelques réticences à vous croire sur parole.

D’autant plus que, depuis 214 années [2] que vous nous bassinez avec vos prédictions apocalyptiques, j’observe qu’elles ont toutes, sans exception, été systématiquement démenties par les faits. Vous nous avez envoyé des physiciens dégarnis nous démontrer que la terre était un monde fini (merci mais il ne fallait pas vous donner cette peine, nous étions au courant) et des mathématiciens barbus nous expliquer ce qu’était une croissance exponentielle (idem) ; à chaque fois leurs prédictions se sont révélées fausses et à chaque fois, au lieu de vous remettre en question et d’écouter nos arguments, vous n’avez rien trouver de mieux que de décaler la date du grand effondrement final de quelques années.

Partout où vous avez voulu contrôler les naissances de manière autoritaire, la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie qui en résultent – notamment en matière de nutrition et de soins de santé – ont naturellement réduit le taux de croissance des populations et ce malgré la chute vertigineuse de la mortalité infantile, les prodigieux gains que nous avons réalisés en termes d’espérance de vie et, ironiquement, les politiques natalistes mises en œuvre par certains de nos gouvernements. Nous avons maintenant plusieurs siècles de données, c’est un phénomène observé dans toutes les cultures et à toutes les époques : le progrès économique stabilise naturellement la croissance des populations, les gens s’adaptent aux évolutions de leurs conditions de vie et ils  le font naturellement.

Pas plus tard qu’à la fin des années 1960, vous nous prédisiez que l’humanité serait ravagée par d’immenses famines dès la décennie suivante [3]. Nous étions alors 3 milliards et demi ; entretemps la population mondiale a doublé et jamais – dans toute l’histoire de l’humanité – la proportion d’entre nous qui souffrent de la faim ou de malnutrition n’a été aussi faible. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, alors que nous n’avons jamais été aussi nombreux et alors que nous n’avons jamais consommé autant de viande par individu, les populations de vaches et de moutons n’ont jamais été aussi nombreuses ? Vous pensiez, vous juriez et vous écriviez que la surface de terres arables ne suffirait pas à nourrir 4 milliards d’être humains : elles en nourrissent maintenant 7 milliards. Comment pouvez-vous avoir le culot d’affirmer que les hausses récentes des prix des denrées alimentaires valident vos prédictions ?

Lorsque vous nous prédisiez que l’extraction du dernier morceau de charbon était imminente et qu’il fallait donc que le gouvernement intervienne de toute urgence – l’urgence est un leitmotiv lassant chez vous –, des entrepreneurs privés commençaient déjà à exploiter les gisements de pétrole d’Azerbaïdjan et du Texas. Vous auriez pu apprendre de cette erreur, intégrer le phénomène économique à vos modèles mais non : vous vous êtes contentés de remplacer le mot « charbon » par le mot « pétrole ». Selon vos très scientifiques prédictions, nous ne devrions déjà plus avoir une goute de pétrole depuis longtemps alors que dans les faits, les réserves prouvées n’ont fait que s’accroître d’année en année. Nous vous l’avons dit et répété, ce jour maudit où nous sommes supposés extraire la dernière goutte de pétrole de notre sous-sol n’arrivera jamais.

Et il y a aussi votre fameuse théorie du réchauffement climatique anthropique. J’ai bien dit théorie messieurs les scientifiques ; les vérités révélées et les consensus d’opérette n’appartiennent pas au domaine de la science mais à ceux des religions et de la politique respectivement. Vous avez truqué vos chiffres jusqu’à faire disparaître l’optimum climatique médiéval de vos graphiques, utilisé des méthodes que vous réprouviez vous-mêmes parce qu’elles avaient l’immense avantage de corroborer votre théorie, vous avez écarté et même parfois cherché à décrédibiliser toutes les voix dissidentes et, maintenant que les preuves de votre dogmatisme s’accumulent, que d’autres développent des théories plus probantes que la votre et que, discrètement, vos amis politiques commencent à se défiler : qu’allez-vous encore imaginer ?

Laissez-moi vous rappeler un petit principe épistémologique élémentaire : lorsque les modèles issus de vos théories se révèlent systématiquement en contradiction avec les faits, ça a une signification très précise ; ça signifie que vos théories sont invalidées. Si vous deviez d’aventure apprendre quelque chose de vos erreurs passées, je vous suggère d’abandonner l’hypothèse selon laquelle nous serions des virus et de réintégrer dans vos calculs le paramètre qui leur manque cruellement : l’être humain.

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Sur le web.

Notes :

  1. Si vous avez le moindre doute sur la question, je me permets de vous rappeler que la plus grande tentative de contrôle de naissance menée à ce jour – la politique de l’enfant unique en République Populaire Chine – n’a pas permis de stabiliser et encore moins de réduire la population et ce, malgré le caractère quelques peu autoritaire du gouvernement de Pékin (de 1979 à 2009, la population chinoise augmente de plus de 360 millions d’individus, soit +37%).
  2. Depuis 1798, année de la première édition de l’Essai sur le principe de population de Thomas Robert Malthus.
  3. Voir notamment Paul R. Ehrlich, The Population Bomb (1968).

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  1. Dans l’antiquité, on prétendait déjà que la Terre ne pouvait plus supporter plus d’habitants. Je suis toujours étonné de la capacité de ces penseurs à déterminer où se situe la limite au-delà de laquelle nous entrons tous dans l’Apocalypse… et de leur capacité à oublier leur précédente prophétie pour pronostiquer une nouvelle fin du monde imminente.

    Eh mais… c’est un peu comme les témoins de Jéhovah en fait! Prospectus en papier recyclé, discours moralisateur, certitude sur le fait que « la fin est proche »… la seule chose est qu’ils ne se baladent pas par deux dans la rue.

  2. Ce serait trop facile de pouvoir comme ça mettre des étiquettes sur nos « ennemis » pour les tourner en ridicule. Soit il faudrait rendre compte de la complexité de leur pensée et même leur hétérogénéité, soit il faut se contenter d’argumenter contre des idées les unes après les autres.
    Là on est dans de la pure rhétorique, et c’est dommage car l’élan à l’origine de cet article me semble correct.

      1. Les théories malthusiennes se sont vues souvent contrées par l’ingéniosité de l’homme.
        C’est un fait le peak oil n’est pas intervenu au moment où les partisans du malthusianisme l’ont prévu.
        Il se pourrait qu’il ait eu lieu en 2005 ou 2006, à voir avec la production des années qui viennent.
        Quand bien même ça serait en 2025 ou en 2040, qu’importe : la production totale annuelle ne croît plus, et les découvertes de nouveaux gisements se font de plus en plus rares et pour des qtés tjs décroissante.
        Il en va de même pour le charbon et le gaz.

        Le fait que le peak pour ces ressources intervienne plus tardivement que prévu ne signifie pas pour autant qu’il faille se réjouir.

        On peut aussi se rassurer en se disant que l’ingéniosité de l’homme trouvera d’autres sources d’énergie. Surement. Mais j’ai tendance à prêter une oreille attentive aux discours alarmiste, plutôt qu’à ceux qui me disent que tout va bien et qu’il ne faut rien changer.

        Dans le meilleur des scenario, il faudra immobiliser des masses de capital pour réaliser les investissement nécessaires à produire les nouvelles formes d’énergie donc dans tous les cas, on ne peut pas s’assoir sur ses certitudes.

          1. Ecoute c’est super en plus on a découvert des gisements de pétrole non conventionnel qui pourraient même faire augmenter la production d’ici à 2020.
            Après tout en s’en tape que ça coute x fois plus cher et que 4/5 quand on fore c’est sec.
            Surtout ne changeons rien, y aura bien une innovation technologique qui tombera du ciel.

            Et puis sinon on s’en tape on fera des biocarburants (14% du mais mondial pour 0,5% de l’énergie mondiale ça c’est ingénieux)

        1. « On peut aussi se rassurer en se disant que l’ingéniosité de l’homme trouvera d’autres sources d’énergie. Surement. Mais j’ai tendance à prêter une oreille attentive aux discours alarmiste, plutôt qu’à ceux qui me disent que tout va bien et qu’il ne faut rien changer. »
          Dommage, parce que l’Histoire prouve que  » l’ingéniosité de l’homme trouvera d’autres sources d’énergie ».

          « Dans le meilleur des scenario, il faudra immobiliser des masses de capital pour réaliser les investissement nécessaires à produire les nouvelles formes d’énergie donc dans tous les cas, on ne peut pas s’assoir sur ses certitudes. »
          Faites confiance au marché pour investir la somme qu’il faudra, où il le faudra et quand il le faudra. Quand le prix de l’énergie monte, l’incitation à en produire augmente d’autant. Contrairement aux subventions pour les énergies renouvelables, c’est durable et équitable. Décidément, la nature fait bien les choses.

        2. O0 : « Après tout en s’en tape que ça coute x fois plus cher et que 4/5 quand on fore c’est sec. »
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          Ca t’en sais rien du tout, vu que tu n’es même pas fichu de savoir ce qu’on est EN TRAIN de produire. En bon escrologiste borné, tu te contentes de jouer au devin non conventionné en racontant une tonne de bobards et et en exagérant comme un goret.

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          O0 : « Surtout ne changeons rien, y aura bien une innovation technologique qui tombera du ciel. »
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          Ouais c’est ça, les millions de gens qui travaillent chaque jour dans le secteur de l’énergie, qui emploient les plus gros ordinateurs pour étudier la sismique, qui inventent et améliorent en permanence des procédés, qui se battent contre la concurrence et les réglementations… ils ne changent rien, ils attendent de voir des ignares comme toi venir leur dire, non seulement de « changer » mais en plus de ce qu’il y aurait de mieux à faire !

          Je révise ce que j’ai dit, tu ne fais pas semblant d’être débile, t’es vraiment débile.

    1. Je suis d’accord avec vous. La première idée fausse, c’est que les malthusiens représentent quelque chose… L’auteur commet exactement la même erreur que beaucoup de critiques du libéralisme: prendre un groupuscule sectaire ne représentant rien ou presque, l’élever en grand ennemi qui engloberait tous ses adversaires par une série de formules rhétoriques qui ne sont que des formules rhétoriques, en lui prêtant toute une série d’idées plus ou moins loufoques (sans analyse ni compréhension des vrais arguments de l’adversaire) suivant la technique de l’homme de paille, pour conclure à son propre génie.

      ça fait peut-être jouir l’auteur qui doit bien s’amuser à cela, mais ça reste assez creux…

      1. « La première idée fausse, c’est que les malthusiens représentent quelque chose… »
        Les malthusiens n’existent pas, pas plus que les libéraux ou les écologistes en tout cas ! Encore des mots à effacer du dictionnaire !

        L’auteur associe au malthusianisme une partie de l’écologie (réchauffement climatique anthropique, peak oil, etc..), en montrant que les différentes thèses qu’il dénonce prétendent toutes qu’il existe une limite naturelle à l’expansion humaine à ne surtout pas franchir, sous peine d’apocalypse. Ces écologistes sont des héritiers directs de Malthus et malheureusement, ils sont majoritaires dans leur parti.

  3. Des prévisions alarmistes régulièrement erronées
    Un petit retour en arrière permet de constater que les prévisions alarmistes n’ont rien de vraiment spécifique à la période actuelle et à la source principale d’énergie que représente le pétrole. En effet, lorsque le charbon était la source d’énergie principale et avant que l’utilisation du pétrole ne le remplace, sa fin était elle aussi annoncée sur un ton alarmiste. W. Stanley Jevons – célèbre scientifique du XIXe siècle – est souvent cité à ce sujet.
    En 1865, il publia un livre supposé prouver que la croissance de l’industrie anglaise serait bientôt tarie du fait de l’épuisement du charbon anglais. Il écrivait : « Nous ne pouvons encore continuer longtemps à progresser au niveau actuel 1. » Mais l’économiste n’avait pas pris en compte que des entrepreneurs, pour répondre à la demande croissante pour le charbon, allaient trouver de nouveaux gisements de charbon. Et aussi, que des inventeurs trouveraient de meilleurs moyens d’extraire le charbon et des ingénieurs des moyens meilleur marché de le transporter.
    Les prévisions catastrophistes ou tout simplement pessimistes sont légion. Elles le sont depuis déjà longtemps puisque, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. En 1939, le Département de l’intérieur américain indique que les réserves ne dureront que treize ans ; en 1951, ce même département, division pétrole et gaz indique de nouveau que les réserves ne dureront que treize ans 2 …
    En 1972 parut un livre qui allait devenir un best-seller et avoir une influence considérable : le rapport Meadows, Halte à la croissance 3. À l’en croire, le pétrole et bien d’autres ressources seraient épuisés avant 1992. Deux ans plus tard, le célèbre Paul Ehrlich confirmait ces prévisions pessimistes, en affirmant que « l’âge de la rareté est arrivé et, avec lui, une meilleure vision du futur, révélant les années sombres à venir 4 ». Même pronostic en 1987, avec l’annonce de l’épuisement du pétrole dans les années 1990. En 1992, la nouvelle édition de Halte à la croissance programmaitla fin du pétrole pour 2031 et celle du gaz pour 2050 5.
    Le plus surprenant, c’est le crédit incroyable qu’on accorde à des experts dont les prévisions se sont révélées systématiquement fausses, et qu’on marginalise ceux dont les prévisions s’avéreraient exactes. Il en va notamment de Julian Simon qui, persuadé que les ressources naturelles deviendraient moins chères avec le temps, proposa en 1980 de parier sur la baisse de leur prix. Paul Ehrlich, convaincu du contraire, accepta avec deux autres scientifiques de relever le pari. Selon eux, les prix du cuivre, du chrome, du nickel, de l’étain et du tungstène devaient croître sur une période de dix ans. Une nouvelle fois Ehrlich se trompait ; en septembre 1990, le prix de chacun de ces métaux avait baissé…
    1 Jevons, W. Stanley, The Coal Question, Londres : Macmillan, 1865.
    2 Simon, Julian, The Ultimate Resource 2, p. 165.
    3 Meadows Donella H., Dennis L. Meadows, Jorgen Randers et William W. Behrens III, Limits
    to Growth, Londres : Potomac Associates Book, 1972.
    4 Ehrlich, Paul, R., et Anne H. Ehrlich, The End of Affluence: A Blueprint for your Future, New
    York : Ballantine, 1974.
    5 Meadows Donella H., Dennis L. Meadows, Jorgen Randers et William W. Behrens III, Beyond
    the Limits, Londres : Earthcan Publications Limited, 1992.

    1. L’augmentation ou la diminution des prix n’est pas une preuve en soit, ce peut tout à fait être une évolution en trompe l’œil, car beaucoup des acteurs sont aveugles et se fient à d’autres qui eux-mêmes se fient à d’autres etc.
      L’autre jour, je voyais le docu d’Arte sur le pétrole, qui expliquait que les réserves déclarées par les pays de l’OPEP n’étaient même pas vérifiées, et qu’elles avaient été gonflées du jour au lendemain et reprises très sérieusement par la revue de référence qui s’occupe de diffuser ce genre données sur les matières premières.
      On a vu un peu partout depuis les débuts de la crise, à quel point certains acteurs pouvaient mentir, bidonner, jouer contre leurs propres clients.

      La demande en matériaux est croissante, très fortement, compte tenu des volumes il est envisageable que les prix baissent pour cette simple raison. Non ?

  4. Les grandes entreprises du pétrole ont besoin d’une « visibilité » à 40 ans au plus. Au-delà de 40 ans les dépenses de recherche sont inutiles.
    Il leur suffit donc d’avoir trouvé ou prouvé 40 ans de réserves exploitables. Elles écrivent donc :
    Nous avons 40 ans de réserves exploitables (au moins).
    La distorsion arrive par les pic-huilistes, déplétionnistes, journalistes, etc. qui traduisent cela en :
    Nous n’avons pas plus de 40 ans de réserves.
    Le tour est joué.

    1. J’insiste lourdement, mon propos est de dire que le peak pour les sources d’énergie utilisées actuellement tendent à se rapprocher
      Pour le pétrole, le peak a du intervenir en 2005 à confirmer par la suite (votre graphique s’arrêtait justement en 2005).

      La croissance de ces dernières années a été obtenue en transformant des ressources abondantes avec de l’énergie bon marché.

      L’humain trouvera certainement une autre source d’énergie, mais sachant que les transports c’est 98% de pétrole ça va dérouiller sec en attendant de trouver une alternative.

      Et cette autre source d’énergie risque fort d’être plus chère.
      Et les stocks de matière première ne croissent pas à la vitesse de la croissance démographique.

      Nécessairement la croissance mondiale ralentira dans ces conditions.

      C’est d’ailleurs ce qui se produit depuis plusieurs décennies.

      1. « Et les stocks de matière première ne croissent pas à la vitesse de la croissance démographique. »

        Avec la croissance démographique, la recherche croit de façon plus rapide encore : Recherches géologiques : Les réserves actuelles de pétroles sont plus importantes que jamais, mais aussi les recherches scientifiques et techniques : De nouveaux moyens d’extraction, une utilisations optimisée des ressources, de nouvelles sources d’énergie.

        Nous n’avons fait qu’écorcher la croute terrestre et nous ignorons tous des océans.

        La société est dynamique. Toute appréciation statique n’a aucun sens.

        Pour reprendre une phrase d’un responsable d’une société de technologie : « 70% de ce que nous utiliserons dans trois ans n’a pas été inventé ! ». Et cela s’accélère encore du fait de l’augmentation des moyens de communication et de la croissance démographique.

      2. Plusieurs sociétés recherchent actuellement dans la génétique (je sais, c’est caca, forcément, les gènes) pour transformer des algues en combustibles sans passer par l’étape pétrole.

        Leurs travaux prendra plusieurs années mais s’ils aboutissent, qu’elle économie de temps et d’argent : plus besoin de raffiner le pétrole.

        A ce moment-là, toutes tes craintes sur le « peak » s’évanouiront… à moins que tu t’en fabriques d’autres.

  5. « Vous aurez beau tourner autour du pot et nier l’évidence, toute réduction sensible de l’impact de l’humanité sur cette planète revient, d’une manière ou d’une autre, à réduire la population humaine. »

    Autant l’essentiel du propos me va, autant cette phrase est terriblement fausse. Les gaspillages sont nombreux au quotidien et on pourrait très bien procéder à de nombreuses et fortes économies d’énergie sans AUCUNE perte de qualité de vie.

    Ayant déménagé en Amérique du Nord depuis peu, avec un prix de l’énergie peu cher, je suis assez abasourdi par les gaspillages que quelques réflexes peuvent changer.

    1. George Kaplan a raison de s’attaquer ainsi aux prophètes de malheur. Ceux d’aujourd’hui, à propos du réchauffement climatique, sont bien les descendants de ceux d’hier. Un exemple : John Holdren avait écrit avec Ehrlich un livre très pessimiste dans les années 70. Il est devenu conseiller d’Obama pour les questions liées au réchauffement.

  6. Le problème vient surtout d’une minorité de racailles psychopathes qui exploitent les ressources en tous genres de Mère Nature pour son intérêt et son enrichissement personnel. Le véritable cancer est l’oligarchie qui a corrompu le monde et l’humanité. Ce sont ces cellules cancéreuses qu’il faut éradiquer par une chimiothérapie des peuples. Sans cette racaille satanique les hommes seraient en harmonie entre eux et avec leur environnement comme de véritables mammifères.

    1. Oh que c’est beau !
      Je vais pleurer… de rire !

      Mère Nature… complexe d’œdipe non résolu ?
      La nature est dure avec nous : phénomènes météorologiques extrêmes (pluie, vent, températures), géologiques (séismes, raz-de-marée..).
      Les hommes ont peu à peu appris à s’en protéger par leurs inventions mais pas totalement et pas avant longtemps.

      La minorité qui exploite les ressources serait constituée de racailles psychopathes ?
      Ils me rendent service en me permettant de me chauffer et de me déplacer à moindre coût. Par ailleurs, je n’ai personnellement pas le temps d’aller rechercher mon pétrole.

      Sans « cette racaille les hommes vivraient en harmonie »
      On t’a reconnu, Rousseau ! L’homme est bon naturellement ! Jolie foutaise aussi infondée que le Malthusianisme.

      1. Voici la réponse à l’ironie cinglante au crypto-escrologiste Rousseau, réponse que bien évidemment ses héritiers s’empressent de balayer sous le tapis pour continuer à colporter leur propagande malthusienne.

        Voltaire : « J’ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain ; je vous en remercie ; vous plairez aux hommes à qui vous dites leurs vérités, et vous ne les corrigerez pas. Vous peignez avec des couleurs bien vraies les horreurs de la société humaine dont l’ignorance et la faiblesse se promettent tant de douceurs. On n’a jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre Bêtes. Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de soixante ans que j’en ai perdu l’habitude, je sens malheureusement qu’il m’est impossible de la reprendre. »

  7. « vos théories se révèlent systématiquement en contradiction avec les faits »

    Ça me rappelle un certain discours de Simone Veil à l’Assemblée Nationale, selon lequel l’IVG n’accroîtrait pas le nombre des avortements, et les femmes, pourtant laissées dès lors seules face à la lourde responsabilité de donner la vie (l’homme n’assumant plus que celle de les mettre enceintes !), confrontées à une terrible pression abortive, ne se résoudraient néanmoins à tuer la vie en elles qu’en cas de détresse rare…

    Simone Veil emporta le morceau, et après 40 ans et 10 millions de bébés français tués, c’est l’omertà. Gare à celui qui oserait dire que les faits sont en totale contradiction avec les considérations sur lesquelles la décision fut prise.
    Son silence devant le complet démenti infligé à son discours par les faits lui ôtent à mon avis toute autorité morale.

    Comme toujours avec la gauche: On vous roule dans la farine, vous finissez par cédez avec réticence, mais pas question de se revenir sur une « conquête sociale ».
    Si vous osez vous plaindre d’avoir été berné, on vous empale.

    Ce sujet rejoint bien entendu celui de l’article sur un second point, celui de la démographie, champ d’application du malthusianisme.
    L’avortement est en effet LE phénomène démographique de notre époque (l’immigration de masse est justifiée par la dénatalité qui résulte de l’avortement).
    Difficile de ne pas voir le lien – le malthusianisme est l’un des ressorts de l’avortement de masse, ce qui en souligne le fondement nihiliste.

    1. Avortement => Malthusianisme
      et
      Avortement => Liberté individuelle

      Or :
      Liberté individuelle => Libéralisme

      Donc :
      Avortement => Libéralisme

      Mais Avortement => Libéralisme et Avortement => Malthusianisme

      Soit : Malthusianisme Libéralisme

      Voilà, comment on construit un argument fallacieux avec soi disant des arguments. Or le libéralisme est-il vraiment malthusianiste ? Je ne crois pas …

      Donc, s’il vous plaît M. Kaplan, restez en au domaine de l’économie, qui est le vôtre.