OGM : sale temps pour les marchands de peur

Publié Par Stephane Montabert, le dans Environnement

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne sont nuisibles ni pour la santé humaine, ni pour l’environnement, selon les conclusions d’un programme de recherche suisse, dont les résultats ont été publiés mardi.

Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.

« Les OGM ne sont nuisibles ni pour l’humain ni pour l’environnement, selon une étude » annonce fièrement la RTS, faisant état de la conclusion du Programme national de recherche « Utilité et risques de la dissémination de plantes génétiquement modifiées » (PNR 59) dont les résultats ont été publiés mardi.

En guise de titre, c’est un vil mensonge, puisqu’il ne s’agit pas d’une étude mais de trente dans le cadre d’un programme étalé sur quatre ans. Pour ceux qui gardent encore un soupçon d’ouverture d’esprit sur la question des OGM, les conclusions sont de la plus grande banalité :

Les nombreux projets de recherche menés sur la biosécurité dans le cadre du PNR 59 ne permettent pas de conclure à la dangerosité des cultures de plantes utilitaires génétiquement modifiées. Leurs résultats corroborent en ce sens ceux d’autres enquêtes importantes effectuées en Suisse et à l’étranger.

La coexistence entre agriculture conventionnelle et agriculture biotechnologique est possible – moyennant un modeste surcroît de dépenses. En échange, les cultures d’OGM peuvent assurer des bénéfices économiques supplémentaires. Un régime légal de coexistence entre cultures conventionnelles et OGM peut être mis en place à l’aide d’un petit nombre d’adaptations à la loi sur le génie génétique.

Et voilà. Les OGM ne sont pas du poison et n’ont même pas à être cantonnés dans des laboratoires. Comment s’en étonner alors que l’importance des cultures d’organismes génétiquement modifiés ne cesse de croître dans le monde ? En 2011, 32% du maïs était OGM ainsi que 83% du coton et 75% du soja.

Oui, les trois-quarts du soja produit sur Terre sont génétiquement modifiés. Aujourd’hui.

De l’Européen au Burkinabé, les adversaires des OGM persistent, envers et contre tout. Voilà pourquoi le programme national de recherche de la Confédération est aussi important : il est le fait d’une entité respectée par tous dans le débat. Pas possible pour les anti-OGM de se défausser, comme à leur habitude, des conclusions n’allant pas dans leur sens au prétexte que l’étude serait biaisée à cause de son commanditaire.

Évidemment, une nouvelle annonçant (une fois encore) l’innocuité des OGM implique d’offrir un billet gratuit à un invité pour venir expliquer sur les plateaux télévisés tout le mal qu’il en pense. La RTS n’a pas dérogé à la règle et nous a donc gratifié de la présence du directeur de l’Union Suisse des Paysans, Jacques Bourgeois, fermement opposé à cette nouvelle technologie mais avec suffisamment de diplomatie pour habiller son opinion d’un pragmatisme de bon aloi :

« Cette étude ne tient pas compte du principal argument, c’est les consommateurs… Les consommateurs ne veulent pas d’OGM dans leur assiette et quelle entreprise serait prête à mettre sur le marché un produit qu’elle sait pertinemment d’avance, qu’il n’y a pas de demande par rapport à ce produit-là. »

Bel argument circulaire : les consommateurs ne risquent pas d’acheter des OGM si on ne leur en propose jamais. Mais en réalité, cette simplification n’est pas tout à fait exacte. La question a aussi été abordée par le programme PNR 59. Les conclusions montrent que le rejet est loin d’être aussi net que ne l’espèreraient les anti-OGM :

Des ventes tests effectuées dans notre pays confirment le fait qu’un consommateur sur cinq achèterait des produits génétiquement modifiés si on lui en offrait la possibilité. En outre, pas moins de 71% de l’ensemble des consommateurs plaident pour la liberté de choix entre végétaux génétiquement modifiés et végétaux de culture traditionnelle.

Clouons le dernier clou du cercueil :

Le nombre de personnes qui achèteraient des produits OGM dépasse même actuellement celui des consommateurs de produits bio.

Que les consommateurs acceptent l’idée d’acheter des OGM, les paysans suisses n’en produiraient pas de toutes façons, n’est-ce pas ? Là encore, ce n’est pas tout à fait vrai : « comme le révèle l’étude PNR 59, plus de 35% des agriculteurs du canton de Zurich interrogés répondent positivement à la question de savoir s’ils accepteraient de cultiver des plantes génétiquement modifiées. »

Dont acte. La recherche – la vraie, celle de gens en quête de vérité et sans présupposés idéologiques – n’a rien contre les OGM, et ce n’est pas faute d’avoir cherché. Le monde entier fonctionne aux OGM, sauf l’Europe et la Suisse, enfermées dans des peurs soigneusement entretenues, mais parfaitement illusoires.

La Suisse a décrété un moratoire contre les OGM en 2005. Alors que celui-ci a été prolongé à 2013, elle a lancé en parallèle le programme PNR 59 précisément pour répondre scientifiquement aux questions sur leur dangerosité et leur impact sur la nature. Depuis mardi, les conclusions sont là. Le dossier à charge contre les OGM est vidé de sa substance.

Il n’y a plus aucune raison objective de prolonger le moratoire.

Qui pense vraiment que les adversaires des OGM se rendront à ces nouveaux arguments ? Pas besoin d’être grand clerc pour deviner que leur combat n’est pas prêt de s’arrêter. Mais alors, qu’il soit désormais clair aux yeux de tous qu’ils n’agissent ni au nom de la science, ni même au nom du principe de précaution.

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Sur le web.

  1. Le génie génétique est une méthode et un outil. Dire que c’est bien ou mal, c’est comme dire qu’utiliser une perceuse c’est bien ou mal : ça n’a pas de sens.

  2. « Cette étude ne tient pas compte du principal argument, c’est les consommateurs… Les consommateurs ne veulent pas d’OGM dans leur assiette et quelle entreprise serait prête à mettre sur le marché un produit qu’elle sait pertinemment d’avance, qu’il n’y a pas de demande par rapport à ce produit-là. »

    Dans ce cas, pourquoi veut-il les interdire? Ça ne sert à rien de les interdire si personne n’en veut (magie du méchant marché).

    Le mec se contredit lui-même. J’espère que le journaliste lui a fait remarquer (enfin si les journalistes suisses ont le même niveau et la même déontologie que les journaleux français, j’en doute).

    1. +1
      Qu’il n’empêche pas la commercialisation et laisse les consommateurs choisir.

    2. Les journalistes de la RTS ont tous leur carte du Parti Socialiste Suisse. Quand je pense que c’est mon pognon qui paye ces gauchistes qui déversent leur propagande…

    3. Dans le lien sur le site de la RTS :

      <>

      1.  » L’Union suisse des paysans (USP) retient du programme de recherche que le génie génétique est sans utilité pour l’agriculture. Le PNR n’a pas pris en compte les coûts de la séparation des flux de marchandises et la question de la responsabilité civile en cas de contamination. Or, vu l’absence d’utilité économique des cultures étudiées, ces facteurs de coûts sont précisément décisifs pour la pratique. En conséquence, l’USP ne voit aujourd’hui aucune raison d’assouplir le moratoire et réclame même sa prolongation jusqu’en 2017 « 

  3. D’ailleurs les OGM sont aussi vieux que l’agriculture elle-même où les paysans croisaient les espèces afin de les rendre plus efficaces et productives dans leur environnement.

  4. OMG ! …oupss…

  5. la confusion vient du fait que les gens ne savent pas vraiment ce qu’est un OGM. Le plus souvent c’est une plante modifiée pour résister aux herbicides et insecticides dont on l’asperge copieusement (vu qu’il résiste et pas les plantes autour). Du coup on peut se lacher et bombarder des produits que l’on retrouvent après dans le sol et dans l’eau qu’on boit. C’est un progrès ?

    1. Les produits coutent cher, et réclame du travail (lui aussi très couteux) pour les épandre, alors cet idée que les agriculteurs vont « se lâcher » grâce aux OGM, c’est juste stupide. Les agriculteurs adoptent les OGM (dont la semence est pourtant nettement plus chère que celle non-OGM) justement parce qu’ils font des économies en réduisant le nombre de passage de pesticides et la quantité de produits épandus.

      1. pour détruire une plante, il faut une dose de produit, le fait qu’il y est des OGM sur la parcelle ne change rien a l’affaire, il faudra toujours une dose de produit……..

        1. Les produits d’épandage ne servent pas qu’à tuer des plantes, mais aussi les insectes nuisibles qui s’attaquent aux cultures (et tout un tas d’autres y passent aussi.)

          Les OGM permettent d’être résistants aux parasites, réduisant parfois à 0 le nombre de traitement anti-insectes ou anti-parasites à effectuer.

        2. Hélas le désherbage ne consiste pas à détruire UNE plante. Étonnant, non ?
          La prochaine fois, pourquoi ne pas faire quelques vérifications sur internet de vos intuitions de novice ?

  6. Les écologistes sont la matérialisation de notre décadence : OGM, gaz de schiste, production d’énergie hors de prix et insuffisante….discours hallucinant sur la fin du monde et des cataclysmes (sécheresses, inondations…) imminentes et méritées.

    1. Matérialisation de notre décadence ou d’interets industriels inavoués?

  7. c’est bizarre je n’ai jamais vu un pro-ogm tenter de forcer qui que ce soit à manger comme lui. c’est généralement l’inverse.

  8. On peut noter que les escrologistes sont toujours prompt à brandir l’argument d’autorité de la science quand ça va dans leur sens (comme pour le prétendu « consensus » sur le réchauffement climatique) et à s’assoir dessus quand la science fiche en l’air leur propagande (comme avec les OGM ou le gaz de schiste).

    Et quand ils sont à court d’argument, c’est systématiquement leur rhétorique l’ad hominem et du bouc émissaire (la faute aux méchants big business, aux salauds de riches, aux ricains, au lobby juif…) qu’ils ressortent.
    Pendant un moment, je pensais que c’était juste leur travers freudien de la projection (vu les milliards d’argent publics ou des multinationales de la trouille qui financent dont ils bénéficient pour leur propagande). Mais maintenant, je suis convaincu que cette tactique du character assassination est délibérée et calquée sur les discours de propagande des nazis et des communistes. Nos pastèques n’ont jamais digéré l’effondrement du bloc soviétique et le non-effondrement du capitalisme.

    1. Ad personam (injures, attaques personnelles…) !

      S’ils étaient à l’ad hominem, tout ne serait que civilité.

  9. Pourquoi opposer Bio et OGM ? Quand ils dispensent des pesticides, les OGM permettent de produire encore plus Bio. Rappelons que dans l’agriculture biologique, on utilise bien des pesticides en cas de nécessité. Ils sont certes plus ‘traditionnels’ et présumés moins toxiques (bien que consommateur de Bio, j’en ai toujours un peu douté).

  10. Le problème des OGM, et c’est bien la raison pour laquelle les libéraux ne doivent pas défendre ce « marché », c’est son modèle économique basé sur la brevatibilité du vivant.

    Donc la technologie en soi n’est pas le problème fondamental, c’est l’organisation juridique et économique qui l’est.

    @Koris,
    Il y a une différence majeure entre sélections/croisements et le génie génétique.

    Le paysan peut faire ce qu’il veut, il n’arrivera pas à faire un mix entre poissons et céréales.

    @P
    Vous avez raison. Mais la nature s’adapte. C’est une éternelle course.
    http://www.ogm.gouv.qc.ca/envi_moins_pesticides.html

    1. Xavier : « Le problème des OGM, et c’est bien la raison pour laquelle les libéraux ne doivent pas défendre ce « marché », c’est son modèle économique basé sur la brevatibilité du vivant. »
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      Quelle « brevetabilité du vivant » ? Exemple, nom, référence… svp ?

      Parler de « modèle économique » des OGMs est parfaitement grotesque. Il n’y a pas UN modèle économique, il y en a autant que d’OGM et de pays. En Inde ou en Chine, l’immense majorité du coton OGM est copié par les entreprises locales sans le moindre versement de royalties à Syngenta ou Monsanto. Le riz doré OGM lui est un projet entièrement public, comme quasiment tous les projets de recherche sur les OGMs autres que les céréales (vigne, peupliers, noisetiers, oliviers) ou les OGMs à visée thérapeutique. Etc, etc…

      Même sans brevet (qui pour rappel, ne protège que pendant 20 ans), il y a déjà une multitude de formes de protections variétales qui s’appliquent qu’on ait à faire à un OGM ou pas : essayez de multiplier sans autorisation une rose de Meilland ou de commercialiser des graines non inscrites au Catalogue officiel des variétés et vous allez voir ce qui vous arrive. Donc l’argument sélectif appliqué aux OGMs est irrecevable et ne peut relever soit de la pure ignorance, soit de la propagande escrologiste.

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      Xavier : « Il y a une différence majeure entre sélections/croisements et le génie génétique.
      Le paysan peut faire ce qu’il veut, il n’arrivera pas à faire un mix entre poissons et céréales. »
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      Il n’y a aucune céréale OGM avec des gènes de poisson, cessez de raconter n’importe quoi. Même si elle existait, elle n’a aucune chance d’être commercialisée car c’est interdit par la réglementation. Donc vu le coût de développement et surtout d’homologation, elle n’a jamais été développée, sauf dans le cerveau malade des antis.
      Quant à la différence majeure entre les OGMs avec les techniques « classiques », elle existe mais n’a rien à voir avec votre caricature : elle est dans le fait qu’avec les OGMs, on fait une recherche ciblée, précise et efficace comme tout ce qui est dans la haute technologie, au lieu de travailler comme un bourrin en se fiant au hasard. Les méthodes classiques, c’est surtout et avant tout la mutagenèse, qui consiste à provoquer un maximum de mutations par un paquet de saloperies (irradiations, produits chimiques mutagènes, bactéries, virus, champignons…) la sélection/croisement n’est que la façade romantique qu’on veut bien vous présenter et que vous gobez sans le moindre esprit critique. Posez-vous la simple question, si elle est si bien que ça, pourquoi ses défenseurs ont-ils besoin de balayer sous le tapis les FAITS qui dérangent ?

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      Xavier : « Vous avez raison. Mais la nature s’adapte. C’est une éternelle course. »
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      Et ??? En quoi ce truisme serait-il un argument contre les OGMs ?

      1. Dans le cas du modèle économique, je constate que vous y répondez par vous-même. ^^

        Pour ma part je ne défendrai pas le système de brevet, même s’il n’est pas appliqué partout. Idem pour les autres formes de protection.

        Au sujet des céréales et des poissons, ce n’était pas un exemple. C’est simplement pour expliquer que, concrètement, avec l’ingénierie génétique, on peut le faire. Tandis qu’avec croisement et sélection, on ne le peut pas.

        «Et ??? En quoi ce truisme serait-il un argument contre les OGMs ?»
        Tout simplement que les OGM ne sont pas une solution miracle. Sale temps pour les marchands de peur, tant mieux, mais faudrait pas non plus tomber dans le panneau des marchands de rêve.

        1. Xavier : « Dans le cas du modèle économique, je constate que vous y répondez par vous-même. »
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          Donc pas un seul exemple de « brevetabilité du vivant », pas un seul nom, pas une seule référence, que du vent, comme l’on pouvait s’en douter.

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          Xavier : « Pour ma part je ne défendrai pas le système de brevet, même s’il n’est pas appliqué partout. Idem pour les autres formes de protection. »
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          Mais oui, mais oui, le Catalogue officiel des variétés et espèces, ça ne sert à rien, bla bla bla… Le registre des marques, c’est mal, bla bla bla…
          Vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous racontez mais vous SAVEZ que vous êtes contre les OGMs et pour n’importe quel argument sorti du chapeau. Obscurantisme, quand tu nous tiens…

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          Xavier : « Au sujet des céréales et des poissons, ce n’était pas un exemple. C’est simplement pour expliquer que, concrètement, avec l’ingénierie génétique, on peut le faire. Tandis qu’avec croisement et sélection, on ne le peut pas. »
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          Concrètement, faire du 100km/h avec un vélo, on ne le peut pas non plus, et alors, ça prouverait que le vélo, c’est mieux parce qu’il y a moins de risque ?
          Et tant qu’on en est dans les « explications » débiles à la mode escrologiste, avec les OGMs, on ne peut pas fabriquer des plantes géantes carnivores alors qu’avec la mutagenèse, on peut. Et ????

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          « Tout simplement que les OGM ne sont pas une solution miracle. »
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          Personne n’a dit que les OGMs sont une « solution miracle ». De la rhétorique de l’homme de paille, c’est tout ce que vous avez comme argument, bref poubelle.

          1. Le registre des marques n’a… aucun rapport avec la brevatibilité du vivant !

            Vous voulez un nom ?
            Percy Schmeiser.
            http://www.cbc.ca/news/background/genetics_modification/percyschmeiser.html

            Mais non… Monsanto ne base pas son modèle d’affaires sur la brevatibilité du vivant… Non non… Dormez braves gens.

            Je n’ai rien contre l’ingénierie génétique. D’ailleurs c’est très utile, par exemple pour la production d’insuline. Je ne considère pas les OGM comme un « produit toxique » ou je-ne-sais-quoi.

            Mais pour autant, en tant que libéral, que des entreprises développent leur affaire grâce à la protection de l’État, ça me révolte. Et que des libéraux prennent la défense de ces entreprises, par peur d’être dans le « camp » des écolo, c’est puéril.

            Vous extrémisez ma position, ça, voyez-vous, c’est digne des méthodes des escrologistes.

          2. Le petit Percy a perdu son procès, car il a voulu réutiliser une semence brevetée sans payer les redevances: http://imposteurs.over-blog.com/article-17907560.html

            De plus Monsanto (et les autres) mettent des brevets sur leurs traits (résistance au Round-up ou Bt etc). Ils ne brevettent que rarement des variétés en tant que telles. Enfin ces brevets expirent, comme celui du soya Round-up Ready de première génération cet été au Canada.

            Après on peut discuter de l’efficacité des brevets par rapport à l’innovation. Mais il ne faut pas oublier que la biotech et la sélection classique mise en place par Monsanto et ses concurrents demande énormément de temps (10 ans pour une nouvelle variété), de stations de recherche, et de personnel (du généticien au saisonnier qui prend les données dans les parcelles à la main). Les brevets permettent de ne pas se faire pomper des milliards de R&D par le premier semencier amateur venu. Et c’est exactement ce qu’il se passe en Inde et en Chine où les firmes occidentales se font rapidement avoir par des semenciers locaux bien au courant des avantages légaux de leurs pays.

          3. PS: Xavier, votre lien date de 2004, en voilà un plus récent: http://www.monsanto.com/newsviews/Pages/percy-schmeiser.aspx

          4. Euh… on se calme ! Vous interprétez ce qu’il dit et vous exagérez grandement son propos…

          5. Merci Frédéric Jollien. 🙂 C’est assez **** de ne pas abonder dans le sens d’un article et de se retrouver d’un claquement de doigts à l’extrême opposé. Raison pour laquelle j’apprécie votre reconnaissance. 🙂

            Merci Bob également : peu importe qu’il ait perdu son procès (au contraire ça alimente ma position). Le fait est qu’il y a bien une protection de l’État et que, chez les libéraux, cela fait débat.

            —> http://minarchiste.wordpress.com/2012/07/02/les-grands-mythes-economiques-mythe-11/

            Quant à votre lien… de Monsanto… Voulez-vous que j’en trouve d’un éventuel blog de M. Schmeiser ? 😀

          6. @Xavier: Je lis régulièrement le Minarchiste. Toutefois vous verrez que j’ai posé une question dans un commentaire du lien que vous citez. Je n’ai pas eu de réponse de sa part.

            Comment peut on assurer le retour sur investissement de la R&D d’un semencier dans un monde sans brevet ?

            Cette question est sérieuse, car si le maïs a fait l’objet de tant de recherches c’est uniquement grâce à l’effet d’hétérosis mis en avant par Shull dès 1908. L’hétérosis permet naturellement une augmentation de rendement de la F1 tout en faisant diminuer ce bénéfice en cas de conservation de la semence. Sans ce mécanisme 100% naturel qui incite l’agriculteur à racheter du maïs F1 performant chaque année, je doute qu’un géant de la chimie tel que Monsanto ait eu envie de se lancer en agriculture. Ainsi il ne faut pas s’étonner que la recherche dans le blé soit moins attractive pour les semenciers car cette plante s’autoféconde et permet à l’agriculteur de ne renouveler ses semences que tous les 4 ou 5 ans. C’est ce qui à mené à la création du COV en France: http://www.gnis.fr/index/action/page/id/804/title/Le-COV-un-systeme-de-protection-de-la-propriete-intellectuelle

          7. Bob, ce que vous dites en substance, c’est que la protection de l’État a créé un marché, ou en tout cas a permis un fort développement, grâce au brevet.

            Vous demandez : comment ferait Monsanto pour assurer son ROI ? Mais je vous le demande : qu’est-ce qui justifie que l’État intervienne ? Pour que Monsanto rentable ?

            Comment voulez-vous que les fiscalistes vivent, sans que l’État ne soit là pour complexifier le système et les rendre ainsi indispensables ?

            Comprenez-vous mon point ?

            Faut-il garder notre fiscalité complexe pour que les fiscalistes puissent être indispensables ? Faut-il garder les système de protection, par exemple, sur les OGM pour que les entreprises comme Monsanto soient rentables ?

            Peu importe l’impact des OGM (phytosanitaire, économique, etc.), qu’il soit négatif ou positif. Le fait est que l’intervention de l’État joue un rôle majeur dans ce marché. Pour ma part je souhaiterai simplement que ces entreprises ne puissent plus compter sur la protection indue de l’État, peu importe le résultat sur ce marché.

          8. @Xavier,

            Ma question n’est pas de faire aider Monsanto par l’état.

            Je reformule plus clairement:

            Comment assurer à un semencier qui développe de nouvelles variétés (OGM ou pas) que son travail ne soit pas copié par le premier Percy Schmeiser venu?

            Doit-on privilégier les brevets à l’américaine, un catalogue comme en Europe, ou une toute autre solution?

      2. Xavier : « Vous voulez un nom ?
        Percy Schmeiser.
        http://www.cbc.ca/news/background/genetics_modification/percyschmeiser.html

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        L’exemple donné n’a rien à voir avec la « brevetabilité du vivant », preuve une fois de plus que vous vous contentez de répéter des mots creux sans chercher à comprendre. Schmeiser a été condamné en copiant un produit dont Monsanto a réclamé les droits sur la découverte du gène et la méthode d’insertion de ce gène, c’est écrit même dans le lien que vous avez cité et qu’apparemment, vous n’avez pas lu.
        Protéger le fruit de son travail, ce n’est en rien incompatible avec l’idée libérale de la propriété et si Schmeiser a été comdamné à de multiples reprises malgré une couverture ultra-favorable par les médias et le soutien actif de toutes les multinationales escrologistes, ce n’est que justice.
        C’est d’autant plus justifiable que cette protection n’est que temporaire, vu qu’elle ne dure que le temps du brevet, le reste du temps, la découverte profite à toute l’humanité.
        D’ailleurs, l’expression « brevetabilité du vivant » est en soit un oxymore, vu qu’un brevet n’est que temporaire alors que le vivant est reproductible à l’infini dans le temps. Utiliser un oxymore aussi chargé émotionnellement (cf le slogan favori des alter-comprenant « ma vie n’est pas une marchandise »), à dessein et de manière répétitive ne peut qu’au mieux de l’ignorance, au pire de la malhonnêteté.

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        Xavier : « Mais non… Monsanto ne base pas son modèle d’affaires sur la brevatibilité du vivant… Non non… Dormez braves gens. »
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        Monsanto base son modèle d’affaire sur, entre autre, la rentabilité, la R&D, sur la haute technologie et la protection de sa propriété intellectuelle, COMME N’IMPORTE QUELLES AUTRES ENTREPRISES. Monsanto a apporté bien plus à l’humanité en terme de progrès et de bien-être que tous les marchands de peur réunis même en ignorant tous les dégâts à leurs passifs (comme le génocide organisé par l’interdiction du DDT ou l’arnaque planétaire des biocarburants).
        Votre persiflage est donc stupide, comme tous vos arguments anti-OGMs.

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        « Je n’ai rien contre l’ingénierie génétique. D’ailleurs c’est très utile, par exemple pour la production d’insuline. Je ne considère pas les OGM comme un « produit toxique » ou je-ne-sais-quoi. »
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        Ah oui, et votre fable grotesque du « mix entre poissons et céréales », c’est pour insinuer quoi alors ? Que la techno OGM est hyper puissante et qu’elle peut faire des choses que les vieilles techno ne peuvent pas ? No shit, Sherlock !

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        « Et que des libéraux prennent la défense de ces entreprises, par peur d’être dans le « camp » des écolo, c’est puéril. »
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        Ah bah oui, l’argument massue du big-business = le-mal, bien évidemment. Admirez l’enchaînement logique :
        si on pointe les âneries que Xavier raconte sur les OGMS, c’est qu’on est pour les OGMs, et donc qu’on défend les entreprises qui trichent et donc, que qu’on est puéril et qu’on a peur d’être catalogué comme écolo. Forcément. Vous touchez le fond.

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        Xavier : « Vous extrémisez ma position, ça, voyez-vous, c’est digne des méthodes des escrologistes. »
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        Quelle « position » ? Vous n’avez aucune position, vous vous contentez de répéter exactement les mêmes poncifs colportés par les escrologistes, sur la « brevetabilité du vivant », sur Monsanto, sur le « gène du poisson dans les céréales »…

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        « Faut-il garder les système de protection, par exemple, sur les OGM pour que les entreprises comme Monsanto soient rentables ? »
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        Les systèmes de protection ne s’appliquent pas qu’aux OGMs. Garder ou non tel système de protection relève d’une discussion sur le droit de propriété, rien à voir à voir avec Monsanto ou les OGMs. Ca concernerait les OGMs si vous pouviez nous citer une protection faite uniquement pour les OGMs ou pour Monsanto mais ce n’est pas le cas, vous vous contentez de faire diversion et de brasser du vent avec de vagues généralités.
        Bref, vous avez toujours ZERO argument valable contre les OGMs. Mais merci quand même pour vos tentatives d’enfumage.

        1. Je cite « Monsanto a apporté bien plus à l’humanité en terme de progrès et de bien-être que tous les marchands de peur réunis même en ignorant tous les dégâts à leurs passifs (comme le génocide organisé par l’interdiction du DDT ou l’arnaque planétaire des biocarburants). »

          Et leur plus belle contribution au bien-être du Sud-Est asiatique n’est autre que : l’AGENT ORANGE…

          çà laisse perplexe…

          Si on considère que c’est le consommateur qui doit avoir le choix d’acheter ou de ne pas acheter des produits contenant des OGM, je me demande pourquoi la présence d’OGM est la plupart du temps absente des étiquettes?
          Et enfin, je ne crois pas que le consommateur puisse longtemps exercer son libre choix s’il n’y a dans les rayons que des produits à OGMs pour lui forcer la main.

  11. Visiblement NFP59 étudie les données reçues de l’industrie OGM (donc 80% Monsanto). Même si ça ne semble pas sérieux, c’est une réalité. Ces études sont orientées à court terme (souvent très court terme, 3 mois de tests sur animaux). Or, en société, c’est sur le moyen et long terme que les changements s’observent.

    Soyons conscient que l’industrie en question est une des plus riches du monde. Son lobby est très puissant et a techniquement le pouvoir de manipuler les groupes de recherches.

    http://www.gmwatch.org/latest-listing/51-2012/14154-swiss-study-concluding-low-risk-from-gmos-is-based-on-industry-data

    1. Lamarse, Monsanto est loin d’être l’unique semencier mondial. Monsanto a un avantage c’est sa R&D en biotech et ses brevets sur les principaux traits OGM (roundup ready, bt, mais aussi des gènes de résistance à différents ravageurs). Par ailleurs son chiffre d’affaires est d’un peu plus d’1 milliard $, soit 400 fois moins que Walmart et 200 fois moins que Samsung. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut croire à un complot de manipulation des multiples journaux scientifiques mondiaux. Journaux dont le principal objectif est de juger de l’honnêteté des études, contrairement au reste de la presse. Bidonner une étude dans Science, Nature ou Cell est très risqué pour sa carrière. On l’a vu récemment avec les soi-disant bactéries capables de substituer le phosphore de leur ADN par de l’arsenic. Concernant la durée des études vous devriez lire un peu la presse scientifique et vous verriez que les études sur l’alimentation aux OGM sont nombreuses et ne montrent pas de risque sanitaire: http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-pas-d-effet-a-long-terme-92356951.html

      1. Il suffit de voir l’ évolution des conclusions d’ études sur le Round- up depuis sa sortie. La dose d’ emploi a été divisée par dizaine.
        Monsanto et ses collègues sont un lobby influent, surtout près de ministres incompétents!

  12. http://www.lepoint.fr/science/les-ogm-de-monsanto-en-accusation-20-09-2012-1508119_25.php
    voila qui devrait relancer le débat et à défaut de convaincre, au moins inciter a la plus grande prudence et à la réflexion dépassionnée SANS A PRIORI ni IDEOLOGIE. Le jusqu’au boutisme idéologique, les communistes savent très bien faire, les libéraux ne devraient pas tomber dans le même panneau !

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