PSA licencie : Montebourg confond érection médiatique et redressement productif

Publié Par Monsieur Z, le dans Contrefout

PSA licencie, la fatalité économique ! Les  Français sont-ils à ce point lobotomisés, tous cons-damnés à écouter Arnaud Montebourg et incapables d’imaginer un autre destin professionnel sans que l’état nounou qui cause leur perte ne leur donne un biberon empoisonné à vie ?

Par Monsieur Z.

Arnaud Montebourg n’a pas grand chose à faire dans son ministère improductif du redressement. Alors son très coûteux cabinet et lui s’occupent comme ils le peuvent et s’entraînent comme une équipe de remplaçants. Depuis que PSA a annoncé la fermeture de l’usine d’Aulnay-Sous-Bois, ils tombent sur le gazon, simulent la douleur et braillent comme des pleureuses hystériques encore plus efficacement qu’une équipe de foot italienne.

La France se paye désormais le luxe d’un ministère surpayé à exciter les esprits dans une prose digne d’un bilan de catastrophe atomique ou de bataille guerrière et sanguinaire. Ah il faut l’écouter notre Montebourg, ministre du Larmoiement Improductif : « Choc immense », « Choc pour la nation », « Catastrophe » ! Il faut se la farcir la prose pathologico-émotive du mauvais acteur de la comedia del raté.

Sa clique de communicons n’a pas encore atteint le point Godwin en parlant de génocide ouvrier, mais nul doute que cela viendra.

En France, près de 24 millions de personnes occupent des emplois salariés. Les 8 000 emplois visés par le plan social PSA représentent 0,03 % des emplois salariés français et tout le pays est suspendu aux lèvres du piètre pitre gouvernemental. Des milliers de PME créent des emplois (ou aimeraient en créer plus si elles n’étaient pas étouffées de charges et d’impôts) et en perdent mais on n’en parle absolument jamais.

Calmez-vous, mon cœur de pierre libéral ne réduit pas les individus à de simples données statistiques et je ne minimise pas les impacts des licenciements pour les salariés de Peugeot-Citroën. Mais la gravité de la situation est moins due à la fermeture de l’usine qu’à l’impossibilité pour les salariés de retrouver facilement un autre emploi en France.

La nuisance des politiques menées par les socialistes de l’UMP comme ceux du PS depuis de trop longues années est telle qu’il est devenu impossible en France d’envisager la vie des entreprises et le marché de l’emploi autrement que comme un jeu à somme nulle aux règles figées. Il n’est désormais même plus envisageable que d’autres secteurs d’entreprises se développent et créent des emplois à la place de ceux qui meurent. Il est désormais inconcevable qu’un salarié puisse réorienter sa carrière professionnelle, même après de longues années passées dans la même entreprise. Et au-delà du coût salarial, ne parlez pas de flexibilité, pas de gros mots ! De toute façon ça ne peut marcher que chez les autres.
Bref, une entreprise ne doit plus fermer, licencier, vivre et parfois mourir.

« Nono le neuneu au pays des entreprises ». La défaite absolue de la pensée économique française se cristallise autour d’un clown triste qui pleure et se roule dans la sciure de la piste sans étoiles à chaque coup de Montambour, l’ego bouffi de prestige industriel national.

En ce qui concerne PSA, depuis 2010 tous les tartuffes qui font leur sex-show dans les peep-médias, les politiques et les syndicats, tous savaient ce qui allait se passer, ce qui était inéluctable étant donné les erreurs de stratégie de la marque et son incapacité à lutter contre la concurrence internationale. Tous sont responsables et ont empêché les salariés d’utiliser ces deux années pour anticiper et préparer un vrai changement professionnel d’ici 2014.

Quant aux réactions irrationnelles de l’opinion publique… On a les Montebourg qu’on mérite finalement.

Faut-il que les Français qui se lamentent sur le sort de PSA en rotant leur dîner devant la téloche aient à ce point perdu le sens des réalités pour ne pas constater la nocivité des politiques déployées par les incapables de gauche ou de droite qui s’ingénient à démolir l’industrie automobile ?

Prix prohibitif du carburant surgonflé de taxes, politique du tout répressif qui encombre les tribunaux mais rapporte de juteux revenus à l’état en sanctionnant le moindre dépassement de quelques kilomètres/heure sur des autoroutes ultra sécurisées, obstacles partout et à toute heure, diminution des surfaces de circulation pour faire passer deux pelés bobos et trois tondus écolos à vélo, absurde bonus CO2 issu du postulat dictatorial imposé sans preuves scientifiques et au mépris des doutes légitimes qui favorise la fabrication de vulgaires boîtes en fer blanc dont le temps d’assemblage représente toujours moins de main d’œuvre pour les ouvriers…

Faut-il que les automobilistes de ce pays soient d’une telle mauvaise foi, s’offusquant en masse de la chute de PSA alors qu’ils avouent chaque jour qu’ils boudent les bagnoles françaises et leurs modèles plan-plan démodés en à peine trois ans, qu’ils pètent une durite avec la tétrachiée d’options de base à rajouter – hors clignotants et essuie-glace bien heureusement, leur maigre qualité et leur faible rapport qualité/prix par rapport aux constructeurs asiatiques ou allemands ?

Faut-il que les habitants de ce pays soient à ce point lobotomisés, incapables d’imaginer et de se construire un autre destin professionnel que celui de rester toute sa vie dans la même entreprise en attendant que l’état nounou qui cause leur perte continue de leur donner le biberon empoisonné ?

La fatalité à la française ! Tous cons-damnés à écouter sans réfléchir un Montebourg qui veut «vérifier la réalité économique de ce qui se passe chez Peugeot». Il faut être d’un culot sans borne pour oser imaginer jouer les contrôleurs de gestion alors qu’on tue chaque jour l’économie française par des dépenses publiques pharaoniques qu’on n’est pas foutu de réduire drastiquement.

«PSA a obtenu de très nombreuses aides publiques, au titre de prêts, d’avances remboursables, de soutien à la R&D, au chômage partiel. Les contribuables ont cassé leur tirelire pour Peugeot» déclare le mi-cuistre de la régression productive.

Non Montebourg, tu t’goures. Ce sont des gens comme TOI et la meute de politichiens avides de mandats électoraux et de privilèges dorés qui avez décidé unilatéralement de voler l’argent des Français pour le cramer en subventions aux entreprises, ce qui devrait vous être radicalement et définitivement interdit sous peine de lourdes condamnations.

«Nous pensons que la France a un avenir automobile très puissant, à nous de le rendre très fort».
Montebourg, on en a ras la culasse de ta vision romantique et stalinienne de la production, de l’économie et des entreprises ! Sèche tes larmes de crocodiles sur la manche de ton luxueux costume et ne confonds pas l’érection que te procure la surexposition médiatique avec le redressement productif du pays.

Si la France n’a besoin de rien, elle t’appellera.

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  1. oui… d’accord que Montebourg ni ses collègues de l’UMPS n’ont et n’auront jamais rien pour sauver PSA-Aulnay ni aucune entreprise française. (Je pense que c’est d’ailleurs leur but.) Mais le protectionnisme – soit des taxes sur les importations, soit des conditions à la vente sur le territoire -, ça pourrait exister aussi. C’est un gros mot en monde libéral ? Mais on n’est pas dans un monde libéral ! Or le libéralisme ne peut se vivre que dans un territoire circonscrit.

    1. « Or le libéralisme ne peut se vivre que dans un territoire circonscrit. »

      Vous vouliez dire protectionnisme, non ?
      Les frontières ont plutôt tendances a gêner le libéralisme ; elles sont une part importante de la notion de protectionnisme.