L’Italie baisse ses dépenses publiques de 26 milliards €

Publié Par Contribuables Associes, le dans Europe

Le gouvernement italien baisse ses dépenses publiques de 26 milliards € sur trois ans pour éviter d’augmenter les impôts. Une politique sage, à l’opposé des choix français.

Article publié en collaboration avec le Cri du Contribuable.

Le gouvernement italien baisse ses dépenses publiques de 26 milliards € sur trois ans pour éviter de relever son taux de TVA (de 21% à 23%). Les syndicats sont sur le pied de guerre.

Ainsi, les effectifs de fonctionnaires devront être réduits de 10%, ceux des dirigeants, de 20%.

Le budget santé sera réduit de 5 milliards € en trois ans mais aucune fermeture d’hôpitaux n’est prévue. 3 800 enseignants devront abandonner leur classe pour se convertir à des tâches administratives.

Côté justice, les mesures d’économies prises par le gouvernement conduiront à la fermeture de 37 mini-tribunaux et 38 parquets. Les effectifs de la défense seront réduits de 10% et une coupe de 8,9 millions € dans le budget des missions de paix a été décidée.

Le financement des partis politiques sera divisé par deux, tout comme la flotte de voitures de service avec chauffeur.

Enfin, au niveau régional, sur 110 provinces, 50 devront disparaître .

Le décret prévoyant ces économies va maintenant passer devant le Parlement.

En France, le gouvernement prépare une politique qui est l’exact inverse de celle adoptée par l’Italie. L’histoire jugera…

Sur le web

Laisser un commentaire

  1. À mon avis le gouvernement soit en fait trop, soit pas assez avec la nouvelle réforme « spending review ». Éliminer les provinces, les fonctionnaires, les avantages aux politiques : oui. Par contre supprimer les tribunaux et couper le budget de la santé : non! Tout est une question de savoir dans quel budget mettre l’argent.

  2. L’Italie a un train de réforme assez impressionnant sur le papier, constitué non seulement de baisse des dépenses, mais surtout de libéralisation du tissue économique… cela suffira-t-il, on verra bien.

  3. S’ils appliquent vraiment ce train de réformes, l’Italie se relèvera encore plus forte et je ne serai pas étonné que son PIB et sa croissance dépasse le notre dans deux ans….