Boson de Higgs : les physiciens sur une piste solide de la « Particule de Dieu »

Publié Par Contrepoints, le dans Sciences et technologies

Après des décennies d’expériences minutieuses, les physiciens expliquent avoir trouvé « la plus forte indication jusqu’à présent » permettant de prouver l’existence du Boson de Higgs, une particule subatomique si importante pour comprendre l’espace, la matière et le temps que le physicien Léon Lederman l’avait appelée « Particule de Dieu ».

L’annonce d’aujourd’hui, basée sur des récentes expériences du département américain de l’énergie au Fermilab, à Chicago, conjointement avec d’autres institutions, ne peut être une conclusion à ces années de recherches mais s’en rapproche tout de même, et elle arrive juste avant une importante réunion en Australie où d’autres découvertes seront dévoilées, en provenance de l’accélérateur de particule sous-terrain du CERN, le célèbre laboratoire franco-suisse.

LHC - CERN

« C’est une des clefs de voûte de la façon dont nous comprenons notre univers » explique Rob Roser, un physicien du Fermilab, « et si nous ne le trouvons pas, nous devrons retourner à nos études et revoir notre façon de penser à la manière dont notre univers existe. »

Roser a en outre expliqué qu’il s’attendait à ce que les scientifique du CERN dévoilent d’autres preuves de l’existence du boson de Higgs, bien qu’on peut s’attendre à ce qu’ils soient prudents : « La particule de Higgs, si elle existe, se montrera de différentes façons. Et nous avons besoin que toutes ces façons soient cohérentes entre elles avant de pouvoir dire que nous l’avons vu avec assurance. »

Le Fermilab est le centre dans lequel fonctionnait le collisionneur Tevatron, qui a été arrêté avec la mise en service du LHC du CERN (Large Hadron Collider), bien plus puissant. Depuis l’arrêt du Tevatron, les scientifiques qui l’ont utilisé passent au peigne fin les énormes quantités de données rassemblées lors de son fonctionnement.

« Pendant sa durée de vie, le Tevatron a du produire des milliers de bosons de Higgs, s’il existe, et c’est à nous que revient la tâche de le trouver dans les données récoltées, » explique Luciano Ristori, un physicien du Fermilab et de l’Institut Italien de Physique Nucléaire. « Nous avons développé des programmes sophistiqués de simulation et d’analyses pour identifier les expériences susceptibles d’abriter des bosons de Higgs. Mais il reste en réalité plus facile de retrouver la figure d’un ami dans un stade de sport rempli de 100.000 personnes que de chercher un événement de Higgs parmi des milliers de milliards de collisions. »

Cette particule fut la première fois proposée dans les modèles physiques dans les années 60 par le physicien anglais Peter Higgs. L’effort international pour la trouver a pris plusieurs décennies, et mobilisé des énergies colossales pour projeter des particules subatomiques les unes contre les autres dans des accélérateurs géants sous-terrains, où ces particules sont propulsées par de puissants champs magnétiques. Plusieurs expériences différentes ont été réalisées par plusieurs équipes pour s’assurer de la bonne qualité des résultats observés.

Dans l’immédiat, la découverte du boson de Higgs n’aura pas de débouchées concrètes, mais Roser fait remarquer que lorsque l’électron fut découvert en 1897, personne n’aurait pu imaginer que cette découverte amènerait au monde technologique actuel … Les physiciens disent que le boson de Higgs pourrait expliquer pourquoi nous existons ainsi que tout l’univers. Il expliquerait pourquoi la matière créée dans le Big Bang a une masse, et pourquoi elle est capable de s’agglutiner comme elle le fait. Sans ce boson, comme le CERN l’explique dans un article de fond, « l’univers serait très différent : pas de matière telle qu’on la connaît, pas de chimie, de biologie et évidemment, aucun humain. »

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  1. Il faut bien justifier l’argent colossale qui a été gaspillé dans ce machin inutile.
    Ce genre de recherche n’est que du branlage cérébral.
     » Roser fait remarquer que lorsque l’électron fut découvert en 1897, personne n’aurait pu imaginer que cette découverte amènerait au monde technologique actuel  »
    Et le neutrino a été découvert (avant la découverte du laser) en 1956 et 56 années, après on cherche toujours une utilité à ce machin.

    1. « Et le neutrino a été découvert (avant la découverte du laser) en 1956 et 56 années, après on cherche toujours une utilité à ce machin. »

      On en a déjà trouvé une: un moyen de communication !! Seulement l’obstacle aujourd’hui réside dans la miniaturisation des détecteurs/émetteurs de particules…

      1. « On en a déjà trouvé une: un moyen de communication !! Seulement l’obstacle aujourd’hui réside dans la miniaturisation des détecteurs/émetteurs de particules… »

        WAOOO, au bout de 56 années ils ont trouvé le moyen d’envoyer un message « NEUTRINO » à 1 km de là, et il a fallu 2,5 minute pour transférer la totalité du message.
        Je propose une autre technologie novatrice qui va directement nous envoyer au XXII eme siècle, le morse…

        1. Sans théorie de la relativité d’Einstein pas de GPS, il a fallu 70 ans pour attendre le passage du fondamental à l’appliquée avec l’avènement des satellites . A mon avis en 1915, beaucoup de gens comme vous devait considérer également que c’était du branlage cérébral sauf que ce branlage a servi à quelque chose, il faut juste être patient.

    2. Tout-à-fait d’accord.

      D’ailleurs, franchement le titre en dit long:

      les scientifiques « sont sur une piste solide »…

      Mais c’est vraiment se ficher de la tête des gens!

      Cela veut dire que tout d’abord, ils n’ont encore strictement rien trouvé, puisqu’ils ne sont que sur une piste, et ce malgré tous les fonds dilapidés dans ce projet.

      Plus amusant encore: si ce n’est qu’à partir d’aujourd’hui qu’ils suivent une piste solide, cela impliquerait qu’avant, ils ne faisaient que suivre des pistes totalement futiles?? Après tout, tant que l’argent des autres coulait à flots, on pouvait se le permettre, alors que maintenant qu’on parle toujours plus de rigueur, il faudrait peut-être faire croire en quelque chose d’un peu plus crédible pour maintenir des salaires largement au-dessus de la moyenne… 

      Enfin, bref, quand je vois ce genre d’article dans les médias du service public, je me dis que c’est normal, ils soutiennent leurs copains étatistes, mais sur un média tel que contrepoints qui prétend niveler par le haut, ce genre d’article fait vraiment tâche… 

  2. Ceux qui veulent vraiment comprendre le monde qui les entoure n’ont qu’à utiliser leur fric et pas partir dans des délires aux frais de la princesse (qui soit dit en passant est ruinée).

  3. Au passage, tout ça me fait penser à ITER (le machin qui promet de nous fournir dans un siècle une énergie propre et illimité) qui nous bouffe quelques 10 Mds par an pour…RIEN DE RIEN.

    Mais bon pour les socialistes, l’argent est aussi infini que l’esprit humain.

    1. Exactement, c’est d’ailleurs ce qui justifie de foutre en l’air de l’argent dans la recherche. La recherche fondamentale, par définition, est inutile, et c’est heureux. Si parmi les milliers de chercheurs qui bossent sur ITER, il se trouve un seul Einstein ou Marie Curie, l’investissement aura été rentable.

  4. Il faut bien admettre que la recherche fondamentale est une limite à un système de financement privée de la recherche.
    Même si cela n’excuse pas les gaspillages, je trouve stupide d’être catégorique et de qualifier de « machin inutile » le CERN.

    1. Vous avez totalement raison. Cette découverte du boson de Higgs-Brout-Englert est exactement le contraire de l’initiative privée et de la logique de marché:

      -ça « ne sert à rien », donc n’est possible que par un financement public
      -cela demande des infrastructures énormes à développer sur 40 ans (nécessité d’une planification et d’une vision à long terme)

      In cauda venenum, notons enfin que c’est une découverte qui découle directement des modèles de la matière, et donc met en cause la posture de rejet des modèles par principe adoptée par de nombreux libéraux (notamment ici). Aux libéraux qui disent qu’il faut d’abord observer, modéliser puis voir si le modèle correspond à la réalité (ce qui justifierait selon certains que la climatologie serait de la trash science), on a ici la démarche inverse: on modélise, on en déduit l’existence de choses invisibles et inimaginables, puis on vérifie si la nature correspond au modèle.

      Considérant ces trois points, ça ne m’étonne pas de lire sur un site libéral des réactions aussi négatives à cette découverte historique.

      1. @ Véro

        Si cela servait vraiment à quelque chose, on trouverait sans problème les fonds privés pour le financer… 

        Il y a des grandes entreprises qui ont des visions à long terme, qui n’hésitent pas à se donner les moyens pour y parvenir et qui font bien plus de révolutions technologiques que ces centres à fonds publics…

        Et si vraiment il n’y a aucune rentabilité à espérer, il existe toujours la possibilité d’une fondation financée par des dons… 

        1. aloygah: vous dites la même chose que moi, mais en pensant me contredire. On ne peut pas compter sur le privé pour acquérir ce type de connaissance: c’est trop cher, c’est trop long et ce n’est pas rentable. Aucune entreprise ne va faire cela. Si pour des raisons idéologiques on pense que la science publique ne devrait pas exister, il faut alors accepter que la connaissance progressera beaucoup moins, tout simplement car la plupart des avancées scientifiques des 100 dernières années « ne servaient à rien » et n’étaient certainement pas considérées comme rentables à l’époque où ces travaux ont été effectués.

          Quant à votre proposition de financer les recherches par une fondation privée, elle me fait sourire. Il existe des tas de fondations privées qui financent des tas de programmes de recherche, donc l’idée n’est pas spécialement idiote, sauf que… on parle ici de budgets de 8 à 10 milliards d’EUR, et je ne parle même pas des coûts des travaux en amont qui ont permis de concevoir un outil aussi complexe et gigantesque que le LHC et sa myriade de détecteurs qui sont chacun issus de plusieurs recherches doctorales ou autres.

          1. Bien sûr, c’est beaucoup plus facile de donner de l’argent quand il n’est pas à soit.

            Sachant qu’en plus, les scientifiques du publique sont payés au lance-pierre, ce qui est un scandale…

            Des gens sont près à donner pour la science, des entreprises mettent des millions par ans en recherche et développement. La différence, c’est que ça coûte pas un kopec au contribuable, et qu’il n’y à pas le gaspillage colossale qui apparaît quand l’état s’en mêle.

          2. @ Véro

            Je vous rappelle que ces 10 milliards d’€ ne viennent pas de l’État, mais des contribuables. Or, si ceux-ci, sont prêts à investir une telle somme au travers de l’appareil étatique (qui est quand même une démocratie sensée représentée les contribuables), pourquoi donc pensez-vous qu’ils ne le feraient pas à titre privé envers une fondation, d’autant plus qu’ils auraient moins à mettre, étant donné qu’on économiserait tout l’appareil administratif de l’État ainsi que les prix surfaits?

            Si vraiment les gens ne voulaient pas financer un tel projet, ils investiraient leur argent dans d’autres projets qui seraient peut-être bien plus urgents que celui-ci, comme par exemple pour améliorer la médecine, pour lutter contre les famines, contre le suicide, etc…

            Et si on ne trouvait pas l’argent chez les contribuables, il suffirait aux initiateurs du projet de convaincre un ou deux milliardaires, et le tour serait joué… Vous noterez que dans ce cas-là, on serait dans un système social bien plus juste, car ce serait les riches qui paieraient intégralement la facture, alors qu’actuellement on paye ce genre de chose également avec l’argent des pauvres… 

        2. Non , pour les entreprises la rentabilité doit être à court terme, à mon avis,ils ne voient pas pour l’instant d’application immédiate à cette découverte. Il faut patienter et peut être que le boson servira aux générations futures et donc à de nouvelles entreprises.

      2. Une chose ou il est demandé de croire n’est pas une science mais une secte, et contrairement au communiste tueur de gens et d’enfants (100 millions de morts quand même!!) je ne gobe pas tout ce qui se raconte.

  5. Vraiment du grand n’importe quoi dans ce forum. Argent privé – argent public n’est pas ici le sujet. Si on n’avait écouter que les gens comme vous qui ne cherchent rien et ne trouvent donc jamais rien, on n’en serait encore à l’age de pierre. Combien de découvertes sont le fruit de recherches qui à priori paraissaient inutiles ou n’avaient pas d’applications concrètes immédiates? Newton et Einstein n’ont pas fait leurs recherches dans le but de trouver des applications concrètes immédiates et pourtant, sans leurs contributions, les fusées et les GPS, par exemple, ne seraient encore que de la science fiction. Il est nécessaire de financer la recherche fondammentale (vous croyez que les chercheurs se nourissent de cailloux?) car celle-ci finit par déboucher sur du concret. Après, que ce soit avec des fonds privés ou publics, c’est un tout autre débat.

    1. A ce que je sache les travaux d’Einstein,newton n’ont pas coûté des dizaine de milliards, ils ont coûté juste quelques neurones du papier et des crayons.

      1. Ben oui et après? évidemment si on compare les technologies de 1915 à celle de 2011? Bose comme Einstein utilisait beaucoup de neurones et de crayons. Sauf que tester expérimentalement leur théories a nécessité et nécessite toujours des technologies de plus en plus performantes et de plus en plus couteuses.

      2. Sur le fond, la quête du boson de Higgs est la continuation des recherches de Newton et d’Einstein, il s’agit justement de valider leurs théories (contradictoires, a priori) par l’expérience. Einstein comme Newton ont au final posé plus de questions qu’ils n’apportaient de réponses.
        Par ailleurs il est intéressant de comparer les deux: Newton a été payé toute sa vie sur fonds publics (par la Royal Society), alors qu’Einstein l’était en partie sur fonds privé (à l’université de Princeton). Ceci dit, les Universités américaines (qui recoivent aussi des fonds publics, en passant) n’ont pas été capables de financer le LHC…

    2. @ Lio

      Personne ici ne conteste le bienfondé ou le coût de la recherche.

      Ce que l’on déplore, c’est justement que cela soit fait avec des fonds publiques, et le fait que l’ampleur d’une annonce qui ne concerne même pas une découverte, mais une simple « piste solide »… 

  6. On ne peut pas nier que la plupart des entreprises privées n’ont aucun intérêt économique à financer des recherches qui n’auront peut-être aucunes applications.

    Les entreprises sont dans une logique de rentabilité, et c’est très bien comme ça, mais les coûts de certaines recherches est tellement exorbitant que même les plus généreuses fondations ne peuvent soutenir de tels coûts.

    Je pense que l’on peut considérer la recherche fondamentale comme une fonction régalienne de l’État, au même titre que l’armée ou la police.

    Mais comme je dis, cela n’excuse pas les gaspillages.

    1. Les fonctions régalienne de l’état sont celles ou l’usage de la force collective (la loi) est légitime. Pensez-vous vraiment que l’usage de la force légale soit légitime dans la recherche fondamentale? Si non, ce n’est pas une fonction régalienne. Et par conséquent, cela se trouve hors de la sphère de l’état.

    2. Non non…
      La recherche fondamentale n’est pas du ressort de l’état.
      Comme la culture la recherche est un hochet pour les politiques qui ont des prétentions intellectuelles.Ce qui est important pour les politiques c’est d’occuper le devant de la scène et de faire les beaux. :)

    3. @ Janos

      Comme je l’ai dit plus haut, si le projet n’est pas rentable, vous pouvez le financer au travers d’une fondation.

      Tant que l’État détourne des milliards des contribuables pour financer de tels projets, personne ne voudra en plus investir dans une fondation. Mais à partir du moment où l’État se désengagerait, si le projet offre vraiment des perspectives convaincantes, je ne doute pas qu’une fondation arriverait au même résultat, voir même à mieux avec le temps.

      1. Ce projet n ‘est surement pas convaincant au premier abord mais il ouvre des perspectives insoupçonnés que ni moi ni vous ne peuvent comprendre pour l’instant et il est très probable que moi comme vous seront peut-être à six pieds sous terre avant que nous en comprenions l’intérêt.

          1. @ fg

            Hum, j’ai fait une fausse manip alors car ce n’était pas à toi que je voulais répondre plus haut mais à Véro…

            Mais si toi non plus tu réponds pas au bon endroit, on s’en sort plus! :p

  7. Je suis absolument sidéré par les commentaires. Bon faut dire je suis surement biaisé je suis doctorant en astrophysique.

    D’abord ne croyez pas que les chercheurs du public sont des planqués payés à ne rien faire. Le métier de chercheur dans la recherche fondamentale est vraiment une vocation par passion parce que les salaires sont dérisoires par rapport au privé. Et au niveau des horaires on doit souvent être proche des 80h/semaine (incluant les week-end et certaines nuits). Mais on ne s’en plaint pas, parce que c’est pas pour le salaire que l’on fait ça.

    Ensuite, pour financer ce genre de recherches, il n’y a que l’état. Aucune retombée immédiate, et des investissements considérables. D’ailleurs le but de la recherche fondamentale c’est seulement de faire progresser la connaissance, pas autre chose. Le fait de savoir si ça a des applications ne nous intéresse pas : si ça en a tant mieux, mais ce n’est pas notre problème. Le but c’est d’apporter de nouvelles connaissances sur la nature du même type que « la Terre n’est pas plate » ou « la matière est constituée d’atomes » : ça ne va changer en rien la vie de tous les jours, mais ça peut changer la façon dont on se représente le monde.

    Ensuite sur les budgets, il faut bien comprendre qu’on ne dépose pas 5 milliards d’euros dans un puits sans fond et que tout ça est perdu à jamais. Bien au contraire ça finance des centaines d’industries et de start-up technologiques. La haute technologie des capteurs, des aimants supraconducteurs, des CCD, du calcul haute performance elle ne tombe pas du ciel. Une très grande partie des budgets finance au final des membres du secteur privé et permet de donner un coup de boost sur des technologies de pointe…

    1. @ Herve

      Je ne crois pas que tous les chercheurs du public sont des planqués. Je crois que comme partout, on trouve des gens passionnés qui se donnent à fond et des planqués qui en fichent le moins possible.

      Le problème, c’est que dans le public, les planqués restent à leur poste et sont autant bien payés que les passionnés. Si vous faites partie des passionnés, vous auriez donc bien plus intérêt à défendre la privatisation…

      Ensuite, vous partez du principe que les entreprises ne visent que les retombées immédiates, c’est certainement le cas pour certaines, mais il y en a d’autres qui investissent des sommes énormes pour du long terme, il n’y a donc pas que l’État qui soit prêt à financer ce genre de recherches. Mais il est évident que tant qu’il les financera, aucune entreprise ne va se proposer de le remplacer… 

      Enfin, si les retombées sont tellement grandes, il serait juste que les entreprises qui dégagent tous ces bénéfices financent également le coût de la recherche. Certes, leurs produits seraient plus cher, mais ces produits sont souvent destinés à des gens qui ont les moyens et qui pourraient sans problème payer plus. Ce modèle social serait bien plus juste, que de faire payer les pauvres via l’État pour financer le Hi-Tech des riches…