Lettre ouverte aux libéraux

Publié Par Frédéric de Harven, le dans Politique

Les quelques candidats libéraux présents lors des dernières élections ont fait une campagne remarquable et malheureusement peu récompensée dans les urnes.

Une tribune de Fréderic de Harven.

Chers amis libéraux,

Ces dernières semaines, vous avez été des milliers (sympathisants, militants, candidats), partout en France, à porter haut les valeurs du libéralisme. Vous avez donné de votre temps, parfois aussi de votre argent, car vous êtes comme moi convaincus que seul un authentique libéralisme peut sortir la France de l’impasse dans laquelle elle se trouve. Les candidats libéraux présents lors de ces élections ont fait une campagne remarquable et malheureusement peu récompensée dans les urnes. Ces temps forts, dans la vie de notre République, que sont les élections législatives et présidentielles, sont des moments privilégiés pour échanger avec les Français.

Lors de mes échanges, j’ai pu me rendre compte (s’il en était encore besoin) de l’urgence de réconcilier les Français avec le discours politique. Lassés de plusieurs décennies de promesses non tenues, il était temps de proposer un projet cohérent, une vision pour l’avenir.  Notre programme fondé sur un socle de valeurs universelles que sont la liberté, la responsabilité individuelle, la propriété privée, l’égalité devant le droit et la solidarité, répond à ces exigences. Malgré les discours de nos détracteurs, les Français sont très largement responsables et raisonnables. Ainsi, le discours de vérité que nous tenons notamment sur la situation catastrophique de nos finances trouve un écho auprès de la population. Alors, même si les médias prennent un malin plaisir à tourner en dérision nos idées, ne vous découragez pas, l’avenir nous donnera raison.

C’est parce que nous libéraux, aimons la France que nous voulons qu’elle redevienne le pays où il fait bon vivre grâce au fruit de son travail et de son épargne et dont chaque citoyen peut être fier. Depuis trop longtemps les syndicats, les médias, les élites politiques, sont pour certaines enfermées dans une idéologie d’un autre temps et pour d’autres uniquement préoccupées par la pérennité de leurs privilèges. Par manque de courage politique, par carriérisme, ou par aveuglement, trop de grandes réformes pour une bonne gestion de la France n’ont pas été engagées. Les dernières crises n’ont pas épargné la France et devraient nous servir de leçon. Malheureusement, la gauche au pouvoir annonce une hausse continue des dépenses publiques et ignore les signes d’une catastrophe annoncée. En effet une partie de celle-ci n’a pas voulu ou pu s’adapter à la mondialisation, aujourd’hui encore trop de ses dirigeants se réfèrent toujours à des modèles dépassés et accordent à de nombreux Français des privilèges d’un passé révolu.

Les crises et le rythme de la vie politique font que dès 2014 de nouvelles échéances (municipales, Européennes, sénatoriales) se présenteront à nous. Sachons rassembler la famille Libérale et centriste pour ces échéances. Il apparaît cependant que le nombre total des électeurs qui ont voté pour un candidat libéral, constitue une force non négligeable que nous devons rassembler.

En guise, de conclusion, je terminerai sur une note un peu personnelle pour remercier tous ceux qui m’ont accueilli durant ces riches heures de campagnes. Je garderai longtemps en mémoire la formidable générosité, la chaleur humaine, le savoir vivre que j’ai rencontrés en allant battre campagne en France. Merci à tous pour tout ce que vous m’avez apporté.

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  1. Solidarité est un terme militaire de l’empire Romain. Par définition c’est donc quelque chose de forcé. Ce concept ne rentre pas dans le libéralisme. Ce qu’il nous faut, c’est générosité, entraide, charité. Laissez béton solidarité, ou vous rendez les armes avant même d’avoir combattu.

    Et toujours cette idée perdante que le libéralisme a quelque chose à voir avec le centre. Centre qui a subi un désastre électoral encore pire que l’extrême gauche. (Et c’est tout ce qu’il mérite)

    Deux choix perdants en un seul court article.

    1. Je ne peux (malheureusement) qu’approuver ce que dit Nick de Cusa.
      Quant au centre français, disons, c’est un parti purement électoraliste, prônant le consensus entre deux partis fondamentalement consensuels. Cette démagogie n’aura échappé qu’à bien peu de monde.

      1. Je suis d’accord avec vous deux, mais on ne peut pas non plus se permettre d’être sectaire, car pour être élu, faut aussi savoir faire des compromis aussi.

        Quand a a solidarité, bien qu’idéalement on devrait s’en débarasser, va falloir faire avec pendant un bout de temps, d’ou la formulation « égalité face a la solidarité » dans l’article, ie rendre un peu plus juste (via une flat tax par exemple) quelque chose de fondamentalement injuste

  2. Je suis d’accord avec vous il y a une place pour les libéraux
    mais il faut qu’ils deviennent visibles. (Je n’ai pas réussi à trouver un candidat libéral pour voter au législatives)
    et il faut se détacher du centre car le MOdem et Bayrou ont fait trop de dégâts. Nous n’avons plus confiance dans les centristes. (Ni dans la droite d’ailleurs)

    Les centriste qui sont libéraux doivent se déclarer libéraux et les politiciens de droites qui ont des idées libérales doivent profiter du démantèlement de l’UMP pour retrouver leur liberté.

    Les idées libérales circulent de mieux en mieux mais il nous faut des candidats.

    Néanmoins, c’est toujours un plaisir de vous lire.

    Cordialement,

    EMA

  3. Excellent, préparons-nous dès maintenant à aborder cette période de plus ou moins deux ans sans élections. Fabriquons des électeurs libéraux et mettons fin à l’oligarchie qui nous mène vers le gouffre depuis plus de 30 ans.