Front National, non à la censure des idées

Publié Par Philippe Robert, le dans Politique

En France, il faudrait enfin avoir le courage de considérer que ce n’est pas à coups d’anathèmes et autres vaines censures qui, hélas, sont la règle dans notre pays mis en coupe réglée, que l’on parviendra à libérer les esprits mais grâce au débat d’idées.

Par Philippe Robert.

À titre personnel, je ne vois aucun inconvénient à ce que le Front national puisse normalement siéger à l’Assemblée nationale. Après tout, plus personne (ou presque !) ne lui conteste le droit de se présenter régulièrement aux élections.

Par ailleurs, au nom de quoi lui interdirait-on de représenter officiellement les quelque six millions de Français qui, à l’heure actuelle, votent pour lui et peu importe que ce soit par dépit et donc par rejet des grands partis traditionnels autistes !

Car, en France, il faudrait enfin avoir le courage de considérer que ce n’est pas à coups d’anathèmes et autres vaines censures qui, hélas, sont la règle dans notre pays mis en coupe réglée, que l’on parviendra à libérer les esprits mais grâce au débat d’idées.

Mais c’est sans doute trop demander au moment précis où la pensée unique et le politiquement correct, agissant sous la pression néfaste des socialistes revenus au pouvoir, opèrent un retour en force particulièrement lourd de conséquences corruptrices.

Si, peut-être, nous pourrions trouver avec le FN un terrain préalable d’entente sur les freins légitimes à apporter à une immigration de peuplement incontrôlée, nous allons vite constater, en revanche, que nos positions en matière de redressement du pays sont inconciliables.

En effet, le 13 juin dernier, Marine Le Pen n’a-t-elle pas dénoncé avec la plus grande énergie les recommandations de la Commission européenne à Paris qui, sauf accident de parcours, devraient être entérinées lors du Conseil européen des 28 et 29 juin prochain ?

Quelles sont-elles donc, ces recommandations jugées scélérates par Mme Le Pen car en totale contradiction avec la pensée frontiste clairement exprimée dans le programme de gouvernement du Front national ? Je cite l’ennemie jurée de l’ultralibéralisme :

Parmi ces recommandations figurent notamment la poursuite et l’aggravation de la libéralisation des services publics, la fin des professions réglementées, la flexibilisation du marché du travail et la possibilité de licencier plus facilement, cela s’appelle le démantèlement du code du travail.

Ce qu’il faut rétorquer poliment mais fermement à Marine Le Pen, c’est qu’à tant parler de la sorte de l’avenir de la France, elle promeut l’idéologie socialiste la plus rétrograde qui, en peu de décennies, a triomphalement conduit notre pays dans l’impasse actuelle !

Les meilleurs esprits ne cessent d’ailleurs de le clamer sans aucun succès d’où, ces derniers jours, la démission fracassante de Christian Saint-Etienne, pour incompatibilité conceptuelle, du Conseil d’analyse économique (CAE) directement rattaché à Matignon. Une paille…

Pour conclure, Marine Le Pen restera bien sûr libre de récuser des arguments qu’elle jugera contraires à ses propres vœux ; il n’en reste pas moins que les gens de bonne foi s’apercevront aussi rapidement que les idées de bon sens finissent toujours par s’imposer.


Sur la compatibilité entre Front National et libéralisme, on pourra lire : Être libéral et voter Front National, un choix impossible

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