Un brouillon inconnu du « Petit Prince » vendu aux enchères 385 600 euros

Publié Par Thibault Doidy de Kerguelen, le dans Culture, Fiscalité

Un brouillon rarissime du chef-d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, « Le Petit Prince », estimé entre 40 000 et 50 000 euros a été vendu 385 600 euros aux enchères à Paris. L’occasion de rappeler que le marché des manuscrits et de l’art en général est en pleine explosion et qu’il s’agit pour les investisseurs du seul secteur défiscalisé.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Le 16 mai dernier, un brouillon inconnu du chef-d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, a été vendu 385 600 euros par Artcurial à Paris.

L’histoire de ce manuscrit déniché chez un collectionneur par les experts d’Artcurial est peu banale. Il ne s’agit pas à proprement parlé d’une première version du Petit Prince, mais d’un manuscrit « rarissime » datant de 1941 comprenant un texte inédit et des variantes des chapitres XVII et XIX du célèbre roman. Les experts l’avaient estimé entre 40 000 et 50 000 euros.

Lors de la même vente, « Escales de Patagonie », un autre manuscrit autographe de 24 feuillets, datant de 1932, et considéré comme l’un des plus beaux brouillons de Saint-Exupéry, a été acquis pour 162 500€ alors que son estimation préalable se situait entre 50 000 et 60 000€.

En tout, une trentaine de documents et manuscrits de Saint-Exupéry étaient mis en vente par un collectionneur. La vente a totalisé 1 404 000€, soit près de deux fois et demi l’estimation initiale (600 000 euros). La société Artcurial, organisatrice de cette vente, a précisé que les collectionneurs américains se sont montrés « très actifs » lors de enchères.

Rappelons que, pour les investisseurs, l’art reste le seul secteur défiscalisé. Pas de CSG/CRDS, pas de PLF, pas de réintégration dans l’IRPP, votre collection n’entre pas dans l’assiette de calcul de l’ISF. Seule une taxe de 5% sur la plus value est due au moment de la vente, et encore, dans le cas de vente par un particulier à un professionnel, et c’est ce dernier qui la doit. La vente d’une œuvre d’art est donc net-net pour le vendeur particulier.

Le marché de l’art est le seul qui connaisse encore aujourd’hui, par ces temps agités, une progression constante. Parmi les œuvres d’art et de collection, les manuscrits assurent une rentabilité quasi certaine. Avec des pièces à tous les prix, un marché en pleine explosion, un nombre de manuscrits quasi stagnant (les auteurs ou personnages célèbres d’aujourd’hui n’écrivant plus que sur des ordinateurs ou des terminaux électroniques n’alimentent plus le stock), de multiples formes juridiques d’acquisition, le manuscrit est un des meilleurs investissements actuellement disponible.

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