Le PLD choisit l’urne de Sarkozy pour les cendres du défunt libéralisme

Publié Par Monsieur Z, le dans Contrefout

Dans un communiqué officiel, le Parti Libéral Démocrate (PLD) a appelé à voter Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle.

Par Monsieur Z.

À l’heure où Aurélien Véron, leader du Parti Libéral Démocrate appelle à voter Sarkozy après s’être noyé dans un Modem à faible débit électoral, la confusion est à son comble chez les libéraux qui croyaient encore que le libéralisme n’est pas soluble dans la bouillasse politicienne.

Il est donc grand temps d’éclaircir la signification profonde de cet acronyme anonyme choisi pour se jeter dans l’arène des rois.

PLD pour :
- Positionnement Libéral Douteux
- Pourrissement Libéral Définitif
- Pousse La Droite

J’appelle solennellement tous les libéraux hagards et égarés comme autant de brebis et de veaux-tant, jadis, dans les couloirs mauves de l’abattoir d’alternative libérale à nous adresser leurs meilleures explications à ce mystère insondable de la galaxie politique.

Dans l’attente de vous lire et en attendant l’émergence d’un parti à tendance RPLD (Ron Paul Le Dur), je vous prie de croire, encore.

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  1. Olivier (etage9)

    Hé bé … C’est avec ce genre de discours qu’on se retrouvera avec des institutions plus collectivisées qu’elles ne le sont déjà.

  2. Bah, tant qu’à s’enfoncer (Bayrou), autant y aller à fond (Sarko) !

    Le gros avantage de cette position des dirigeants du PLD est qu’elle clarifie la situation : nous savons désormais qui ils sont et/ou ne sont pas…

  3. Extrait de la déclaration en lien dans l’article: « il nous apparait important de rester solidaires de notre famille politique naturelle »

    Quand t’as dit ça, t’as tout dit.

    Tout à fait d’accord avec « douteux », et « pourrissement »

    A mon avis, ça pue la bonne vieille stratégie de placement et de compromission à la papa. Des politiciens, quoi.

    Le problème de ce parti c’est qu’il emporte la sphère libérale avec lui car il en porte le nom.

    1. Effectivement, la sphère libérale n’a strictement rien à attendre du monde politique déjà en place, je dirais même plus, elle a tout à craindre.

      Y a plus qu’à tout créer de la base, au moins un bon demi-siècle d’efforts acharnés sans alliances et compromissions, et en gardant la foi, et sans se faire noyauter par des politiciens verreux.

      Pff, c’est pas gagné, mais si on s’amuse, moi ça m’intéresse !

  4. Ce positionnement du PLD me déplait grandement, en plus d’être stupide tactiquement.
    Au moins y avait-il des raisons à la marge d’appeler au soutien de Bayrou.

    Dommage, je ne m’attendais pas à être déçu de ce côté.

    1. Aurélien, tu sais que je n’ai absolument rien contre toi, mais vouloir soutenir Bayrou est difficilement compréhensible mais passe encore, mais appeler à voter Sarko c’est vraiment se compromettre en soutenant un des présidents le plus anti-libéral de la Vème république, recordman du nombre de taxes et de lois créées, recordman avec tonton de l’interventionnisme et du dirigisme, etc. C’est renier toute la pensée libérale pour… Oui, pour quoi au fait? À quoi cela vous sert-il? En quoi cela sert-il le PLD? Son poids électoral est insignifiant et le résultat sera de vous couper de la moitié des libéraux qui vous soutiennent.

      Le PLD doit commencer par être libéral et anti-système avant tout. Ce n’est qu’ENSUITE, une fois qu’on a obtenu un poids électoral minimum qu’on peut « s’ouvrir » et faire des compromis. Appeler à voter Sarko, c’est l’assurance d’être vu comme un suppôt de l’UMP, et donc de cautionner la politique gouvernementale. Même si le communiqué dit le contraire, c’est ce que les gens en retiendront. Surtout qu’en plus, il y a marqué que la droite est « notre famille politique naturelle ».
      Comme je me tue à le répéter depuis des années, il n’y a rien à attendre de la droite française pour un libéral, du moins pas avant longtemps, très longtemps. Tu avoueras que le mandat de Sarko a confirmé mes dires. En soutenant ou en vous alliant avec la droite, vous en serez les cocus permanents.

    2. Tu sais, Aurel, si tu n’aimes pas la critique (sport national français, du reste), il ne valait mieux pas te lancer en politique.
      Et si tu voulais finalement introduire du libéralisme à l’UMP, il fallait commencer par peser à l’UMP.
      Regarde Ron Paul. Il ne déplace pas les foules parce qu’il est républicain, mais parce qu’il est resté fidèle à ses idées.
      Si, en France, la stratégie équivalente (utiliser l’UMP comme levier) est manifestement vouée à l’échec, pourquoi persister ?
      stop bashing your head

  5. Mateo, cette recette est celle de l’échec assuré. L’attrait pour l’échec des petits réseaux de libéraux convaincus est trop fort pour réussir quoi que ce soit. J’admets ne pas aimer le foot, et je ne donne pas de leçons aux joueurs qui le pratiquent. A tous ceux qui haïssent la politique, je recommande la même chose.

    1. Je ne haïs pas la politique, au contraire (j’ai même été à 2 doigts de prendre ma carte du PLD pour participer réellement). Mais regarde le FN, qui s’est toujours présenté comme anti-système (alors qu’au contraire c’est l’aboutissement du système, mais ce n’est pas le sujet) et qui ne donne pas de consigne de vote. Ça marche sur le long terme, à condition de ne pas se compromettre. Vous ratisserez beaucoup plus large en vous présentant comme anti-système qu’en le cautionnant. Surtout pour un parti libéral dans un pays où l’immense majorité pense que le système actuel est libéral. Prouvez-leur le contraire!
      Demande-toi pourquoi moi et tant d’autres libéraux ne sont pas ou plus membres du PLD…

      Et puis ça ne répond pas à ma question: qu’est-ce que ça apporte au PLD ou au libéralisme, d’appeler à voter pour Sarko, un anti-libéral notoire? L’UMP se fout royalement de vous, et des libéraux en général, leur poids électoral est insignifiant. Ce genre de soutien ne mène qu’au cocufiage systématique.

  6. Atouts en main du FN dans les années 80 : un tribun, un gros héritage et toute une génération ex-OAS, Occident… et aucune contrainte dans le financement de la vie politique.
    Une fenêtre de tir : Mitterrand a aidé au développement du mouvement pour diviser la droite. Ca marche encore.
    Cible du FN : classes populaires qui en ont marre de tout

    Le système politique s’est verrouillé, l’argent privé s’y fait rare, nous n’avons aucun allié qui veut nous faire monter pour emmerder le voisin
    Notre cible : classes moyennes et supérieures, intellectuellement plus exigentes.

    Pour monter une structure collective qui fonctionne, il faut compter sur tout le monde sauf nos petits cercles de libéraux. Liberté Chérie est l’illustration parfaite du sens de l’organisation de la nouvelle génération de libertariens. La vieille génération est pire. Chaque Professeur a son propre think tank, ne parle pas aux autres, voire tente d’assassiner les autres dans le dos en voyageant de colloque international en colloque international expliquer la concurrence (qu’ils refusent pour eux-mêmes) comment les entreprises (où ils n’ont jamis foutu les pieds) doivent fonctioner.

    Contrepoints est un miracle, soutenu par quelques individus formidables qui, je l’espère, ne s’épuiseront pas à la tâche parce que la relève n’existera pas. Et que le pognon ne tombe pas des arbres.

    Les leçons de « comment ça marche » venant des libéraux, ça y est. J’ai ma dose. Et ça fait presque 10 ans que je suis ce petit marigot où on s’éclate bien dans la démolition générale. Je n’ai jamais aimé les sectes, je comprends mieux pourquoi.

    1. Tu devrais te poser la question de savoir pourquoi le miracle a fonctionné pour Contrepoints et en quoi il pourrait être transposable ou utilisable pour ta propre aventure.

    2. Je ne crois pas qu’insulter les libéraux va provoquer l’adhésion au PLD.

      Et tu n’as toujours pas expliqué ce que ça apporte (à part le rejet) au PLD ou aux libéraux de soutenir Sarko, candidat du système, anti-libéral au possible, comme le bilan de son quinquénat le démontre.

      Mais bon comme tu veux, garde cette stratégie d’inféodation au Modem ou à l’UMP selon les circonstance. Ne t’étonne pas ensuite si le nombre d’adhérents au PLD stagne ou diminue et si personne, à par quelques libéraux, n’a entendu parler du « PLD »…

  7. Contrepoints est un succès qui repose sur quelques personnes, pas une organisation structurée en vue de mener de véritables batailles sur le terrain. Il se trouve que de nombreux nouveaux adhérents nous rjoignent cette année, et parmi eux des élus locaux (anciens DL en général). Encore une fois, un parti n’est pas un think tank versé dans les idées pures, mais une armée qui a besoin de ressources et de monde sur le terrrain pour batailler.
    Parmi les critiques, je distingue celles qui relèvent des propositions dessinées par Vincent Bénard, Philippe Briard, Jan Laarman, et de la stratégie proprement politique, des simples attaques gratuites des mêmes qui tournent en boucle leur rejet de tout et tout le monde; ce jeu de massacre, c’est 9 commentaires sur 10. Comme le disent plusieurs autres figures libérales apolitiques, hors du PLD (je tairai leur nom), le pire ennemi du libéralisme, c’est souvent les libéraux eux-mêmes.

  8. Réponses aux questions 1 et 2 : http://www.contrepoints.org/2012/05/04/81789-pourquoi-le-pld-doit-se-positionner-aux-deux-tours-de-la-presidentielle
    Question 3 : je ne considère pas le vote du petit microcosme acquis, je me tiens même à distance de bon nombre de libéraux « hardcore » qui ne veulent pas travailler en équipe, aller sur le terrain, élaborer une stratégie dans un univers particulier qui est celui de la politique. J’ai vu suffisamment d’associations comme Liberté Chérie, et d’initiatives tuées par la petite meute hétéroclite. Note que je regrette cet esprit de rejet général et systématique, trop souvent complètement coupé du monde réel.

    Les libéraux sont quelques dizaines, le grand public visé se compte en millions. Et il aime voter et suivre la vie politique. Le taux de participation à la présidentielle montre que les Français n’ont pas vraiment suivi la consigne de certains de voter blanc/abstention malgré un débat désespérant.