Deux jours chargés pour l’Espagne

Publié Par Open Europe, le dans Europe

Quelle que soit la taille des coupes budgétaires annoncées aujourd’hui, on sent que la grève d’hier n’est pas la dernière grève à laquelle le gouvernement espagnol devra faire face.

Un article d’Open Europe

Grève générale et manifestations contre l'austérité en Espagne.

Une grève générale de 24 heures est en cours en Espagne, pour protester contre la réforme du marché du travail du gouvernement de centre-droit. Les nouvelles des médias espagnols suggèrent (es) que le taux de participation a été plus élevé dans le secteur de l’industrie que dans celui des services. 58 personnes ont été interpellées et neuf sont blessées à la suite de confrontations isolées entre les manifestants et la police.

Pour le moment, le gouvernement espagnol semble camper sur ses positions. Le ministre de l’Economie Luis de Guindos a annoncé (es) qu’ « aucune virgule » de la réforme du marché du travail ne sera modifiée après la grève d’hier. Et aujourd’hui est une nouvelle journée importante pour l’avenir de l’Espagne, avec l’annonce attendue du budget 2012 du gouvernement et d’un nouvel ensemble de mesures conçues pour ramener le déficit jusqu’à 5,3 % du PIB conformément à l’accord avec la Commission Européenne (en). Pour l’instant, le premier ministre Mariano Rajoy et ses ministres se sont refusés à tout commentaire sur les détails de ces nouvelles mesures d’austérité.

Nous savons (es) des récents commentaires de Rajoy que les ministères espagnols devront réduire leur budget de 10-15 %, tandis que de Guindos a laissé entendre (es) des rehaussements d’impôt limités – mais le plus gros des mesures reste largement inconnu. Des doutes ont également été jetés sur l’importance des coupes budgétaires que le gouvernement espagnol devra réaliser afin d’atteindre ses objectifs en termes de déficit cette année. 15 milliards d’euros de coupes ont déjà été prévus à la fin de l’an dernier, mais un nouveau rapport de la Fondation des caisses d’épargnes espagnoles (le FUNCAS) a avancé un montant total nécessaire (es) de 55  milliards d’euros, tandis que l’économiste espagnol Luis Garicano a suggéré entre 53 et 64 milliards d’euros. Ces deux chiffres sont bien au-delà des estimations « dominantes » de 34-35 milliards d’euros vantées jusqu’à présent.

Quelle que soit la taille des coupes budgétaires annoncées aujourd’hui, on sent que la grève d’hier n’est pas la dernière grève à laquelle le gouvernement espagnol devra faire face.

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Sur le web
Traduction : eclipse pour Contrepoints.

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  1. Dommage que nos médias habituels ne parlent jamais de ceux qui ne font pas grève, c’est à dire la majorité de la population qui préfère travailler afin d’améliorer son sort, contrairement aux professionnels de l’agitation.
    En Espagne comme ailleurs, ils sont toujours les mêmes : il suffit de regarder la photo , avec des drapeaux rouges partout …
    Malheureusement la plupart de nos journalistes bobos bien pensants ont érigé en modèle les idiots utiles avinés qui ont fait régner la terreur et l’anarchie après 1789 …