Les nouvelles obligations grecques déjà très fortement décotées

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

Signe de la méfiance des investisseurs, les nouvelles obligations émises lundi par la Grèce à l’occasion de l’échange de dette destiné aux créanciers privés affichent déjà une très forte décote.

La valeur des titres était comprise entre 24,9 et 28,7, à comparer à un prix théorique initial de 100. Concrètement, un investisseur détenant un titre doit toujours être remboursé de 100 s’il conserve l’obligation jusqu’à son terme. Mais s’il souhaite le revendre avant l’échéance fixée, il devra accepter une décote de 71% à près de 75%, selon la durée du titre.

Le prix d’une obligation évoluant dans le sens opposé à son taux, les rendements de ces nouveaux titres se situaient lundi entre 13,5% et 18,3%, selon les obligations. Par exemple les nouvelles obligations à trente ans qui avaient été émises à un taux de 3,65% se négociaient sur le marché secondaire à 13,57%, signifiant que les investisseurs réclament une prime de risque pour les acheter.

Ces taux traduisent le climat d’incertitude qui règne autour de la capacité de la Grèce à suivre la trajectoire fixé et ne pouvaient qu’être proches de ceux du Portugal, qui atteignaient lundi 13,11% pour l’obligation à 10 ans. Grèce et Portugal ont en commun de présenter une inversion de la courbe des taux, c’est-à-dire des taux plus élevés à court terme qu’à long terme. Cette situation s’explique par le fait que, du point de vue des investisseurs, l’essentiel du risque grec est à court terme.

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