Accueil > décembre 2011

Nous sommes devenus un peuple incapable de résister à la guimauve, accroc à la « gratification instantanée » : nous voulons jouir tout de suite, et reporter le coût à plus tard.
Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec
Nous sommes en 1972, en Californie. Des chercheurs offrent des guimauves à des enfants de 4 ans qu’ils invitent dans une pièce, un à la fois. « Voici une guimauve, dit le chercheur. Tu peux la manger. Mais je vais revenir dans cinq minutes. Si tu n’as toujours pas mangé la guimauve, je vais t’en donner une autre. C’est ton choix. Tu la manges ou tu la gardes ». Les scientifiques ont ensuite suivi le parcours de ces enfants sur plusieurs années. Leur trouvaille : les enfants qui ont gardé la guimauve sont plus confiants. Ils ont plus d’amis, de meilleurs résultats scolaires et de meilleurs emplois.
Cette simple expérience pourrait expliquer, beaucoup mieux que les théories politiques ou les débats gauche-droite,
30/12/2011 | Posté dans
Opinions |
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Ron Paul devient, de manière inattendue, le centre de l’attention des médias. Rattrapé par certains de ses écrits, il continue néanmoins de croire en sa victoire au premier caucus de élections présidentielles, le 3 janvier 2012 dans l’Iowa.
Par Estelle Devisme
Un article du Bulletin d'Amérique, publié en collaboration avec l'Institut CoppetÂ
Gary Johnson l’a annoncé mercredi 28 décembre: il continuera la course à la présidence sans l’étiquette du Grand Old Party, lui préférant celle du parti libertarien. «Bien que Ron Paul soit un honnête homme, un libertarien que j’ai fièrement soutenu pour la présidence en 2008, il n’y a aucune certitude qu’il obtienne l’investiture Républicaine», a-t-il expliqué à Santa Fe, au Nouveau-Mexique. À l’approche du premier caucus des élections présidentielles, le 3 janvier 2012 dans l’État de l’Iowa, Ron Paul devient pourtant, de manière inattendue, le centre de l’attention médiatique.
L’opportunité des libertariens
«The one you can trust». Les chiffres actuels semblent donner raison

Un billet d'humeur de Philippe Robert
Les Restos du Coeur, pris de panique devant un afflux inhabituel et surtout en constante augmentation de pauvres gens déclassés, appellent à l'aide pour la campagne 2011-2012. En conséquence de quoi, le secrétaire d'État à la Consommation Frédéric Lefebvre lance lui-même, avec un air de chien battu de circonstance, un appel national à la solidarité. D'ailleurs, le même Frédéric Lefebvre n'avait-il pas déjà fait appel, le 6 avril dernier, à la grande distribution avec sa riche idée de "paniers des essentiels" à petit prix ? Encore trop cher, quoi !
Gérer la pénurie à coups de "paniers des essentiels" hier ou bien, comme aujourd'hui, en refilant à nouveau le mistigri à Casino, Auchan, Carrefour & Co, voilà la solution révolutionnaire ! Il ne viendra donc à l'idée de personne qu'il existe un moyen autrement plus performant de s'attaquer aux ravages de la pauvreté qui consiste, en pariant sur leur maturité, à rendre aux

Derrière les bouches, les ventres et les plaisirs de la table, se cachent et se camouflent des intérêts financiers, géostratégiques et géopolitiques de premier ordre.
Par Jean-Baptiste Noé
À côté des armes, des alliances internationales, de l’approvisionnement en matières premières et du terrorisme, les plaisirs de la bouche et de la table peuvent sembler bien dérisoires. Pour autant, l’alimentation n’est pas si anodine, nous pouvons même dire qu’elle est première. Si se nourrir est propre à chaque homme, la façon de se nourrir est propre à chaque peuple, à chaque civilisation, à chaque culture. Étudier la façon dont un peuple se nourrit, s’alimente, c’est comprendre comment il raisonne et comment il fonctionne. De la même façon qu’une langue ne sert pas qu’à parler mais aussi à penser, la nourriture - ce que l’on ingère, ce que l’on estime bon à ingérer, à cuisiner - définit la grammaire des peuples. Nous allons donner quelques exemples qui permettent d’illustrer ces propos.

Si Voltaire s'est battu avec obstination et courage pour la liberté religieuse, la liberté de pensée et d’expression, son libéralisme s’arrête tout de même aux portes du pouvoir.
Un article de l'aleps
Bien qu’il se réfère à Hume et aux Lumières Écossaises, Voltaire (1694-1778) n’en est pas moins un philosophe de la raison pure, celle qui subira les foudres de Kant. Sans doute prend-il en compte la nature de l’être humain, comme les autres philosophes de son temps (y compris, Rousseau dont il déteste les analyses). Par nature, l’être humain possède ce qui lui donne dignité et liberté : la raison. L’homme est appelé à progresser et à s’épanouir par la connaissance et l’exercice de la science, des arts et de l’industrie. Mais là s’arrête l’humanisme chez Voltaire, car il ferme la porte à tout sentiment religieux. L’homme rationnel est unidimensionnel.
Voltaire ne cessera de lutter contre la religion, qui est à ses yeux aliénation et servitude. Sa laïcité
30/12/2011 | Posté dans
Culture |
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Le tribunal criminel spécial, institué en vue d'améliorer le traitement des affaires de corruption, constitue en fait un retour en arrière sur le caractère libéral du système judiciaire.
Par Sali Bouba Oumarou
Article publié en collaboration avec UnMondeLibre
La justice Camerounaise vient de se doter d’un nouveau tribunal criminel dit "spécial" censé améliorer l’administration de la justice du pays. La loi instituant cette nouvelle juridiction a été promulguée le 14 décembre dernier avec l’objectif affiché de "mettre en place un dispositif de répression plus efficace et plus rapide pour donner plus de visibilité à l’action des pouvoirs publics" dans la lutte contre la corruption et les détournements publics, mais aussi de rendre son action visible tant sur plan national qu’international. Mais à quel prix ? Car au passage, certains principes de droit tel celui du double degré de juridiction (possibilité de faire appel) passent à la trappe, remettant en cause non seulement le caractère libéral du système judiciaire
30/12/2011 | Posté dans
Afrique |
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La crise de la dette révèle un grave problème de fonctionnement de nos démocraties, l’accusation portée contre les marchés n’étant pas justifiée.
Par Domi
Pour de nombreux commentateurs des médias, les marchés seraient responsables des problèmes de financement actuels des États. Même si cette responsabilité existait, serait-elle l’explication essentielle de la crise ?
Lorsque l’on vous a mis en garde contre le danger de glisser sa main à travers les barreaux de la cage où se trouve le lion, vous pouvez, au moment où vous êtes mordu, mettre en cause l’agressivité du lion, mais votre imprudence n’est-elle pas la raison principale de vos blessures ? N’étions-nous pas prévenus que l’accumulation des déficits conduirait immanquablement à la faillite dont nous sommes aujourd’hui très proches ?
Quant à la responsabilité des marchés elle-même, l’accusation qui la fonde est dénuée de sens. Les prêteurs potentiels, anticipant le fait qu’ils ne seront pas remboursés, cessent de prêter. Ceux qui portent

Pour comprendre les différences de conception entre Français et Américains concernant la constitution, la démocratie, le libéralisme et la pratique du journalisme, il ne faut surtout pas comparer.
Par Guy Sorman
Entre Paris et New York, mes deux ports d'attache, surtout ne pas choisir. Dans une lettre d'Alexis de Tocqueville à sa mère postée de New York, au printemps 1831, le jour même de son arrivée, celui-ci décrivit par avance ce qui deviendra en 1835 De la démocratie en Amérique. Alors qu'il ne connaît pas ce nouveau monde, mais s'est abondamment documenté, il écrit que pour comprendre, "il ne faudra surtout pas comparer". L'intuition était judicieuse et reste valide : la tentation est permanente quand on passe incessamment d'une ville à l'autre, d'un pays à l'autre, de comparer et donc de juger. Jusqu'à rien n'y comprendre.
S'abstenir de comparer et par suite de juger, ne pas préférer la France ni les États-Unis, requiert d'autant plus
30/12/2011 | Posté dans
Politique |
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Freddie et Fannie ont menti sur leur exposition réelle aux subprimes. Et pas qu'un peu.
Par h16
Comme je suis toujours en vacances et que je ne vais pas vous enquiquiner avec mes lubies, je vais me contenter d'un petit (?) billet narrant les derniers rebondissements de Freddie Mac et Fannie Mae...
Pour ceux de mes lecteurs qui ne le savent pas, Freddie et Fannie ne sont pas deux célèbres crooners américains qui distribuent de délicieux cookies pendant leurs concerts, mais deux organismes de crédit immobilier, la Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac). Ces deux institutions sont depuis 2008 sous l'entière responsabilité du gouvernement fédéral américain, qui a donc depuis abandonné toute prétention de faire passer ces deux gros monstres mous pour des entreprises privées.
Et si je parle ici de gros monstres mous, c'est parce que ces deux organismes ont été les principaux acteurs (en taille

Il semblerait que pour certains, l’Europe puisse être invoquée quelle que soit la nature du problème.
Par Domi
Imaginons qu’un pays régulièrement frappé par les inondations, se décide à accueillir Superman sur la base de cette promesse : « Superman, vous nous protégez contre les inondations! ».
Une nouvelle inondation frappe le pays en question mais Superman, loin de sauver qui que ce soit est au bord de se noyer lui-même. Finalement, il échoue inconscient au sommet d’un arbre émergeant du déluge. Les éléments sont déchainés autour de Superman et, son sort étant connu, les dirigeants du pays lancent une campagne auprès de l’opinion : « il faut sauver Superman ! ». Seulement, les éléments sont déchainés à un point tel que plusieurs équipes de secours échouent dans cette tâche, le payant de leur vie. Une question se fait alors entendre dans l’opinion : « pourquoi faudrait-il à tout prix sauver Superman ? ».
Ce à quoi