Chômage en France : au plus haut niveau depuis douze ans

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

Le chômage a encore augmenté en France en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 1999.

Selon les chiffres publiés par le ministère du Travail et Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29.900 (+1,1%) le mois dernier en France métropolitaine pour s’établir à 2.844.800. Sur un an, la hausse est de 5,2%. En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 1,2%, soit 51.800 personnes de plus, pour atteindre 4.244.800. Sur un an, la hausse est de 5,6%. Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 4.510.500, un chiffre qui pourrait peser lourd dans le choix des électeurs à quatre mois de la présidentielle de 2012.

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi a été particulièrement vigoureuse pour les moins de 25 ans, puis pour les plus de 50 ans. En catégorie A, le nombre de demandeurs âgés de moins de 25 ans a ainsi progressé de 2,2% (+2,3% sur un an) contre 0,7% pour les 25-49 ans (+2,9% sur un an) et 1,5% pour les plus de 50 ans (+15,4% sur un an). En catégories A, B et C, ce nombre a augmenté de 2,2% pour les moins de 25 ans (+2,5% sur un an), de 0,9% pour les 25-49 ans (+3,6% sur un an) et de 1,5% pour les 50 ans et plus (+15,3% sur un an). Le nombre des chômeurs de longue durée (inscrits depuis un an ou plus) augmente moins que celui des autres demandeurs d’emploi, soit +1,1% pour les catégories A, B et C (+6,5% sur un an) contre +1,3% (+5,0% sur un an).

Le nombre des offres d’emploi collectées par Pôle emploi a augmenté de 6,3% en métropole (+11,8% sur un an) et le nombre des offres d’emploi satisfaites a progressé de 9,9% (+14,8% sur un an).

Laisser un commentaire

  1. Ce matin, dans son éditorial sur rtl, Serge July a souligné que la CGT était en pointe sur la question du travail partiel( on travaille un peu moins pour que chacun puisse travailler), quant à Xavier Bertrand, il a assuré que ses services et lui-même restaient mobilisés sur le front de l’emploi. Pour 2012 tous les espoirs sont permis… toutes les craintes aussi

  2. Si on réduisait les période d’essais et de préavis, ça augmenterait la flexibilité, la mobilité et le jeu de l’offre et la demande…

    De même que si les indemnisés était mieux suivi, on aurait moins de dérives, d’abus, et la crédibilité du système de ré-insertion serait crédible.
    Il y a un an, nous avons reçu un intérimaire dans ma boite qui a décliné l’embauche, pour seul motif que le salaire n’était pas attractif.
    Oui bon, ça peut se comprendre, mais il nous a expliqué qu’en plus de ne plus avoir de temps libre, si il percevait un salaire net inférieur à 1400€, il était perdant.
    Il tenait une grille excel où entrait des variables comme les APL en travaillant ou en ne travaillant pas, les trajets, les indemnités transport en commun, et plein de petit truc de la mairie (Toulouse), et le tableur lui sortait combien de mois il devait travailler, pour obtenir x mois de chômage rentable, et le revenu cible de travail pour obtenir le meme confort durant la période x.
    sur le cul. Lui il était extrême, mais je crois que beaucoup rentrent dans cette logique.

    « Le plus important qu’il leur fallait éluder était la différence entre ce qui est acquis par le mérite et ce qui ne l’est pas. »
    (Ayn Rand, « For the New Intellectual »)