La pauvreté chute avec la crise

Publié Par Daniel Hannan, le dans Social

Comme si le ralentissement de l’économie allait réduire la pauvreté !

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni

La récession est une bonne nouvelle pour ceux qui luttent contre la pauvreté!

Voici quelques bonnes nouvelles: nous pouvons nous attendre à une forte baisse de la pauvreté au cours des deux prochaines années. À n’en pas douter, même Polly Toynbee [Ndt : démocrate sociale anglaise, journaliste au Guardian] est en train de composer un véritable hymne de louange à David Cameron pour la réalisation de ce que les travaillistes même n’avaient pu réaliser.

Oh, attendez un peu. En y regardant de plus près, il s’avère que les choses ne sont pas si simples. La raison pour laquelle on comptera moins de gens pauvres, c’est qu’aujourd’hui on définit la pauvreté à partir d’un revenu inférieur à 60 pour cent du revenu médian. Bien que les ralentissements économiques soient mauvais pour tous, y compris les plus démunis, les salaires se déprécient plus vite en termes réels que les prestations sociales. Les personnes dépendantes de ces mêmes prestations sociales seront moins bien loties en termes absolus, mais leurs revenus baisseront plus lentement que ceux qui travaillent. Quand le salaire médian diminue, le seuil de pauvreté diminue d’autan.

Ainsi, nous avons pu constater l’absurdité de la mesure de la pauvreté proposée par Joseph Rowntree [ndt : fondation luttant contre la pauvreté] /IFS [Ndt : Institute for Fiscal Studies] – une mesure aveuglément acceptée par la BBC et la plupart des autres médias. J’ai remarqué qu’avec ces standards de jugement, les politiques qui encourageaient les gens à passer de la dépendance vers les emplois productifs étaient définies comme «régressives». Maintenant, dans la même logique, on peut voir qu’une baisse absolue du niveau de vie en Grande-Bretagne équivaudrait à une réduction de la pauvreté.

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Traduction : JATW pour Contrepoints

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