Présidentielle: un second tour Bayrou/Le Pen?

Publié Par Aurélien Véron, le dans Politique

L’UMP est au bout du rouleau, le PS en pleine spirale de la défaite. Marine le Pen et François Bayrou sauront-ils en profiter?

Par Aurélien Véron

Ça vous fait rire ? Pas moi, je suis tout ce qu’il y a de plus sérieux. Je mets de côté le scénario d’un embrasement judiciaire de la Sarkozye. Dans l’affaire du Karachigate, la Justice devrait prendre du temps à carboniser un à un les intermédiaires jusqu’au directeur de campagne de Balladur en 1995. Je pense plutôt au résultat d’une confrontation de personnes et de projets.

L’UMP est au bout du rouleau après être restée au pouvoir 10 ans. Le résultat est consternant. Sarkozy est arrivé pour la rupture, mais de quelle rupture parlons-nous ? Le bilan de Nicolas Sarkozy ces dernières années, c’est surtout 35 nouveaux impôts, un sentiment d’injustice et d’insécurité, et une explosion de la dette. L’agitation frénétique du président ne parvient qu’à aggraver la situation par la multiplication de mesures opportunistes, hélas contreproductives et incohérentes. Le candidat permanent risque de payer l’absence de réforme de fond de notre modèle social par un score bas au premier tour (s’il n’a pas abandonné la course plus tôt). Ce n’est pas un hasard si l’une des seules bonnes âmes qui mettent du coeur à l’ouvrage dans la défense publique du président, c’est Nadine Morano. Les autres préfèrent se faire oublier.

Le PS, lui, est en pleine spirale de la défaite. Il élève la technique de l’échec au rang d’art. Arnaud Montebourg, c’est un feu d’artifice permanent de scandales. Mieux que Ségolène Royal. Même s’il a raison sur le fond, son coup de balai en fanfare, en plein lancement de la campagne de François Hollande, offre une admirable illustration de ce qu’il ne faut pas faire. On entend davantage la gifle de Jack Lang et les insultes croisées que le candidat lui-même. Vu comme c’est parti, les chances de voir Hollande au second tour sont aussi fortes que celles de vendre un rafale hors de nos frontières.

En revanche, Marine le Pen fait une bonne campagne sur le thème de l’Europe et de l’euro, si on partage son europhobie. Elle a transformé le FN en parti presque honorable en s’éloignant des thèmes de son père et en capitalisant sur les peurs de l’Europe, de la mondialisation et du capitalisme. Elle rassemble dorénavant le public de Besancenot, de Mélenchon et de Benoît Hamon au PS. Incontournable, sereine, peu de faux pas, elle consolide régulièrement ses scores dans les sondages non pas en tant que bateleur comme son père, mais en tant que personnalité ministrable, voire un jour présidentiable. Résultat : les Français n’ont plus honte d’avouer voter Marine en 2012. Eh non. Le danger devient bien réel car elle sait exploiter à son profit les discours populistes de tous les horizons politiques.

Dans la même ligne anti-système revendiquée, François Bayrou est le candidat vraiment « propre ». Le « bouseux » (autoproclamé tel) élégant. Il a beau avoir été ministre par le passé, il joue la hauteur et l’union nationale depuis 5 ans, droit dans ses bottes. Il oppose au slogan « acheter français » de Marine celui du « produire français » plus axé sur notre compétitivité. Il affirme ses convictions d’Européen favorable à la mondialisation avec une pointe de nostalgie pour le modèle social français en voie d’implosion. Il est le premier à évoquer une baisse de la dépense publique, et le montant de 50 milliards d’euros est un premier seuil plutôt ambitieux (il ne devrait pas suffire). Bref, Bayrou renoue avec la tradition libérale et chrétienne démocrate de l’UDF historique.

Le 22 avril au soir, je parie donc que nous retrouverons ces deux figures pour un face à face au second tour autour de deux projets aussi diamétralement opposés que leurs personnalités respectives. Un tel duo en tête forcera les électeurs à choisir leur vision de l’union nationale pour les années à venir. Nationaliste et protectionniste, ou européenne et réformatrice. Extrême gauche et extrême droite réunies, ou centre droit et centre gauche autour de valeurs libérales. Alors, on parie ?

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  1. Bonjour à tous,
    Pour ma part, depuis plusieurs mois, je défends la thèse qu’un second tour Marine Le Pen contre François Bayrou est envisageable. Je ne dis pas que cette possibilité est la plus probable, mais si on prend en compte la perte de crédibilité de Nicolas Sarkozy sur les grands thèmes de gouvernement, la perte de crédibilité du PS au niveau national sur ces même thème et le sondage que l’institut BVA a eu l’honnèteté intellectuelle de diffuser dans son ensemble montrant que 45% de l’échantillon interrogé ne voulait ni de la gauche ni de la droite, une petite surprise est envisageable au mois de mai.

  2. l’ électorat de gauche est toujours fidèle à son camp, quelque soit la qualité du candidat que le PS lui propose.Les éventuels événements internes à celui-ci n’ auront pas d’ influence là dessus…

  3. Enfin ! Une personnalité libérale importante distingue Bayrou, avec raison, des autres clowns à roulettes, pour reprendre une expression de h16.

    Compte tenu du choix qui nous est proposé, j’espère que les libéraux sauront éviter le « tous pourris » et porter leurs voix vers celui qui manifestement sort du lot, même si ses propositions sont pour le moment insuffisantes.

  4. Pardon mais ce serait plutôt le « produire français » de Marine Le Pen face au « acheter français » de Bayrou…(Si on peut considérer que ces 2 actions s’opposent d’ailleurs…).

  5. Non, je suis désolée mais vous n’avez pas lu le livre de F. Bayrou « 2012 Etat d’urgence » ce dernier, je le cite, intitule un de ses chapitres « Notre urgence, la production » et « Tous les sujets de notre avenir sont dépendants de la production » . Ce déficit de production en France engendre bien entendu que nous achetons des produits importés que nous ne fabriquons plus nous-mêmes ce qui augmente notre déficit commercial (l’Allemagne s’en sort mieux que nous en ayant sensiblement les mêmes prix de revient en Euro mais n’a pas perdu ses industries et les Allemands achètent leur production avant d’acheter chinois ou indien).
    Tout cela pour vous signifier que François Bayrou dont le livre est paru le 18 août dernier explique que « acheter français » ne peut être que le corrolaire à une nécessaire réindustrialisation de la France et plus nous rechercherons le produit français plus les entreprises s’aligneront dans ce sens.
    Son slogan est « Produire, Instruire, Construire ».

  6. Effectivement vous êtes bien à plaindre ! Mais pourquoi ne vous présentez vous pas vous-même ? C’est permis, juste 500 signatures de Maires à obtenir et un programme qui tienne la route.

    1. Autant les signatures sont obligatoires, autant un programme qui tienne la route ne l’est clairement pas.

      Aucun candidat ne serait autorisé à postuler autrement !

  7. C’est clair que c’est démagogique, mais c’est trop facile de voter blanc ou de s’abstenir. Il faut choisir. On en reparlera lorsque les programmes seront connus.

  8. Messieurs Dames de l’UMPS, si Pinocchio dégage et si Bayrou l’emporte, on entendra moins parler de vous. Bayrou est un candidat propre, qui parle clairement, sans aucune démagogie quant à ses intentions affichées, qui a prévenu avant beaucoup d’autres de la folie de la dette, qui ne fera pas faire ses discours par d’autres, n’embrassera pas Merkel, et se montrera occasionnellement avec une épouse digne.
    La question n’est pas maintenant de se contenter de faire des paris, mais tout simplement de contribuer à faire élire Bayrou. Toi qui lis ces lignes, que fais-tu de concret pour lui ?

    1. Quand il était ministre, je ne me souviens pas de l’avoir vu dénoncer la hausse permanente du budget de son ministère (+ 13 % en 4 ans), financé en partie avec de la dette.

  9. Pour parler décemment du programme de François Bayrou, il faut en effet avoir l’honnêteté d’avoir lu son livre « 2012, état d’urgence », qui se lit très facilement, et est très instructif. Il ne parle pas seulement très bien, il écrit magnifiquement.

  10. « J’aime la France, ma patrie, et je ne veux pas qu’elle meure ; là est ma priorité. Je suis français, patriote, juif, je voterai Marine Lepen »

    Le coup de gueule d’Uncle contre les bienpensants.

    « Depuis quelques mois, la meute médiatico-politique est lâchée. Leur agressivité est à la hauteur de la cote de popularité de Marine Le Pen. Agissant sur ordre du pouvoir ou parce qu’ils sentent que leur ère s’achève, par instinct de conservation, telles des bêtes aux abois, ils mordent et griffent pour tuer.
    Voter FN, je l’entends à longueur de journées depuis, c’est faire partie du camp du mal, d’une race à part, celle des primaires, imbéciles, racistes, antisémites, fascistes, nazis, xénophobes, bas du front, moisis, c’est avoir peur de l’autre, c’est sortir tout droit du ventre fécond de la bête immonde que l’on croyait morte, gisant dans les cendres du troisième Reich, c’est forcer le camp du bien à revivre le cauchemar des heures les plus sombres de notre Histoire.
    Ces heures les plus sombres, je les connais messieurs les ricaneurs. Oui, il se trouve que je suis juif et que ma famille, comme tant d’autres, a fait la douloureuse expérience de la guerre et des camps de la mort.
    Mon engagement politique a toujours été marqué par le rejet de tout ce qui de près ou de loin relevait du totalitarisme : Nazisme, fascisme, communisme et, aujourd’hui, islamisme.
    Mes parents m’ont élevé dans des valeurs simples, mais essentielles à leurs yeux, de patriotisme, de respect et d’amour de la France, d’admiration de sa grandeur, son Histoire, sa littérature, son art, ses vins, ses paysages et terroirs, ses traditions, ses clochers, son élégance, sa diversité culinaire, ses fromages et tout un ensemble de choses jugées probablement désuètes et ringardes aujourd’hui. Dans la voiture, lorsque nous partions en vacances, ce ne sont pas des comptines que notre père, ancien résistant, nous faisait chanter, mais des chants patriotiques et révolutionnaires. Ils étaient de gauche, d’une gauche qui défendait les travailleurs, protégeait les plus faibles et les nécessiteux, une gauche pour qui progrès social rimait avec amour sacré de la patrie. Mais il est loin le temps où la gauche levait le glaive en s’exclamant « quoi ces cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers »… Il y a longtemps qu’elle a rallié les « Tyrans et les perfides ».
    A moins de sombrer dans la plus profonde schizophrénie, lorsqu’on réalise que l’on est globalement d’accord avec ce que dit Marine Le Pen et en complet désaccord avec ce que disent ses adversaires de gauche ou de droite, lorsque l’on constate que les idéaux défendus par son parti sont dans la droite ligne de ce qui a forgé votre identité politique, vos valeurs et vos engagements, eh bien, on se doit d’ouvrir les yeux, de passer outre des années de conditionnement et de lavage de cerveau anti-FN, et de soutenir le parti qui incarne vos idées.
    Oui, ils me font doucement rire ceux qui brandissent le drapeau du « Front républicain » et du « Cordon sanitaire » pour « faire barrage » au Front National. On ne les entend pas réclamer un Front Républicain contre les communistes, trotskystes, maoïstes, léninistes, polpotistes, castristes, chavezistes et autres marxistes en tout genre et aux mains pourtant tachées du sang des dizaines et dizaines de millions de morts, victimes de leur insupportable et infâme barbarie, fruit d’une idéologie totalitaire abjecte faisant encore régner la terreur sur une partie du monde, ce qui ne semble pas déranger les Drucker, Ruquier et toute cette clique puante de Canal+ qui reçoit à qui mieux mieux toute cette gauche criminelle.
    Pas de cordon sanitaire pour nous protéger des socialistes, de cette gauche et de tout ce qu’ils ont compté de collabos pendant la seconde guerre mondiale, les Marcel Déat, Laval, Doriot, François Mitterrand, décoré de la Francisque des mains de Pétain pendant que d’autres, comme le Colonel De La Rocque, Croix de Feu, pourrissait dans un camp de concentration en Allemagne pour avoir dit non à cette abjection ! Ah les pourris ! Ah qu’ils ont l’indignation sélective et l’âme tranquille tous ces donneurs de leçons ! Tous ces « résistants » ! Vous en voulez des « heures les plus sombres » ? Vous en avez été les acteurs privilégiés ! Et je ne parle même pas des communistes qui, jusqu’en août 1941 étaient les alliés d’Hitler !
    Ce n’est pas Jean-Marie ou Marine Le Pen qui se sont jetés dans les bras du Maréchal ou du Führer ! Et c’est cette gauche qui me traite aujourd’hui de facho ? Laissez moi rire !
    Et vous tous, les usurpateurs qui prétendez parler « au nom des juifs », vous les gens du Crif qui ne représentez que vous-mêmes, de la Licra qui faites régner la terreur antiraciste et mémorielle en pourchassant des gens comme Eric Zemmour, oui, vous tous membres des associations communautaires qui vous permettez de passer outre vos fonctions en imposant votre propre idéologie qui n’est pas celle de tous les Français Juifs, vous de radio J qui avez infligé à Marine Le Pen cet affront de l’inviter puis de la jeter comme une malpropre, je vous le dis tout net : c’est terminé ! Game Over ! Votre chantage ne marche plus !
    Vous prétendez aimer Israël mais vous appelez à voter pour des partis de gauche ou de droite pour qui Israël n’est qu’une parenthèse bien encombrante, pour l’UMP ou le PS, tous complices d’Eurabia pour quelques gouttes de pétrole, des contrats juteux et qui mènent une politique qui fera disparaître Israël ! Pour des gens qui aiment les juifs, morts, mais haïssent ceux qui, en Israël, bien vivants, se battent pour que leur pays et leur peuple survivent. Et vous nous dénieriez à nous, Français, le droit de vouloir que la France survive en tant que nation et en tant que peuple ? Je vous invite à la cohérence ! Ce n’est pas Marine Le Pen qui est tombée dans les bras du criminel Mahmoud Abbas qui fait offrir des gâteaux à son peuple pour fêter le massacre de la famille Fogel ! C’est Prasquier, président du Crif, Nicolas Sarkozy, président en exercice, et toute cette gauche palestinophrène ! Croyez vous que le FN fera pire ? Mais vous plaisantez ! Croyez vous que les Juifs rasent les murs dans certains quartiers en n’osant même pas porter une Kippa parce qu’ils craignent les militants du FN ? Allons donc !
    J’aime la France, ma patrie, et je ne veux pas qu’elle meure ; là est ma priorité. Je suis français, patriote, juif, je voterai Marine Le Pen et, pardonnez moi cette grossièreté, messieurs du camp du bien, je vous emmerde. »

    © Uncle pour LibertyVox

    sur l’excellent http://www.libertyvox.com

    1. Oui, enfin, qu’il ne soit pas à la mode de conchier la chienlit international-socialiste est une chose – regrettable m’est avis.

      Mais je crains de mal saisir en quoi, d’un point de vue libéral, ça justifierait de se mettre à bander, ne serait-ce même que d’avoir une demi-molle, pour le national-socialisme (le texte cité est assez clair là-dessus).

      Ça a beau sortir de fesses un poil différentes, ça sent tout même un genre de merde autoritaro-dirigiste assez semblable, pour que les deux me débectent tout autant. Et ça me fait le même effet quant aux socialo-conservatistes (même pas conservateurs : conservatistes ; peu leur importe ce qu’il tentent de conserver, du moment que ça prend des atours d’hygiénisme propret, prompt à faire mouiller les ligues de vertu), qu’ils soient plus ou moins à la « droite » ou à la « gauche » de Bayrou…

      Bref, encore cette demi-décennie, pourvu qu’il fasse beau pour aller se balader quelques weekends d’avril et mai prochains. Mais s’il en reste vraiment pour tenir à choisir entre peste, choléra, et le reste du merdier, pourquoi pas ? : grand bien leur fasse ; voitures différentes, même direction : le mur étatiste, à fond de balle, sans même essayer de choper les freins. S’il faut en passer par là pour se rendre compte qu’il y a un méchant problème, après tout, qu’on se le prenne en pleine poire ; encore.

      1. Il faut arrêter de reprendre les débilités en vogue. Le FN n’a rien à voir avec le national-socialisme. C’est un parti légal au même titre que tous ses concurrents.

        En fait, le problème ne réside pas dans la nature de tel ou tel parti mais bel et bien dans l’existence des partis. Tout parti, de par l’essence du jeu partisan, a vocation étendre son influence de la manière la plus large possible. L’existence des partis est le facteur numéro 1 de la division du peuple. A ce titre, la fiction républicaine qui voudrait que le régime soit un et indivisible, que le président fraîchement élu soit celui de tous les français par la magie de l’onction du suffrage universel est une vaste imposture.

        De fait, la seule solution qui reste à l’honnête homme réside dans l’abstention. Participer au jeu républicain, c’est contribuer à la pérennisation de la république.

        1. Je partage tout à fait votre avis sur la politique partisane (qui ne vise qu’au népotisme, saupoudré de pseudo-idéologisme, histoire de donner le change), et sur l’abstention comme la solution la plus raisonnable (ce sera la troisième présidentielle durant laquelle j’aurai le droit de vote ; et la troisième présidentielle, entre autres, où, faute de défenseur de la liberté, même mou, je m’abstiendrai de voter ; et encore, vu le mépris que j’ai pour cette singerie qu’est le système de vote, notamment, au cours de cette élection, il faudrait beaucoup plus qu’un libéral mou pour me rallier à cette farce).

          Pour autant, le caractère national-socialiste du texte ci-dessus fait peu de doutes : patriotisme exacerbé (comme si la patrie était autre chose qu’un instrument de coercition des individus par le groupe) ; attentes envers la « société » pour résoudre ses problèmes (comme si la prévalence de la « société » omniprésente et fantasmée comme omnipotente n’était, justement, pas à la racine du problème).

          Nationalisme et socialisme marchant de concert, appelez-ça comme vous voulez : reste que j’appelle « chat », un chat. Alors, certes, ils n’en sont pas à mener blietzkrieg sur camps de concentration… reste que cumuler le fantasme de supériorité aux autres (le « Frankreich über alles » d’au-dessus) et la croyance ferme que l’hégémonisme socialo (ie « piquer dans les poches des autres, puisque ça ne peut pas être ma faute si les miennes sont vides »), ça reste le mélange détonnant du nom de « national-socialisme ». Et même mou (si ça peut vous faire plaisir), ça pue quand même ce qu’il faut (ce qui ne retire rien aux fumets des international-socialisme et conservato-socialisme, certes).

          1. Madelin a fait sa formation dans le groupuscule Occident, est-ce à dire que les libéraux sont d’immondes fascistes ? Mitterrand a été secrétaire d’état du gouvernement français, était-ce un fasciste (même s’il n’a jamais été socialiste) ?
            Je fréquente à l’occasion des anciens du GUD et quelques encartés au FN, cela ferait donc de moi un vecteur de la peste brune ?
            C’est marrant, les libéraux prétendent s’extraire de la pensée unique et voilà que comme le gaucho de base on fait dans la reductio ad hitlerum.

            Theo31, vous êtes pitoyable.

  11. « Ils n’ont pas compris que le peuple les déteste ! »

    jugeons les assassins de la France

    « Il y a plus de vingt ans, j’ai publié « La révolution des termites ». Le livre raconte comment la France s’effondre pans par pans. C’était une fiction. C’est aujourd’hui une réalité.
    La France s’effondre parce qu’elle a défié les lois économiques, qui ne sont en fait que les lois de la nature. Travailler, épargner, investir, depuis des millions d’années, depuis qu’il a lentement émergé de l’animalité – et se souvenant même, au cœur de ses gènes, de cette ascendance qui, par exemple, dicte à l’oiseau de capitaliser des brindilles pour construire son nid et y faire naître les petits qui assureront la survie de l’espèce – l’homme n’a fait que cela. Et c’est pour cela que nous, les hommes d’aujourd’hui, sommes là.

    Mais parmi les hommes de ce temps qui ne méritent pas la place qu’ils occupent, il y a surtout les Français. Aucun peuple n’a gaspillé à ce point ses chances. Aucun peuple n’a méprisé à ce point les réalités et l’expérience. Aucun peuple n’a été aussi mal gouverné. Aucun peuple n’a été aussi mal informé. Et aucun peuple ne va payer aussi cher les fautes qu’il a commises, parce que celles-ci n’ont pas été seulement des erreurs, mais des crimes contre la vie.
    Hayek a trouvé l’expression qui résume tout : la « présomption fatale ». Si certains trouvent la formule trop policée, je leur en propose une autre : la « mortelle connerie ».

    Comment a-t-on pu faire croire aux Français que le développement cancéreux d’un Etat qui ne produit rien pourrait les enrichir ?

    Comment les a-t-on persuadés qu’ils seraient soignés et toucheraient une retraite en étouffant l’activité économique sous le poids de prélèvements sociaux sans cesse alourdis ?

    Comment leur a-t-on fait accepter que des immigrants s’installent par millions en France alors que les citoyens n’avaient pas leur mot à dire sur cet évènement inouï dans l’histoire de notre pays et sans que jamais on leur ait représenté l’immensité des conséquences et le poids des sacrifices qu’ils allaient devoir faire pour accueillir et assimiler ces nouvelles populations ?

    Comment se sont-ils laissé imposer la dictature d’une technocratie arrogante et incompétente, qu’ils reconduisent au pouvoir scrutin après scrutin, comment supportent-ils que leurs médias ne soient pleins que des faits et gestes de ces satrapes férocement cupides qui les tyrannisent et insultent jusqu’à l’idée même de démocratie ?

    La réponse à ces questions est simple : on a vendu aux Français le paradis à crédit. Ils ont été assez stupides pour croire à la bonne affaire, et aujourd’hui que ceux qui leur ont prêté l’argent refusent de passer encore à la caisse pour continuer à entretenir l’illusion de ces cinglés, ceux-ci crient au voleur !

    Que personne ne se fasse la moindre illusion : la punition va être cruelle. Mais elle ne sera jamais que le juste châtiment d’un peuple vaincu. Vaincu par lui-même, par ses dirigeants au fil des décennies, par la folle inconscience de ceux qui détenaient le droit à la parole et qui ne s’en sont servis que pour flatter les puissants du moment et se faire une vie pépère.

    Quand on voit parader encore aux étranges lucarnes les fourriers de la catastrophe, politiciens minables, éditorialistes aussi minables qu’eux, spécialistes en tout genre et surtout en promotion de leur personne, on se dit qu’ils sont follement imprudents. Ils feraient vraiment mieux de disparaître et de se faire oublier. Mais voilà : pas plus qu’ils n’ont jamais eu la moindre once de lucidité, ils n’ont compris que le peuple les déteste. »

  12. Le slogan « produire français » cache des choses nauséabondes, du protectionnisme à la sauce bayrou, qui chasse sur le terrain de la droite, l’extrême droite et l’extrême gauche. Pêle-Mêle, les mesures qu’il proposent sont du refait, du plat réchauffé, du socialisme en barres.
    Certe, le discours est un peu plus séduisant que les autres, et le type un chouilla moins socialiste, mais son discours sur la dette ne cherche pas à réformer notre modèle social en profondeur mais bien donner un second souffle à la social-démocratie.
    Enfin, il n’accompagne jamais ses discours avec des mesures concrètes.

  13. Puisque l’on parle du populisme, en mal comme d’habitude puisque nous sommes en France, je voudrais le réhabiliter quelque peu.

    Le populisme est réactionnaire par essence. Je gage que c’est à ce titre qu’il est tant décrié puisque nos élites politiques, médiatiques et culturelles se roulent dans les délices du progressisme. Néanmoins il est avant tout fondé sur des valeurs considérées comme positives dans bon nombre de pays civilisés : l’esprit civique, l’attachement à une communauté humaine ancrée dans l’histoire et le sol ainsi qu’à ses traditions et vertus, le goût de l’effort et du travail bien fait, le sens des limites, la propriété en tant que garante de l’indépendance individuelle. Bref pas mal de choses qui ont plus à voir avec la common decency qu’avec le portrait que nos politiciens en font.

    Les mots ont un sens et il me semble que lorsqu’à l’instar des politiciens on en fait mauvais usage on œuvre dans le même sens qu’eux. Ceux qui sont appelés populistes en France seraient plutôt les bateleurs démagogues de la foire républicaine. Ce qui est fort différent. Non ?

  14. Bayrou libéral ? C’est une plaisanterie je suppose !

    Sinon, est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pour quelle obscure raison certains libéraux vont s’associer à des mouvements (je parle du « modem », du « nouveau centre » ou d’autres partis candidats à la grande primaire socialiste d’avril 2012) dont le principal crédo est le fédéralisme européen, les eurobonds et la mutualisation de la fuite en avant collective dans la dette ?

    Qu’on ne me sorte pas des fables sur je ne sais quel « traité financier » censé amener un peu moins de dépenses publiques, tout le monde sait ce qui est arrivé aux critères de Maastricht. La « construction européenne », c’est avant tout une idée collectiviste consistant à empêcher toute saine concurrence entre pays membres, et à faire subventionner les plus irresponsables par les autres selon les bons vieux principes socialistes.

    Elle s’achèvera par une faillite générale…qui aura au moins le mérite de renvoyer aux oubliettes pour très longtemps tous les eurocrates et la surcouche d’état fédéral qu’ils voudraient nous imposer, en plus de celles déjà existantes.

    En tout cas dans l’hypothèse d’un second tour (certes peu probable) Baymou / Marine, je sais où ira ma voix. Certainement pas au candidat du centre, qui est au final le plus étatiste des deux avec ses vues fédéralistes !

    Mais à vrai dire je n’attends pas grand chose de 2012 en France. Beaucoup plus des élections américaines, et des échéances électorales suivantes en France, une fois que le candidat élu en 2012 (Hollande ?) aura fait faire à la France au bord du gouffre le grand pas en avant dont elle a besoin pour qu’il y ait une prise de conscience collective sur l’impasse que constitue le keynésianisme ET l’euro.

  15. j’y avais pensé , un bayrou / le pen ; c’est trés possible , sarkozy se flambe tout seul , et de toute façon les parti ump / ps , c’est périmé ; z’ont plus la côte ; fini , laminé ;la pire des leçon pour ces deux partis serait l’arrivée de le pen au pouvoir ;

    1. Non le candidat le plus redoutable pour l’UMP ou le PS serait d’avoir François Bayrou; car Marine Le Pen n’a absolument aucune chance d’être élue ; son premier tour risque déjà d’être probablement plus compliqué que prévu..

  16. Il ne me semble pas que Mr Bayrou fût un remarquable ministre de l’Education nationale, j’ai plutôt le souvenir d’un ministre captif des syndicats arborant avec vanité son titre de prince de la République tel un éleveur de son Béarn natal, montrant avec fierté la médaille du comice agricole de Trifoullis les oies décernée à la plus belle bête de son élevage.
    Monsieur Bayrou ruisselle d’ambition, patauge en plaine parce qu’il ne peut prendre de hauteur, têtu comme un bouc il confond entêtement et volonté , de même, il considère les railleries, l’indifférence, les inimitiés dont il peut être l’objet comme une preuve de sa superiorité.
    .

  17. Amusant, les critiques émanant de ceux qui n’aiment pas Bayrou : ils lui cherchent des poux dans la tête, mais la sienne est propre. L’UMPS, elle, est très sale,

  18. Si 3 millions de français votent pour Frédéric Bastiat, ça ne pèsera bien sûr pas dans le résultat, par contre ça peut faire réfléchir un peu les dépouilleurs des bureaux de vote. Avec un peu de chance, on en parlera même dans les média.

  19. Bayrou, Mitterrand lui a dit un jour qu’il serait président, alors vous comprenez…si tonton a dit çà…c’est peut-être vrai ! du moins il doit y croire !

    Sinon, lequel des candidats nous parlent de diminuer le poids de l’état….aucun, bien sûr !

    Je vote Bastiat….

  20. Mais non, Hollande sera notre Blum ou notre Roosevelt (faudra l’aider un peu j’en conviens ,mais Blum c’était pareil) ce sera bientôt la fin de l’expérience Hayekienne : ça ne fonctionne pas ,cela a conduit à une oligarchie hors taxe ultra protégée domiciliée dans les paradis fiscaux (60 000 milliards) et à la précarité pour tous les autres . Le rejet de plus en plus fort des cadres de la banque le confirme de jour en jour : La route est finie pour les néolibéraux .A partir de mars les états européens devront emprunter 800 milliards ,les banques devront aussi se refinancer ,ce sera la fin de la route pour vos idées. Les nouvelles règles seront écrites à coup de grèves comme en 1936 ou 1968 . Et on rasera très très court, on ne garanti déjà plus que 70 000 euros assurance vie comprise, je pense que 20 000 serait déjà bien : tout est détaillé par Delamarche ou Jorion, informez vous en dehors de la secte pour ne pas tout perdre…Si Hollande annonce un Glass Steagall act, il prendra 10 point voire passera au premier tour.Bonjour chez vous …

    1. Waouh, « la fin de l’expérience Hayekienne »… Il faudra me dire quand elle a commencé, parce que franchement j’aurais aimé y assister !

      Sans doute vouliez-vous dire Keynésienne… Ce qui aurait plus de sens mais contredirait le reste de votre propos.

      Se renseigner sur ce que veulent les étatistes-socialo, franchement, c’est facile, il suffit de regarder la Télé et n’importe quel homme politique. On ne voudrait pas les connaitre qu’on serait obligé de les entendre. Arrêtez un peu vos fantasmes…

      Par contre, entendre et connaître les positions libérales, les vraies, ça c’est bien plus compliqué: cela signifie avoir de l’esprit critique et un minimum d’ouverture et de recul par rapport à la situation actuelle.

  21. Les vrais questions sont posées avec la descente en enfer de notre pays :
    quel candidat pourra s’affranchir du pouvoir des marchés,des banques et des
    agences de cotation?quel candidat pourra rompre avec un système d’une
    Europe du chacun pour soi,où on a acceuilli tout le monde,tous les systèmes
    en tirant toujours vers le bas?Qui pourra rompre avec le système qui permet
    aux grandes industries de se délocaliser,de promouvoir la Chine au rang de
    première puissance mondiale,économique mais bientôt militaire?qui pourra
    ramener une vraie justice sociale car actuellement ce sont les plus faibles
    qui s’appuient les plus grands efforts,il faut en terminer avec les économies
    paralléles (Voir les boutiques de particuliers sur les sites d’annonces) alors
    que des petits commerçants crévent?SARKOZY ? HOLLANDE?BAYROU?.
    Tous ces gens là incarnent la faillite de notre pays : une E urope élargie à tout prix,l’Euro dont on attend la faillite,les emprunts pour une dette abyssale ,avec de l’argent emprunté aux chinois.Il faut retrouver la raison
    et arrêter de marcher sur la tête.Tous ces gens là nous ont menés où nous
    sommes aujourd’hui.Alors,la solution ?Les écolos? un tel gouvernement nous fera retourner à l’age de pierre.Marine,c’est peut être une solution.A
    bien réfléchir,cette fois

    prix