Le vrai coût de la taxe foncière pour l’immobilier de bureau

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

La Défense (CC, Simdaperce)

Pour comparer la taxe foncière entre différentes implantations possibles, les entreprises se réfèrent généralement au taux de cette même taxe. Pourtant, au vu d’une étude d’Alma Consulting Group reprise par La Tribune, les collectivités jouent en fait au maximum de la complexité de la taxe pour en masquer le coût réel. Ainsi, si l’on prend le coût réel de la taxe foncière, les collectivités jugées les moins chères sont loin de l’être. Pour déterminer ce coût réel, l’étude a pris en compte la taxe foncière, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui figure sur le même avis d’imposition, ainsi que l’assiette sur laquelle s’applique le taux de la taxe foncière puisque la valeur locative des biens varie en fonction des lieux d’implantation et des catégories de locaux.

Quelques exemples: Saint Denis est ainsi la ville la plus chère avec un coût de 38,4 euros/m2 alors même que son taux est relativement bas à 41,71%. Par contre, Tourcoing affiche un coût réel de 10,4€ au mètre carré, malgré un taux de 66%. De même, l’amplitude est extrême entre les différents quartiers de la capitale, où les coûts réels varient de 8 à 54€ du mètre carré. Et si le coût global y est stable, cela fait suite à une hausse de 40% en deux ans sous la mandature de Bertrand Delanoë…

Surtout, le coût médian de la taxe foncière augmente de plus de 5% par rapport à 2010, passant de 18 à 19€. La crise frappe tout sauf les taxes malheureusement… Voir à ce sujet notre article sur les gaspillages des collectivités locales.

Une fois de plus, la complexité des impôts et des taxes entrave la capacité des acteurs économiques à prendre de bonnes décisions en masquant la réalité de l’imposition. Espérons que l’on entendra enfin le message des libéraux pour une fiscalité simple et aisément comparable. Seule solution pour plus de clarté, c’est aussi la meilleure voie pour faire diminuer l’imposition globale par une réelle mise en concurrence des collectivités sur leur attractivité fiscale.

Lire aussi : créativité fiscale sur Wikibéral

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