Accueil > octobre 2011

Les dirigeants européens n’ont poursuivi qu’une seule politique depuis 2008: renflouement et emprunt, renflouement et emprunt.
Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni
"Il nous faudra un miracle." C’est ce qu’a écrit le trader de la UBS Kweku Adoboli dans son dernier message sur Facebook juste avant qu’une perte de £ 1,3milliards ne le rattrape. Cette remarque pourrait bien servir de slogan officiel du dernier sommet à Bruxelles.
Comme Adoboli, les dirigeants européens ont doublé la mise et cela afin de conjurer l'inévitable. Eurent-t-ils fait face à la crise de la dette grecque en 2009, le coût total en serait resté aux alentours de €60 milliards. Maintenant on a radié €100 milliards, avec vraiment peu d'espoir de voir résoudre le problème sous-jacent. Ce dernier plan de sauvetage ira dans la même direction que les plans de sauvetage précédents. On verra un sursaut des marchés boursiers à court terme, qui va disparaître aussitôt que les traders se rendront compte

Il est à craindre que le concept de dépense fiscale fasse fureur car il conjugue en apparence l’exigence de réduction des dépenses publiques avec l’absence totale de volonté de réforme de nos politiques.
Par Florent Belon
La défaite ou la victoire dans le monde intellectuel passe plus souvent par l’usage généralisé des mots et expressions du dominant que par son raisonnement, sa cohérence, sa morale. Les mots « social », « solidarité », « justice », dans leurs utilisations et sens actuels sont ainsi sans doute les plus belles et solides victoires socialistes.
Dans l’environnement de crise des finances publiques que nous connaissons, il est important pour les socialistes de tous poils de masquer la faillite et l’impasse de l’État providence, non seulement morale mais désormais financière.
Une analyse simple et de bon sens
Un budget est constitué de ressources ou recettes et de dépenses ou affectations. Les recettes de l’État sont exclusivement des recettes fiscales actuelles ou futures (les dettes sont les impôts ou l’inflation

Maastricht a changé sa loi envers les étrangers depuis le 1er octobre sur la vente de cannabis. On peut déjà observer les premiers effets de cette interdiction dont certains inattendus.
Par Liberté Chérie Belgique
Pour ceux n’ayant jamais eu le grand bonheur de visiter Maastricht, il s’agit d’une ville charmante, très vivante, aux rues bien entretenues et pourvue d’une jolie architecture mêlant du traditionnel rénové et du moderne. Cette ville très animée où on peut même croiser des opéras en rue durant l’été était, jusque ce 1er octobre, une des principales villes où les étrangers venaient s’approvisionner en cannabis et prenait une part importante dans les 400 millions d’euros annuels que rapporte le cannabis au gouvernement hollandais sous forme de taxes.
Seulement, ces dernières années, les habitants se plaignaient de plus en plus des nombreuses nuisances sonores causées par les étrangers venant s'approvisionner. Les français et les espagnols étaient les premiers montrés du doigt et, après de

François Hollande, dont tous les observateurs soulignent le sens de l'humour, a monté une blague à ses petits camarades:
Il était une fois 60.000 enseignants que je vais créer d'un coup de ma baguette magique "Yaka". Comme je dois être sérieux pour ne pas être confondu avec ma femme (Non, pas comme DSK confondue par une femme...), j'ai un trésor de 500.000.000 d'euros par an, pour financer la création de 12.000 postes par an. Au total, j'aurai 60.000 enseignants pour 2,5 milliards d'euros. Abracadabra!
Aussitôt la bande de l'Union des Mous du Présidents, par la voix de Grincheux, leur chef, ricana à grands éclats de rire: "Ouah, il est nul en calcul! Ça ferait 7,5 milliards sur 5 ans, et je te dis pas sur 50 ans de carrière!" Et Carabosse relança: "100.000.000.000 d'euros, sur toute leurs carrières!"
Et paf, Jack Lang est tombé dans le piège grossier de son petit camarade (de la lutte

Au regard des récentes agitations géopolitiques et mondialo-économiques, il y avait un bon vieux goût de prestige diplomatique à saisir "à pas cher", qui en constructeur de démocratie arabe, qui en effaceur au bon cœur de dette socialiste, et cela ne pouvait pas laisser Dominique indifférent.
Oui, briller à l'international, bien loin du train-train étatique franco-français, des mesurettes pour sous-secrétaires de fonds de cabinets, des réformettes fiscales et des miettes quotidiennes de vie mondaine à jeter au bec des journalistes d'astreinte.
La place est prise, certes, et bien prise au point
qu'il faille reconnaître que l'occupant, petit
artisan boucher haineux qui voulut le pendre
jadis à son croc n'est plus pour la France "un des principaux problèmes qu’il faut régler" mais bien un président qui "s'est mobilisé". Ça écorche un peu la bouche mais c'est tellement dérisoire lorsqu'on se voit, lorsqu'on se sent, lorsqu'on se veut président.
Toutefois, l'aventure présidentielle, ça s'annonce avec panache, attention. Pas

Le jour où nos politiciens, de droite comme de gauche, cesserons de s’exonérer de toute responsabilité dans cette crise, alors nous serons prêts de nous en sortir.
Par Alain Dumait
Les responsables politiques français se repassent la responsabilité de la dette publique comme ils le feraient d’une patate chaude.
La vérité est qu’ils le sont tous, puisque, depuis 1973, la dette publique n’a cessé d’augmenter, croissance ou pas. Nos dirigeants se sont d’ailleurs relayés pour proclamer les bienfaits supposés de la dette !
Et encore maintenant, quand ils nous parlent de «prélèvements obligatoires» (de l’ordre de 44% du PIB), ils ne comptent pour rien l’endettement. Pour essayer de nous cacher que la dépense publique (financée à 25% par de la dette) représente 57% de ce PIB…
Il serait plus simple de chercher, dans le paysage politique, les rares Cassandre qui ont crié casse cou !
Mis à part les économistes libéraux orthodoxes – emmenés

Au milieu des cotillons et des tapes dans le dos des politiciens qui ont sauvé l'euro, ça sent le roussi. La zone euro n'est pas sauvée, et comment pourrait-elle l'être alors que sa dette se creuse chaque jour davantage? Elle vient simplement de gagner du temps, une fois de plus.
Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse
L'Europe est sauvée.
Encore.
Le Fonds Européen de Stabilité Financière est désormais augmenté à 1'000 milliards d'euros, comme ça, sans que personne ne verse un euro de plus et surtout pas l'Allemagne. On ne dit plus "baguette magique", on dit "effet de levier" - mais la fascination naïve que le tour exerce sur le public est identique.
-- La dette grecque a été ramenée à des proportions raisonnables, bénignes, juste avec un peu de bonne volonté de la part des banques.
-- L'Italie au pied du mur s'est soudainement réformée, d'un coup d'un seul, quelque part entre lundi

Cette fonction publique qui n'en finit pas d'augmenter
Manque de moyens. Manque de personnel. Réduction des effectifs. Non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pas de doute, la fonction publique disparaît sous le coup de coupes claires méthodiques, répétées et acharnées. C'est horrible. À moins que...
À moins qu'on nous bourre gentiment le mou. Ou que, plus simplement, on nous raconte une belle histoire en insistant sur ce qu'on voit et en oubliant, de l'autre côté, tout ce qu'on ne veut pas voir.
Il y a quelques jours est sorti, fort discrètement, le rapport annuel de la fonction publique. On y apprend pas mal de choses, et surtout que, contre toute attente, le nombre de fonctionnaire... augmente. Pourtant, si l'on s'en tient au discours officiel des syndicats, ponctués de petites larmes aussi calibrées que médiatiques, la situation, dans le pays, devrait alarmer tous les citoyens puisqu'à les écouter, des pans entiers de nos services publics
30/10/2011 | Posté dans
Édito |
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Ce dessin fait plus particulièrement référence à notre article sur ces soixante députés "libéraux" qui veulent augmenter les impôts.

Malgré quelques avancées sur le plan institutionnel, la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale) reste caractérisée par un faible niveau des échanges commerciaux entre États membres. L’intégration en Afrique centrale est-elle une chimère ?
Par Sali Bouba Oumarou
Article publié en collaboration avec UnMondeLibre
Dans le cadre du jeu et des enjeux de la mondialisation, l’intégration régionale apparait comme un moyen efficace pour la création d’entités économiques à même de profiter des opportunités du « système monde » et d’en relever les défis. La création en Afrique centrale de la CEMAC en 1994 avait laissé penser que le coup d’accélérateur à l’intégration régionale en Afrique centrale allait enfin être donné. Malheureusement, à la différence de l’Afrique de l’Ouest où des avancées notables en matière d’intégration régionale sont enregistrées, la CEMAC reste quelque peu en marge de la dynamique d’intégration économique qui s’observe sur le continent. Plus d’une décennie après sa création il y a lieu de constater