Présidentielle 2012 : suspense sur la candidature providentielle de Dominique de Villepin

Publié Par Monsieur Z, le dans Contrefout

Au regard des récentes agitations géopolitiques et mondialo-économiques, il y avait un bon vieux goût de prestige diplomatique à saisir « à pas cher », qui en constructeur de démocratie arabe, qui en effaceur au bon cœur de dette socialiste, et cela ne pouvait pas laisser Dominique indifférent.

Oui, briller à l’international, bien loin du train-train étatique franco-français, des mesurettes pour sous-secrétaires de fonds de cabinets, des réformettes fiscales et des miettes quotidiennes de vie mondaine à jeter au bec des journalistes.

La place est prise, certes, et bien prise au point
qu’il faille reconnaître que l’occupant, petit
artisan boucher haineux qui voulut le pendre
jadis à son croc n’est plus pour la France « un des principaux problèmes qu’il faut régler » mais bien un président qui « s’est mobilisé ». Ça écorche un peu la bouche mais c’est tellement dérisoire lorsqu’on se voit, lorsqu’on se sent, lorsqu’on se veut président.

Toutefois, l’aventure présidentielle, ça s’annonce avec panache, attention.  Pas un dimanche soir sur la radio publique des journalistes d’astreinte pendant que l’employé catégorie B supporte patiemment les bouchons porte d’Orléans et les brailleries de la marmaille surexcitée. Pas servi en sauce béarnaise tiède comme chez François, comme potage bio sans sel chez Corinne ou comme soufflé retombé chez Jean-Louis.

Alors Dominique patiente, il maîtrise, il observe, il calcule, il mesure et la nation toute entière, suspendue à ses lèvres, guette ses moindres mouvements jusqu’au jour de sa déclaration flamboyante de candidature providentielle et…  Bon ! Alors je vous préviens que le prochain que je prends à répéter « Dominique qui ? » va se faire expulser manu militari et sera définitivement interdit d’accès à la cabine téléphonique au prochain meeting !

Laisser un commentaire