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  1. Il est tout à fait inexact que, pour les présidentielles, on n’ait le choix qu’entre la peste et le choléra. Ceux qui le redoutent devraient au moins écouter (sur le net) l’allocution de François Bayrou en clôture de l’université du Modem . Cet homme, qui a été ministre de l’Education naionale, se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême. C’est un homme posé, rien d’un m’as-tu-vu ni d’un excité, qui s’exprime toujours très bien, fait lui-même ses discours et a longuement réfléchi aux problèmes de fond de la France, qu’il n’a pas l’intention de brader. Il présente bien.
    Ceux qui ont entendu l’allocution mentionnée sont également encouragés à lire son ouvrage « 2012 état d’urgence ».
    Quand on commencera très prochainement à lire et entendre des attaques contre lui, ce sera bon signe. Le signe de l’espoir justifié.

    1. Il est juste de rappeler que Bayrou, quand il était ministre de l’EdNat, a voulu faire une réforme (pas spécialement libérale, d’ailleurs), s’est fait rabrouer par les syndicats, leur a tout concédé, et a passer les deux années suivantes à cogérer ce ministère avec les mêmes syndicats. On a vu mieux, même à gauche.

  2. @Benjamin, la critique est facile mais l’art est difficile, votre commentaire est stérile en ce sens qu’il relate un fait lointain, occultant tout le trajet qu’a pu faire F.Bayrou depuis cette expérience qu’il a mal vécu mais de laquelle il aura tirer pas mal d’enseignement.
    Je partage le point de vue d’Erevan, entre la peste et le choléra, il reste effectivement F.Bayrou, ce n’est certes pas un libéral affiché, mais sur le fond il est de loin le moins jacobin de tous, ce qui est déjà un pas non négligeable vers une société plus libérale. En tant que libéral on pourrait évidemment être tenté de voter blanc, mais de fait cela revient à renforcer le système UMP et PS.
    On ne peut pas juger un homme sur ces résultats en tant que ministre, ou alors c’est méconnaitre le fonctionnement de nos institutions, en France les ministres ne sont que des fusibles qui servent à protéger la tour d’ivoire qu’est l’Élysée. Je pense que beaucoup de libéraux sont comme ces gens de gauche qui attendent le « grand soir » de la liberté, du coup ils piétinent et ne contribuent même plus à éclairer les conscience des électeurs; ils sombrent dans une sorte de passivité qui ne fait finalement que renforcer le système jacobin. On l’a vu en 2007 où les libéraux appelaient à soutenir N.Sarkozy , discréditant durablement l’image des libéraux, déjà fortement biaisée par plus de 200 ans de formatage jacobin.

    1. « On l’a vu en 2007 où les libéraux appelaient à soutenir N.Sarkozy »
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      Non, sans blague, quels libéraux ??? Si un libéral appelle à soutenir Sarko, ce que ce n’est en aucun cas un libéral.
      Quant à votre « grand soir » des libéraux, vous le sortez du chapeau.

      Ah oui, pour votre réponse, je n’attends pas autre chose que des diversions, cris indignés et autres fatuités typiques d’une rhétorique de l’homme de paille.

  3. Alors là, voyez, je fourre allègrement Bayrou dans le même paquet, c’est un arriviste aux dents longues qui essaie vainement de se distinguer de l’UMPS sans aucune idée nouvelle, en tout cas sans proposer de réduction sensible des dépenses de l’Etat.
    En tout cas, il est clair que je ne voterai pas Bayrou. Il fait partie de cette mascarade à laquelle je ne souscrirai certainement plus.