Comitini, Italie : 960 habitants, une poignée de routes mais 9 agents de la circulation

Publié Par Alex Korbel, le dans Non classé

Le New York Times publie un article sur les causes de la crise des finances publiques italiennes, l’anecdote suivante en incipit :

Village de Comitini en Italie — Avec seulement 960 habitants et une poignée de routes, ce petit village perché dans les zones arides des collines du sud de la Sicile ne semble pas avoir de problèmes de circulation majeurs. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir un agent de la circulation à plein temps – et huit auxiliaires.

Les auxiliaires, qui gagnent 800 euros par mois pour une durée de travail de 20 heures par semaine sont le résultat, avec les 64 employés de la petite commune, d’un système de vote-contre-emploi omniprésent dans la vie politique italienne à tous les les niveaux.

« Les emplois comme ceux-ci ont gardé cette ville vivante », déclare Catherine Valenti, 41 ans, auxiliaire de circulation bien engoncée dans son uniforme bleu alors qu’elle est assise avec deux collègues à boire du café dans le bar de la ville sur leur temps de travail. « Vous voyez, nous sommes au bistro, c’est notre façon de soutenir l’économie. »

Le reste de l’article explore les raisons de la détérioration des comptes publics italiens, en insistant sur le marchandage entre élus et fonctionnaires, les premiers promettant des faveurs et de nouveaux emplois aux seconds en échange de leurs voix aux élections.

On y apprend notamment que sous le gouvernement du premier ministre Silvio Berlusconi, les dépenses de l’Etat italien sont passées de 753 milliards d’euros en 2000 à plus de 1 000 milliards d’euros en 2010, soit une augmentation de 32,8% du poids économique de l’Etat en dix ans. On est très, très loin du libéralisme économique.

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