Comment sortir de la crise ? Réponse à Alain Minc

Publié Par Patrick de Casanove, le dans Économie

Selon Alain Minc, nous sommes face à « un coup de folie qui a trois racines : l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques, et l’inculture des agences de notation ». Patrick de Casanove, président du Cercle Bastiat, souligne les erreurs d’une telle thèse et rappelle qui sont les vrais coupables.

Par Patrick de Casanove
Un article publié en collaboration avec l’Institut Coppet

On nous a rebattu les oreilles sur la responsabilité des financiers et des banquiers dans la crise financière exonérant l’État de toute responsabilité. C’est « ce qu’on voit ». Pourtant le principal coupable c’est bien lui. Par ses réglementations, il a perverti les lois du marché, et permis des choses naturellement inconcevables sans sanction immédiate du dit marché. C’est « Ce qu’on ne voit pas ».

Les hommes politiques ont prétendu qu’il fallait sauver les banques pour éviter le drame et que seul l’État pouvait agir. Pour ce faire les États ont dépensé massivement de l’argent qu’ils n’avaient pas. Ils ont ensuite affirmé relancer leur économie par un interventionnisme délirant. C’était à celui qui dépenserait le plus un argent qu’il n’avait toujours pas. Ils ont eu recours à la dette et à la création monétaire. Personne ne les a forcés, ils en étaient fiers. Cela correspond à leur mode de fonctionnement profond : dépenser pour asseoir son pouvoir.  Grâce à ces politiques volontaristes, les politiciens ont prétendu avoir sauvé le monde. « Sauveur du monde » ça vous donne une « posture d’Homme d’État », bien utile, surtout en période électorale.

La réalité c’est que les politiciens ont eu recours à « des politiques monétaires non conventionnelles » en un mot la planche à billets, et à de la cavalerie : de la dette pour payer de la dette. Endetter des États déjà endettés pour sauver les banques, puis endetter des États moins endettés pour sauver les plus endettés. Le projet de mutualiser la dette ne résoudra rien. Ce n’est pas de la solidarité, c’est une fuite en avant. Comme les politiciens ne peuvent pas endetter les Martiens la course à abyme finira par s’arrêter.

En attendant, le résultat est la catastrophe que l’on connaît. Massivement endettés, en proie aux déficits budgétaires, certains États sont passés de l’état de faillite avérée cachée à l’état de faillite avérée évidente. Aujourd’hui le roi est nu.

La crise a simplement été masquée mais la nature reprend ses droits, le monde réel existe, même si les politiciens en sont déconnectés.

Ces derniers n’ont aucune solution à proposer malgré leurs concertations et sommets. Ils confirment qu’il ne faut pas compter sur eux pour résoudre les problèmes qu’ils créent. Leur analyse est mauvaise, les conclusions qu’ils en tirent sont erronées, leurs solutions n’en sont pas. Prenons un exemple récent :

N’en déplaise à Alain Minc [1], nous ne subissons pas « un coup de folie qui a trois racines : l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques, et l’inculture des agences de notation ». Ce que nous vivons, c’est la réalité qui rattrape les politiciens. Les investisseurs sont rationnels, ils voient bien que la faillite est là. « Les banques ne se prêtent plus entre elles, craignant une improbable faillite ». Mais si les banques savent qu’elles peuvent faire faillite, cela veut dire qu’elles sont responsables et que personne ne les sauvera d’une mauvaise gestion. Il en résulte une forte incitation à bien gérer.

« Et il est fascinant de voir avec quelle superficialité les agences de notation jugent les pays. Pour l’Italie elles méconnaissent (…) que 30% de l’économie souterraine ne figure dans aucun compte, et elles n’intègrent pas la force de son industrie. Elles oublient surtout que les pays européens peuvent augmenter leur TVA et disposer d’un surcroît immédiat de ressources. » D’habitude l’économie souterraine est critiquée comme vivant de la fraude, alimentant la corruption, et réduisant les recettes de l’État. Les agences de notation tiennent bien compte de l’économie souterraine puisque sans économie souterraine bien des pays seraient dans une situation plus dramatique encore. Si leur situation réelle leur permet de surnager c’est que l’économie souterraine produit des fruits visibles et les agences le constatent. Si vous voulez une bonne note, faites une bonne politique. La force de l’industrie italienne aussi extraordinaire soit elle, elle ne sauvera pas l’Italie dans les circonstances actuelles. Quant à l’augmentation de la TVA, qui n’a aucune originalité, elle ne sauvera rien. Elle ne créera aucune ressource, elle détournera au profit de l’État des richesses produites par les gens et qui sortiront du circuit du marché libre et de l’économie réelle. On est toujours dans le « ce qu’on voit » on ignore « ce qu’on ne voit pas ».

Ce n’est pas « la baisse brutale des cours des matières premières si elle se maintient, (qui) va éloigner les risques inflationnistes qui pesaient sur la Chine et les pays émergents. » L’inflation n’est pas liée à la hausse des prix, mais à l’augmentation de la masse monétaire ne reposant sur aucune création de richesse.  Nous allons peut-être « à marche forcée vers la gouvernance économique européenne ». C’est le rêve des hommes de l’État mais c’est une mauvaise chose, comme le serait une gouvernance mondiale. Bien des gouvernants, depuis des décennies, ont suivi des politiques ineptes.  Heureusement certains sont parvenus à y échapper. Il existe des issues de secours. Une gouvernance mondiale fermera toute issue de secours, tuera la concurrence entre États, étouffera la liberté économique, fondera le totalitarisme.

Non l’urgence n’est pas « la coordination macroéconomique » mais la liberté microéconomique. « Les Chinois commencent à avoir peur. Bonne nouvelle ! » La peur des Chinois, si tant est qu’elle existe, n’est pas une bonne nouvelle. Dans une économie libre et prospère ce n’est pas la peur qui guide mais la confiance. La bonne nouvelle serait la confiance. Comme bien des personnes, les Chinois sont rationnels, ils ne sont plus certains d’être remboursés !  D’ailleurs, l’agence chinoise de notation Dagong GlobalCredit Rating a, depuis plusieurs semaines, bien avant Standard & Poor’s, dégradé la note des USA à AA, et celle de la France à A-.

L’exemple qui précède n’est pas isolé. Il suffit d’écouter une radio, de regarder la télévision, de lire un quotidien ou un magazine, tous sont sur le même ton. Cela montre que les seules idées des politiques et de leurs conseillers sont plus de réglementation, mondiale de préférence, et plus de taxes et d’impôts. C’est ce qu’ils appellent la rigueur. Ils veulent l’imposer aux gens, les contraindre à des sacrifices, et rester en place. En vérité, ce sont les gens qui devraient renvoyer les politiques pour les sanctionner de les avoir menés à la ruine.

Il ne sert à rien de se tourner vers l’État. L’État providence est mort. Les individus doivent ouvrir les yeux, la sécurité sociale par l’État est un leurre. Les personnes doivent désormais accepter d’assumer la responsabilité de leur vie. Chacun doit retrousser ses manches. « L’homme ne peut vivre et jouir que par une assimilation, une appropriation perpétuelle, c’est-à-dire par une perpétuelle application de ses facultés sur les choses, ou par le travail. De là la Propriété. »  Frédéric Bastiat « La Loi ». Chacun doit redécouvrir la Souveraineté individuelle et la coopération spontanée.

La seule solution est de cesser de s’endetter et de rembourser les sommes dues.

Les crises économiques ne sont pas inéluctables, la réglementation et l’interventionnisme des États en sont la cause. Frédéric Bastiat écrit dans « Harmonies économiques, À la jeunesse française » : « Tous les intérêts légitimes sont harmoniques. (…) la solution pratique du problème social : s’abstenir de les contrarier et de déplacer les intérêts. Il ne faut pas étendre artificiellement la solidarité de manière à détruire la responsabilité ; en d’autres termes, il faut respecter la liberté. » Il faut respecter la liberté économique et la Propriété privée.

Pour ne plus s’endetter, il faut diminuer les dépenses publiques donc privatiser et strictement cantonner l’État à ses fonctions régaliennes. Privatiser ce n’est pas vendre le pays, à d’odieux prédateurs. C’est mettre en œuvre une formidable puissance économique légitime. C’est le retour de la responsabilité personnelle, de la prévoyance et de l’épargne. La propriété et la responsabilité personnelle sont les meilleures armes contre la fraude.

Pour rembourser, il faut la prospérité donc la liberté économique. Il faut baisser les prélèvements obligatoires, pour que les individus aient les moyens matériels de se prendre en main, de faire des choix économiques et de destin. Ils pourront agir en particulier lors des privatisations. Même si ce ne sont pas des nationaux, ce n’est pas un problème. La mondialisation ouvre aux pays en difficultés les ressources de la planète entière, à condition de jouer la carte du libre échange. Habituellement, les étatistes déplorent l’existence d’une économie souterraine, parfois très importante, qui réduirait les recettes de l’État. « C’est ce qu’on voit ». Mais elle permet aujourd’hui au pays de survivre, parce que l’argent reste dans l’économie réelle. « C’est ce qu’on ne voit pas ». Demain, c’est une réserve de puissance pour une économie libérée. Autre réserve de puissance, les exilés fiscaux, qui fuient la spoliation légale et qui protègent leur bien de la rapacité des États. Au lieu de leur faire la traque il faut les amnistier. Il faut une fiscalité simple, faible, claire, proportionnelle à taux unique : la flat tax. Il faut le retour à la confiance, la sûreté juridique des droits de propriétés à l’abri de l’État spoliateur.

Privatisation, baisse des prélèvements, flat tax, amnistie, liberté économique, droits de propriétés sûrs et libre échange sont les clés de la sortie de crise et de la prospérité. Ce n’est que de cette façon que les particuliers, libres, répareront les dégâts des États.

[1] Le journal du dimanche 7 août 2011


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  1. Selon Alain Minc, nous sommes face à « un coup de folie qui a trois racines : l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques, et l’inculture des agences de notation ».

    Ce type de commentaire n’est pas étonnant. Alain Minc se verrait bien PDG d’une super agence de notation européenne et en étroite coopération avec un super ministre des finances européen (JC Trichet se verrait bien), tous les deux grassement payés par le CONtribuable …

  2. Toujours l’asymétrie dans la peception des phénomènes. L’asymétrie étant un biais profondément incompatible avec les libertés.

    « Endetter des Etats déjà endettés pour sauver les banques, puis endetter des Etats moins endettés pour sauver les plus endettés »

    Eh bien mais pourquoi les Banques ont-elles accepté d’être sauvées ? C’est curieux tout de même.

    De l’autre côté on fustigue bien les Etats qui acceptent d’être financées sans fin par les Banques, mais qui a financé les Etats si ce ne sont les banques depuis 40 ans, par pure création monétaire arbitrairement distribuée ?

    Le système à deux temps qui consiste à créer de la monnaie par les Banques sur la caution des Etats, et par la dette des Etats sur le privilège scandaleux des Banques est un système illégitime.

    De sorte que les générations nouvelles n’ont aucune obligation de quoi que ce soit vis à vis d’un montage frauduleux qui n’offre aucune porte de sortie. Il est mécaniquement impossible de sortir d’un tel système en « remboursant » seules les faillites sont certaines.

    Un système qui ne permet la sortie que par des faillites forcées n’est pas un système adéquat respectant nos libertés, nous qui sommes nés après la contractualisation d’un tel contrat idiot, n’en reconnaissant pas la validité en AUCUNE FACON.

    Ce système monétaire est donc nul et non avenu pour nous. Que ceux qui l’ont accepté remboursent leurs propres engagements à ce système là.

    Pour notre part nous développerons nos propres contrats monétaires en prenant en compte la non-obligation des générations futures à accepter quelque dette que ce soit. Donc sans dettes et en respectant chaque individu de façon symétrique sans préjuger de ce qui est valeur ou pas.

    Conformément à une perception correcte et non-faussée de ce qui est liberté et ce qui ne l’est pas.

    1. «Le système à deux temps qui consiste à créer de la monnaie par les Banques sur la caution des Etats, et par la dette des Etats sur le privilège scandaleux des Banques est un système illégitime.»

      Personne n’a obligé les états à s’endetter, et pas les banques.

      «De sorte que les générations nouvelles n’ont aucune obligation de quoi que ce soit vis à vis d’un montage frauduleux qui n’offre aucune porte de sortie »

      Donc, vous prônez la spoliation des créanciers et des épargnants ?

      « Il est mécaniquement impossible de sortir d’un tel système en « remboursant » »

      Comment ont fait la Suède et la Nouvelle Zélande ?
      Et puis, la France a déjà eu un endettement plus élevé.

      Qu’on interdise tout simplement à l’état de s’endetter, ou avec l’obligation de rembourser dans les 5 ans.

      1. >«Le système à deux temps qui consiste à créer de la monnaie par les Banques sur la caution des Etats, et par la dette des Etats sur le privilège scandaleux des Banques est un système illégitime.»
        Personne n’a obligé les états à s’endetter, et pas les banques.

        Vous faites erreur : la loi de 1973 oblige l’état français à emprunter auprès des banques privées qui elles empruntent auprès de la banque de France au lieu de passer directement par la banque de France ; ce qu’elle faisait auparavant.
        Il s’agit donc bien d’une obligation légale et qui a été mise en place par le Président Pompidou, un ancien employé de la banque Rothschild.

        Cette loi se retrouve dans les traités de Maastricht et de Lisbonne.

        Des calculs ont été fait à propos de cette loi : les intérêts versés sont quasiment égaux à l’endettement de la France. Il s’agit donc là de la principale raison de l’endettement de l’état français.

        >«De sorte que les générations nouvelles n’ont aucune obligation de quoi que ce soit vis à vis d’un montage frauduleux qui n’offre aucune porte de sortie »
        Donc, vous prônez la spoliation des créanciers et des épargnants ?

        Il est possible de faire un audit de la dette et de voir quelle est la part de Dette Odieuse, Dette Odieuse est une définition juridique qui permet de répudier toute dette qui a été prise à l’insu du peuple et contre son intérêt. Par exemple quand Sadam Hussein a été déchu, le peuple irakien a pu répudier 80% de sa dette au grand dam de ses créanciers parmi lesquels la France.

        > Qu’on interdise tout simplement à l’état de s’endetter, ou avec l’obligation de rembourser dans les 5 ans.

        Une solution simple en effet mais qui résout quel problème exactement ?
        Celui du surendettement de tous les pays ? Il est trop tard pour ça.
        Pour la relance de la croissance ? Cette solution serait au contraire contre productive.

        1. « Vous faites erreur : la loi de 1973 oblige l’état français à emprunter auprès des banques privées qui elles empruntent auprès de la banque de France au lieu de passer directement par la banque de France ; ce qu’elle faisait auparavant. »

          Loi qui n’oblige pas l’état d’emprunter aux banques, mais interdit d’emprunter à la banque nat. Nuance que vous ne semblez pas saisir…

          Renseignez-vous surtout sur le rapport entre l’explosion des dépenses publiques et la dette que de le faire entre une loi dont le but est d’avoir un garde-fou contre l’inflation suite à la mise en place de la monnaie papier.

          «Pompidou, un ancien employé de la banque Rothschild.»

          C’est vilain le conspirationnisme. Pourquoi les théories de la conspiration concernent toujours les Juifs ?

          « Il est possible de faire un audit de la dette et de voir quelle est la part de Dette Odieuse, Dette Odieuse est une définition juridique qui permet de répudier toute dette qui a été prise à l’insu du peuple et contre son intérêt »

          Et il s’agit toujours de spoliation. Personne ne dit que c’est impossible à faire, mais qu’il est très difficile lorsqu’on vole son créancier de lui demander un nouvel emprunt par après…

          « Une solution simple en effet mais qui résout quel problème exactement ?
          Celui du surendettement de tous les pays ? Il est trop tard pour ça. »

          Solution qui empêchera à l’avenir de recommencer les mêmes erreurs.

          «Pour la relance de la croissance ? Cette solution serait au contraire contre productive.»

          Alors comment ont fait ces états surendettés qui ont maîtrisé les dépenses tout en ayant de la croissance ? Les cas de résorption de dette qui ont aboutit à de la récession sont le fruit de politique de diminution des dettes par augmentation d’impôts.

          Dommage que vous soyez si peu renseigné sur les faits et que vous préfériez juger sans savoir.

          Maintenant, il est certain que les idéologues keynésiens qui ont des postes subventionnés ne vont pas encouragé la diminution des dépenses…

          1. >> « Vous faites erreur : la loi de 1973 oblige l’état français à emprunter auprès des banques privées qui elles empruntent auprès de la banque de France au lieu de passer directement par la banque de France ; ce qu’elle faisait auparavant. »
            > Loi qui n’oblige pas l’état d’emprunter aux banques, mais interdit d’emprunter à la banque nat. Nuance que vous ne semblez pas saisir…

            Et alors ??? Avant la loi l’état empruntait à des taux très faibles voire quasi inexistant, après il a été obligé d’emprunter à des taux beaucoup plus important pour le plus grand plaisir des détenteurs de capitaux.
            La nuance que vous remet-elle en question ce que je viens d’écrire ? Où est-elle juste là pour détourner l’attention ?

            > Renseignez-vous surtout sur le rapport entre l’explosion des dépenses publiques et la dette

            Les dépenses de l’état français n’ont pratiquement pas changer. Ce qui a changé ce sont les recettes (merci les cadeaux fiscaux : on redonne de l’argent aux plus riches et après on leur emprunt pour leur rendre avec intérêt : un système ubuesque, pas vraiment libéral mais tellement lucratif si vous avez quelques capitaux à placer) et le service de la dette.

            > une loi dont le but est d’avoir un garde-fou contre l’inflation suite à la mise en place de la monnaie papier.

            1 700 milliards d’euros le garde-fou ? Franchement il n’y avait pas moins cher ?

            >> « Il est possible de faire un audit de la dette et de voir quelle est la part de Dette Odieuse, Dette Odieuse est une définition juridique qui permet de répudier toute dette qui a été prise à l’insu du peuple et contre son intérêt »
            > Et il s’agit toujours de spoliation. Personne ne dit que c’est impossible à faire, mais qu’il est très difficile lorsqu’on vole son créancier de lui demander un nouvel emprunt par après…

            Non car en cas de dette odieuse, c’est le peuple qui a été spolié.
            Après je peux comprendre que les créanciers se méfient, encore que j’ai appris que l’Islande qui refusait de payer les anglais et les hollandais pouvaient de nouveau emprunter et à des taux bien plus intéressant que la Grèce…
            Va comprendre …

            >> « Une solution simple en effet mais qui résout quel problème exactement ?
            >> Celui du surendettement de tous les pays ? Il est trop tard pour ça. »
            > Solution qui empêchera à l’avenir de recommencer les mêmes erreurs.

            Certes mais résolvons d’abord les problèmes du présent pour avoir une chance d’avoir des problèmes à résoudre dans l’avenir ;)

            >> «Pour la relance de la croissance ? Cette solution serait au contraire contre productive.»
            > Alors comment ont fait ces états surendettés qui ont maîtrisé les dépenses tout en ayant de la croissance ? Les cas de résorption de dette qui ont aboutit à de la récession sont le fruit de politique de diminution des dettes par augmentation d’impôts.

            De quel état parlez vous ? De l’Allemagne ? Sa croissance n’est plus là. Hélas. Mais c’était prévisible, quand tous les voisins arrêtent d’acheter on n’a plus plus personne à qui vendre.

            > Dommage que vous soyez si peu renseigné sur les faits

            En même temps quand je vous lis, je ne vois aucun fait cité. Vous pourriez en citer quelqu’un ? Juste histoire de profiter de vos connaissances qui doivent être innombrables, je n’en doute pas.

            > et que vous préfériez juger sans savoir.

            Tout le contraire de moi, je n’agis ainsi sur un forum.

            > Maintenant, il est certain que les idéologues keynésiens qui ont des postes subventionnés ne vont pas encouragé la diminution des dépenses…

            Vous n’avez pas de soucis à vous faire : l’Elysée est tenu par un idéologue néo-libéral qui bénéficie d’un poste subventionné et qui cherchera toujours un moyen pour que les riches paient moins d’impôts.

      2. > Donc, vous prônez la spoliation des créanciers et des épargnants ?

        J’ignore ce que prône Galuel, mais je sais que le risque de perdre pour un créancier justifie le versement d’intérêts.
        Vous ne pouvez pas d’un côté demander des intérêts pour le risque de non paiement et crier au scandale quand un défaut de paiement se produit.
        Personne n’oblige les créanciers à prêter leur argent et ils savent très bien qu’il y a toujours un risque sinon l’intérêt versé serait nul.

        1. Certes, mais il faut savoir différencier le défaut parce que l’emprunteur est incapable de rembourser de celui où il n’a pas la volonté de le faire.

          Faire défaut rappellera au marché que l’état est comme la reine de cœur, réécrivant les règles selon son intérêt.

          Mais la loi de l’état n’est pas d’essence divine, ne peut altérer la réalité. La réalité finit par reprendre ses droits, et c’est ce qui se passe actuellement.

    2. Le fait que les politiciens soient de mèche avec les banquiers en place est une chose certaine, dont les libéraux sont d’ailleurs conscient depuis 40 ans.
      Le péché originel revient cependant quand même à l’Etat, puisqu’il a failli à sa mission, qui était d’empêcher l’émission de fausse monnaie et de s’assurer qu’il n’y ait pas de barrière à la création de banques concurrentes mieux gérées (barrière légale j’entends).

      Que les nouvelles générations éprouvent le sentiment d’avoir été flouées et souhaitent renier le gaspillage et les malversations de leurs aînés est tout à fait légitime. Que le poids de la dette soit porté en priorité par ceux qui en ont profité est légitime aussi (et serait en plus économiquement intéressant).
      Malheureusement il est très très difficile de trier le bon grain de l’ivraie : au moins la moitié de la population tire ou a tiré profit du clientélisme d’Etat fondé sur le gaspillage à crédit. Il n’y a pas seulement les banquiers et les financiers, il y a aussi une grande partie des fonctionnaires, des employés des industries bénéficiant des subventions d’Etat et des secteurs protégés légalement de la concurrence, ce qui fait énormément de monde au final.

  3. Toute cette théorie est bien jolie, mais ça fait plusieurs plusieurs décennies que l’on privatise à tour de bras et que l’on dérégule à qui mieux mieux. Autant dire que les méthodes préconisées sont déjà en place et sont pour une bonne part responsable de la situation actuelle.

    Franchement assumez un peu vos actes. Le néo libéralisme règne en maître absolu depuis la chute du mur de Berlin. Il est la pensée unique. Il est la référence de toute politique du monde occidental. Il est donc le principal artisan de la situation actuelle. Persévérer ne fera que retarder l’inévitable.

    Cette crise est aussi celle de la fin du système néo libéral mis en place depuis Reagan -Tatcher.
    (avec en prime :
    – la fin du monde d’après 1945, soit la fin du leadership US
    – la fin du monde occidentalo-centré, soit la fin du leadership de l’homme blanc
    – la fin d’un monde aux ressources naturelles infinies
    – la fin d’un monde sans contraintes écologiques
    )

    1. Quelques privatisation, je veux bien et c’est heureux vu l’immense bénéfice que les consommateurs en ont retiré.
      Mais la « dérégulation », je ne vois pas de quoi il s’agit. J’ai plutôt l’impression que les règles s’empilent les unes sur les autres et que l’accroissement du nombre de ces dernières est exponentiel.

      Vous évoquez la chute du mur de Berlin comme s’il s’agissait de quelque chose de dramatique! C’est hallucinant.

      1. Quelque chose de dramatique dans le sens économique. Pas dans le sens humain, cela va de soit et j’espère que vous l’aviez compris.
        Les privatisations, ça sert à augmenter encore les multinationales, entre autres les groupes possédant des banques, donner plus de moyens économiques. Aujourd’hui, la grèce est à vendre et elle se vend très bien, à pas cher. Les entreprises créancières ont investit partout n’importe comment avec de l’argent qui n’existait pas, et aujourd’hui, la Grèce qui en paie les frais à pour « heureux » sauvetage la soumission totale à ces entreprises en leur offrant son économie autrefois publique en pâture.

        Au cas où vous n’auriez pas remarqué, aujourd’hui, le pouvoir c’est simplement l’argent. Quand on en a en masse, avec les bonnes entreprises, on dirige vraiment le monde. On peut décider d’une montée économique dans un pays, d’une chute dans un autre… On génère ou pas de la production à tel ou tel endroit… Là on a du pouvoir.

        Pour en revenir au sujet, je ne voudrais pas dire mais ce sont les banques qui ont voulu être sauvées non? Elles ont été ravi d’obtenir un prêt à un taux tellement préférentiel qu’il n’existe dans aucune d’entre elles pour leurs clients. Et aujourd’hui, les « salaires » ahurissants sont déjà de retour, on spécule à nouveau à tout va, on investit dans des milliards de « biens », parfois fictifs, avec de l’argent qui l’est presque toujours. Si ça ce n’est pas de la folie je ne sais pas ce que c’est.

        Mais vous avez raison, accusons les Etats, ils ont eu tort de sauver les banques et de permettre à ce système de perdurer. D’abord ils feraient mieux de se mêler de leurs affaires les Etats. Aujourd’hui, l’économie n’a aucune influence sur les affaires de l’Etat n’est-ce pas?

      2. > Quelques privatisation, je veux bien et c’est heureux vu l’immense bénéfice que les consommateurs en ont retiré.

        Immense bénéfice pour les consommateurs ? J’en doute. Par exemple pour la gestion de l’eau sur Paris, le prix a été multiplié par 3 et c’est toujours la même eau. L’immense bénéfice est surtout pour l’actionnaire.

        > Mais la « dérégulation », je ne vois pas de quoi il s’agit. J’ai plutôt l’impression que les règles s’empilent les unes sur les autres et que l’accroissement du nombre de ces dernières est exponentiel.

        En fait il faut bien comprendre que cette accroissement exponentiel des règles est voulu. Il permet de faire une sélection par l’argent : d’un côté ceux qui sont capables de se payer les services d’un juriste et pour eux ça va leur permettre de déréguler à fond et d’un autre ceux qui n’en seront pas capables et qui n’auront pas le temps de se pencher sur les textes et pour eux ça sera la bureaucratie pénible.

        > Vous évoquez la chute du mur de Berlin comme s’il s’agissait de quelque chose de dramatique! C’est hallucinant.

        Il est curieux que vous ayez interprété mon texte de cette façon. Alors je vais mettre les points sur les i.
        La chute du mur de Berlin fut et demeure une excellente chose, tout comme la chute du système actuel le sera à moyen et long terme même s’il va nous coûter cher à court terme.

    2. Si vous considérez que la création de 70 000 pages annuelles de règles est une déréglementation, que l’augmentation de l’intervention de l’état et de ses dépenses est un monopole néo-ultra-libéral, je vous prierai de vous renseigner sur ce qu’est le libéralisme.

      t’as le look coco.

      1. >Si vous considérez que la création de 70 000 pages annuelles de règles est une déréglementation, que l’augmentation de l’intervention de l’état et de ses dépenses est un monopole néo-ultra-libéral, je vous prierai de vous renseigner sur ce qu’est le libéralisme.

        Prenons l’exemple de la Grèce et de son renflouement. Voilà bien une intervention des états en faveur des créanciers (entre autre des banques françaises) et du maintient de juteux contrats d’armements. Le peuple grec est le dindon de la farce dans cette affaire car il paie pour les erreurs (voire pire) des autres.
        Personnellement j’appellerai ça du capitalisme anti-libéral : on soutient les détenteurs de capitaux mais on triche avec la prise de risque, car à mes yeux le libéralisme, c’est tu mises, tu perds, on ne te rembourse pas. Si c’est aussi votre point de vue, je comprendrais aisément qu’appeler libéral ce système qui se veut néo-libéral vous reste en travers de la gorge.

        1. Beaucoup d’erreurs et de manque de culture économique dans vos différents commentaires, mais vous avez parfaitement raison quand vous dites:
          « capitalisme anti-libéral : on soutient les détenteurs de capitaux mais on triche avec la prise de risque, car à mes yeux le libéralisme, c’est tu mises, tu perds, on ne te rembourse pas. Si c’est aussi votre point de vue, je comprendrais aisément qu’appeler libéral ce système qui se veut néo-libéral vous reste en travers de la gorge. »

          Et effectivements les libéraux en ont ras-le-bol d’entendre ces palanquées d’incultes et/ou intellectuellement malhonnêtes, appeler ce genre de pratiques de l’ultra-néo-méga-hyper-giga-libéralisme

    3. « Le néo libéralisme règne en maître absolu depuis la chute du mur de Berlin. Il est la pensée unique. »

      C’est beau comme du Audiard. Mais continuez, c’est comme le Rock’N Roll, plus c’est con, plus c’est bon.

      « mais qui a financé les Etats si ce ne sont les banques depuis 40 ans »

      la réponse me paraît simple : les banques financent les achats de clientèles électorales, en échange, on ne le emmerde pas trop. Au passage, je vous rappelle que les banques ont été nationalisées en 1981.

  4. Le discours d’Octave rappelle étrangement celui des altermondialistes, écolos militants, apparatchiks et assimilés qui ont leur salaire ou des subventions de l’Etat garantis à la fin du mois par beau temps ou mauvais temps et qui n’ont pas à se soucier de la création de valeur ajoutée pour vivre …
    c’est confortable l’existence des beaux esprits !!!!

    1. Bien sûr, pour penser comme ça on est obligé d’avoir de l’argent qui nous tombe dessus sans qu’on n’ai rien à faire… Impossible qu’on ait cet avis en réfléchissant simplement.

      Trouve de vrais arguments pour dénigrer l’avis de ceux qui ne sont pas du tien.

    2. > Le discours d’Octave rappelle étrangement celui des altermondialistes, écolos militants,

      Si par altermondialistes, vous voulez dire quelqu’un qui veut que le monde soit régit par d’autres lois que celles du marché, (sans les exclurent non plus car à mes yeux elles sont nécessaires mais non essentielles) alors oui je suis un altermondialiste.
      Ecologiste ? Oui un peu, pas assez sans doute.
      Militant ? Non perdu ;)

      > apparatchiks et assimilés qui ont leur salaire ou des subventions de l’Etat garantis à la fin du mois par beau temps ou mauvais temps et qui n’ont pas à se soucier de la création de valeur ajoutée pour vivre …

      Non perdu sur toute la ligne : j’ai toujours travaillé dans le privé et là je monte mon activité avec des associés. Aussi surprenant que ça peut paraître, on peut travailler dans le privé sans bouffer du fonctionnaire à toutes les occasions. Personnellement j’appellerais ça : ne pas mordre la main qui vous à appris à lire, écrire, compter et tant d’autres choses qui sont forts utiles.
      La gratitude, vous connaissez ?

      > c’est confortable l’existence des beaux esprits !!!!

      Dans un monde régit par la cupidité, l’activisme, le mépris total des dégâts sur l’environnement et la société et bien sur par un refus total d’envisager sérieusement les alternatives au système actuel, vous croyez vraiment que la vie des beaux esprits est confortables ?
      C’est vraiment ce que vous croyez ?
      Essayez un peu de penser à autre chose qu’à votre compte en banque quelques minutes et vous verrez. Mais je vous préviens ça risque d’être douloureux, surtout si vous n’avez pas l’habitude.

  5. Les États, donc nous, ont investi des centaines de milliards pour soutenir l’activité. Ce qui a eu comme résultat l’envolée de l’endettement public. Nos gouvernants sautent sur l’occasion pour nous dire que cela va rendre indispensable les réformes que l’on repousse depuis 20 ans : à commencer par les retraites, puis la sécurité sociale. Les banquiers ont ruiné la planète, les contribuables ont payé prés de 3000 milliards de dollars pour éviter l’effondrement du système, et l’on nous dit que les retraites vont être baissées et la sécu réformée car il n’y a plus d’argent pour les payer. Ceux qui sont responsables vont s’en sortir sans soucis, et les autres vont devoir se serrer la ceinture. Jusqu’à quand allons-nous l’accepter….

    1. Mettre toute la faute du surendettement sur le prêteur n’est-il pas un poil unilatéral ?

      Quant à soutenir l’activité par l’endettement, vous croyez encore au père Keynes ou quoi ?

    2. C’est marrant, il y a tout juste quelques mois, le grand Satan pour les gauchistes, c’était les « actionnaires ». Et maintenant que la Bourse se casse la figure et que les actionnaires sont en slip, c’est la faute aux banquiers.
      Mais que serait une propagande gauchiste sans ses slogans et son bouc-émissaire??

    3. Avec un tel raisonnement, moi j hésiterai beaucoup avant de vous prêter. Si le surendettement est de la responsabilité du prêteur alors ne vous plaignez pas que le prêteur soit vraiment responsable, c est a dire retire ses billes quand il a peur de ne pas être rembourse et refuse de prêter aux emprunteurs indélicats. Il faudrait savoir : tantôt les prêteurs sont responsables d’avoir trop prêtés (subprimes) tantôt ils sont responsables de ne pas prêter assez (crise des Etats). Idem pour les agences de notation, qui figurent en bonne position dans la liste noire des boucs émissaires des crises récentes, et qui, soit dit en passant, annoncent tardivement ce que beaucoup d investisseurs savent déjà et quand elles s y refusent (pressions politiques?) le marché finit par faire ses valises car il n’est pas dupe très longtemps. La leçon de la crise actuelle : on ne peut pas prendre les épargnants pour des imbéciles indéfiniment.

  6. Lio : « La leçon de la crise actuelle : on ne peut pas prendre les épargnants pour des imbéciles indéfiniment. »
    ———————
    Il y a une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle dans cette crise. La bonne nouvelle, c’est que l’argent pour rembourser l’irresponsabilité fiscale de l’Etat existe. La mauvaise, c’est qu’elle viendra de la poche du moutontribuable.

  7. A Octave

     » … quelqu’un qui veut que le monde soit régit par d’autres lois que celles du marché, … alors oui je suis un altermondialiste. »
    Les prétendues « lois du marché » sont un épouvantail inventé par les socialistes/interventionnistes pour justifier leur manie de vouloir contrôler toutes les activités humaines et se prendre un pourcentage au passage à titre de rémunération de leur travail indispensable.
    Le « marché » est tout simplement le résultat de la libre interaction des hommes et des femmes qui créent de la valeur ajoutée ; il n’est pas imposé à personne. Ce sont les Etats, avec leur pouvoir législatif, judiciaire et policier qui imposent des lois qui très souvent sont aberrantes et qui répondent à des intérêts partisans/électorales/copinage, etc.

    « Dans un monde régit par la cupidité, l’activisme, le mépris total des dégâts sur l’environnement et la société et bien sur par un refus total d’envisager sérieusement les alternatives au système actuel, »
    Essayez de tenir ce discours auprès des Chinois, des Indiens et de tous les autres peuples qui veulent se développer afin d’atteindre un niveau de vie décent : vous allez certainement vous faire traiter de bobo nanti ou d’indigné au ventre plein. La question n’est pas de ne penser qu’à son compte bancaire – il y a d’autres choses dans la vie – mais l’analyse objective de l’histoire des peuples nous fait constater que le niveau de vie (donc le compte en banque) est directement lié au bonheur de ces peuples.

  8. Les crises économiques sont provoquées par l’interventionnisme et la règlementation… et les crises financières?
    Marrant aussi que vous reprochiez aux états d’avoir renfloué les banques sans même avoir eu le réflexe élémentaire de les nationaliser. D’une, je me demande quelle solution vous pourriez proposer aujourd’hui poru sortir de cette crise d’hier (même s’il est plus facile de refaire le monde a posteriori, je suis curieux de savoir quelle solution miracle aurait remis les banques à flot), de deux, si les banques avaient fait faillite la crise ne se serait probablement pas limitée à la perte d’argent.
    Quant à ne pas étendre la solidarité artificellement, je vous trouve bien vague sur cet artifice… en tout cas on sent que vous n’avez pas besoin de cette solidarité

    1. Les crises financières AUSSI sont provoquées par l’interventionnisme et la régulation.
      D’où sortent les milliards des bilans comptables des banques ? Les milliards surévalués de la bourse qui ne correspondent à rien de réel ? De billets de banque imprimés gentiment par les banques centrales. En vertu du monopole monétaire que l’Etat leur confie.

      Oui, les banques auraient dû faire faillite. Les clients/actionnaires auraient été ruinés, et alors ? Les dirigeants auraient payé leurs malversations. Cet argent est perdu DE TOUTES FACONS, vous préférez que ce soit les contribuables qui le remboursent ?

      Le risque systémique est un mythe. Si on autorisait la création de banques libres, sans les kilomètres de paperasses que les grosses banques ont mis en place avec la complicité de l’Etat pour freiner la concurrence, des centaines de petites banques apparaîtraient pour proposer une gestion plus saine de l’argent des épargnants.

      La solution ça s’appelle bazarder les banques centrales, casser le monopole d’émission de la monnaie, permettre la libre création de banques.

      Ne pas étendre la solidarité artificellement ? Quand les smicards paient plus de la moitié de leurs revenus en impôts, vous ne croyez pas qu’ils ont un droit de regard sur l’efficacité de la dépense publique ?