Ni concurrence fiscale, ni réforme fiscale : le gouvernement pratiquera l’immobilisme fiscal

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

Dans le contexte de crise actuelle, le gouvernement cherche de l’argent de partout. Mais, alors que la vraie question relève de l’avènement de la concurrence fiscale, le ministre de l’Économie, François Baroin, s’est contenté d’assurer que sur l’ensemble de l’année 2011 la croissance serait «en ligne» avec l’objectif que s’est fixé le gouvernement, soit 2% de progression du produit intérieur brut (PIB).

Or, la croissance est nulle au deuxième semestre 2011 en France.

François Baroin a expliqué ce mauvais chiffre, bien inférieur au score réalisé au premier trimestre (0,9%), par l’arrêt de la prime à la casse, «qui a décéléré la consommation des ménages». Le ministre de l’Économie a également mis en cause le contexte économique international miné par le printemps arabe, le séisme japonais et les incertitudes pesant sur la zone euro.

Côté mesures, il faudrait procéder à une réforme fiscale d’envergure, tant c’est l’ensemble des prélèvements obligatoires qu’il faut raboter. Au lieu de cela, François Baroin a rejeté l’hypothèse d’un relèvement de la TVA pour concourir à la réduction des déficits publics. «On ne touche pas à l’impôt sur les sociétés, on ne touche pas à l’impôt sur le revenu, on ne touche pas aux prélèvements sociaux et on ne touche pas à la TVA», a-t-il martelé. Ce serait «une solution de facilité», a déclaré le ministre alors que le gouvernement doit annoncer le 24 août un train de mesures supplémentaires pour contenir les déficits.

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