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Google fait à nouveau parler de lui avec son lancement de Google+. « Google va-t-il engloutir l’Internet ? » titre par exemple Atlantico. Google serait-il donc un monstre libéral – ou anti-libéral même, peut-être ?
Par Stéphane Geyres
Le monde des grandes entreprises technologiques grand public est un monde devenu passionnel et hautement symbolique, qui sert régulièrement de référence plus ou moins fiable et objective au débat économique de comptoir et de télévision. Les Microsoft, Apple, Facebook ou Google – toutes américaines, bien sûr – sont chacune chargée de clichés et d’une image spécifique, plus ou moins paradisiaque, plus ou moins satanique, souvent aux yin et yang contrastés. Microsoft est ainsi souvent prise comme symbole de l’horrible entreprise hégémonique empêchant les startups de gagner leur place au soleil de Palo Alto, Apple à l’inverse représente le noble David face à ce Goliath et Facebook, encore jeune et à l’image mouvante, tient la place de la startup éclair que chaque jeune

Contrepoints vous propose un texte de réflexion, repris de nos archives. L'auteur en est Luigi Sturzo (1871-1959). Il fut un prêtre catholique et un des fondateurs du Parti Populaire (1919) en Italie. Il s'intéresse ici à l'évolution de l'idée d’État.
L’idée d’État appartient à l’histoire moderne. Au Moyen Âge on ne parlait pas d’État, mais de royaumes et de rois, d’empires et d’empereurs, de seigneurs et de vassaux, de villes et de républiques. Si on voulait spécifier la nature du pouvoir, on disait pouvoir séculier, pour le distinguer du pouvoir spirituel ou l’y opposer. Les peuples étaient nommés nations ; les classes, corporations ou guildes ; le mode de vie sociale était appelé communauté ou université. Chaque groupe social avait sa vie, ses libertés, ses privilèges et ses immunités ; l’ensemble social avait son mouvement comme un monde vivant de monades, dans une sorte d’harmonie préétablie à la Leibniz, ou, certes, l’harmonie était préétablie, mais n’était pas toujours effectivement établie. La base juridique
31/08/2011 | Posté dans
Histoire |
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Le bateau coule, parlons chiffons.
Oups, c'est vraiment ballot : apparemment, des banques européennes ont largement sous-estimé les pertes qu'elles pourraient faire si la Grèce faisait défaut. Si l'on ajoute les déclarations moites et paniquées de Christine Lagarde sur le besoin urgent de recapitalisation de ces banques, déclarations qui ont tourneboulé la pauvre Laurence Parisot, on se dit que la situation est tendue comme un élastique qui ne demande qu'à claquer en allant cogner un œil ou deux. C'est pourquoi nous allons parler natalité et orientation sexuelle dans les manuels de classe.
Parce qu'en effet, pour Bruno Julliard, l'actualité du moment, c'est la petite polémique politicienne d'un petit groupe de députés (80, tout de même...) qui se lance à l'assaut de manuels scolaires qui dégenrent.
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31/08/2011 | Posté dans
Édito |
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Contrepoints a acquis en quelques mois une audience très conséquente, qui en fait le site d'informations libéral de référence. Parallèlement, de nombreux médias nous ont mentionnés, liés ou consacré des articles. Rien qu'en 2011, Libération, France Inter, Télévision Suisse Romande, Marianne 2, Le Temps, Atlantico et d'autres (Voir la revue de presse Liberaux.org).
À la différence d'autres média en ligne comme Slate, Rue89 ou d'autres, nous ne voulons cependant pas faire de l'audience juste pour faire de l'audience, pour gagner de l'argent ou des subventions. Fidèles à notre positionnement libéral, nous souhaitons faire connaître les avis libéraux sur les sujets que nous couvrons, afin de donner sa juste place à une pensée souvent méconnue et caricaturée.
C'est pourquoi nous accueillons avec plaisir les contributions extérieures sensibles à nos valeurs de liberté et de responsabilité. Cela ne nous interdit en rien de publier sur certains sujets des avis qui peuvent s'opposer les uns aux autres, tant que tous se

Le succès financier serait plus mal vu au Québec que dans le reste du Canada. Une différence qui intrigue David Descôteaux, qui la remet en cause et essaie de l'expliquer.
Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec
On nous le répète ad nauseam : les Québécois voient d’un mauvais œil le succès financier.
Chaque fois, j’imagine des Québécois un peu tarés, entassés dans une église un dimanche après-midi, se faisant enfirouaper par le curé du coin. « Argent = pas bon. Pauvreté = paradis ».
Nous sommes en 2011, bordel. Les Québécois ont changé. Ils suivent leur époque, et sont aujourd’hui comme la plupart des Nord-américains : plus individualistes, calculateurs et rationnels. Même les centrales syndicales — qui récoltent plus de 800 millions $ par année en cotisations — en veulent toujours plus! C’est tout dire.
Mais on nous le répète : au Québec, on perçoit négativement le succès financier. Aujourd’hui, c’est écrit dans le Bulletin de la prospérité du Québec, que
31/08/2011 | Posté dans
Canada |
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L’euro n’est pas en soi menacé dès lors qu’il cimente les solidarités concrètes et la paix et qu’il est géré par une institution remarquablement stable, la Banque centrale européenne. Un plaidoyer pour l'Europe qui ne laissera probablement pas nos lecteurs indifférents.
Par Guy Sorman, depuis Moscou, Russie
On ne comprend rien à l’Union européenne, ni à son passé ni à son présent, si on ne se remémore pas son histoire. L’Europe n’était pas au départ, un assemblage bureaucratique, ni un projet de grande puissance et elle ne fut économique que de manière seconde. Le point de départ tel qu’il fut conçu et mis en œuvre par ses pères fondateurs (tous de persuasion chrétienne, ce qui n’est pas indifférent), c’est la paix. Schuman, Adenauer, Gasperi se demandaient comment instaurer enfin une paix définitive entre les nations d’Europe, membres paradoxaux d’une même civilisation ? Ce désir de paix, réalisé au-delà de toute attente est le fondement de l’Europe. Ne l’oublions jamais.
31/08/2011 | Posté dans
Europe |
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Non, l'ouragan Irène n’est pas « un stimulant pour l’activité économique ». Quand des propriétés sont détruites, les gens ont moins de richesses.
Par David Boaz (*), depuis Washington D.C., États-Unis
Article publié en collaboration avec le Cato Institute
Peu importe combien de fois les économistes tourneront en ridicule le sophisme de la vitre cassée, aucune catastrophe naturelle ne passe sans que les journalistes essayent de nous remonter le moral en disant « au moins, cela stimulera la croissance économique ». Cette fois-ci, c’est Josh Boak (aucune relation avec l’auteur), le journaliste économique ( !) à Politico, qui « a fait ses classes à Princeton et Columbia ». Et dimanche après-midi, il a publié ceci :
Irene : Un coup ou un stimulant pour l’économie ?
Si les coupures d’électricité et les aéroports fermés peuvent arrêter les moteurs du commerce pendant plusieurs jours, l’ouragan Irène pourrait avoir apporté un stimulus économique à court terme de l’ordre de

Pour Aurélien Véron, président du Parti Libéral Démocrate, défendre une taxation plus élevée des riches, c'est oublier les vrais problèmes. Un article publié initialement par Le Monde.
Aucune personnalité politique n’ose évoquer une baisse de la dépense publique pour assainir les comptes de l’État. Le renforcement de la pression fiscale fait l’unanimité à l’UMP comme au PS. Chaque ténor de droite comme de gauche espère convaincre son électorat que l’effort portera essentiellement sur les riches, ceux dont les revenus mensuels dépassent le seuil de 4.000 euros, 12.500 euros ou 83.500 euros selon qu’on retient le barème de François Hollande, Pierre Méhaignerie ou Gilles Carrez. Les objectifs de cette taxation ciblée ne sont toutefois pas clairs. S’agit-il de montrer que les riches participent à l’effort, de réduire les déficits publics ou simplement de stigmatiser ce public minoritaire auprès d’un électorat inquiet ? Le traitement de la tribune de Maurice Lévy, parue dans Le Monde peu après celle de Warren Buffet dans le New York
31/08/2011 | Posté dans
Politique |
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Vingt ans après l'effondrement de l'URSS, la démocratie russe lutte pour sa survie.
Par Cathy Young, depuis les États-Unis
Un article de la revue Reason
Alors que le règne de Muammar Kadafi s'effrite en Libye, l'anniversaire d'une autre révolution passe presque inaperçue. En août 1991, un complot de partisans de la ligne communiste traditionnelle s'en prit à Michaïl Gorbatchev, dont les réformes étaient perçues comme affaiblissant le pouvoir étatique et donnant trop d'autonomie aux républiques constitutives de l'Union soviétique. Gorbatchev fut assigné à résidence sur son lieu de villégiature en Crimée - déclaré officiellement en congés pour raison de santé - tandis qu'un Comité d'urgence composé de huit hommes prenait les rênes du pouvoir. Après trois jours de tensions qui virent l'arrivée de blindés dans les rues de Moscou, théâtre d'affrontements mortels entre les troupes soviétiques et les manifestants favorables à la démocratie, le coup d’État échoua, précipitant ainsi la fin du régime communiste

On grandit en apprenant que certaines choses sont simplement mauvaises : l’exploitation du travail des enfants, la fluctuation des prix, la vente de rein, le chantage, etc. Mais ce n’est peut-être pas le cas. Ce que j’aime avec l’économie c’est qu’elle peut démontrer que ce qui semble néfaste est en fait bon pour la société.
Par John Stossel (*), depuis les États-Unis
Un article de la revue Reason
L’économie clarifie ce que le sens commun néglige. C’était précisément le sujet de mon émission de la semaine dernière « les affaires » sur Fox. Je m’étais inspiré du livre de l’économiste Walter Block Defending the Undefendable (Défendre les indéfendables) qui fut pour moi une révélation. La plupart des gens considèrent le travail des enfants comme un mal absolu. Mais mes invités David Boaz du Cato Institute et Nick Gillespie de Reason.tv disent que c’est faux.
« Si l’on dit que les États-Unis devrait abolir le