Islam et libéralisme

Publié Par Contrepoints, le dans Religion

En contrepoint à l’article de Daniel Vignola, « Ludwig von Mises et l’islam ».

Ceux qui de leur plein gré et sans subir de contrainte agissent d’après le Livre (le Coran) et les Nouvelles (Hadith) portent le turban de la liberté. (Khwaja-i-Jahan Mahmud Gawan)

L’Islam est-il compatible avec une société de liberté ? Existe-t-il une place pour les valeurs libérales (liberté individuelle, propriété privée, État de droit) dans la civilisation islamique ? Les pays dits « islamistes » dans le monde actuel sont essentiellement collectivistes. Mais ce collectivisme provient-il de l’Islam ? Une analyse poussée des fondements philosophiques de l’Islam donne une autre conclusion : la tradition islamique est profondément libérale. Rien dans l’Islam n’est incompatible avec une société de liberté et l’État de droit, bien au contraire. Il convient donc, pour les musulmans, de revenir aux sources de l’Islam, et donc de revenir à cette tradition de tolérance, de respect de l’individu. Bref, au libéralisme.

Par souci d’honnêteté intellectuelle, je voudrais indiquer que les idées présentées ici puisent leur inspiration et de nombreuses citations dans un colloque de l’institut libéral français Euro92 de 1995, et dans les textes de Dean Ahmad, le président du Minaret of Freedom Institute, un institut américain cherchant à diffuser les idées libérales ou libertariennes dans les milieux musulmans. J’ai repris ici quelques idées qui me semblaient intéressantes.

« La perspective islamique de l’économie politique, » explique Dean Ahmad, « est finalement semblable à la vision libérale classique occidentale, car elles trouvent toutes deux leurs racines dans ce qu’on appelle habituellement l’héritage arabe. »

(Illustration sous licence Creative Commons)

Défendre l’État de droit

Pour commencer, il est important de comprendre que le régime juridique islamique – la charia – est une nomocratie. Politiquement, l’Islam correspond donc au concept d’État de droit. Ce n’est ni une théocratie (législation cléricale) ni une démocratie (au sens de processus de décision majoritaire). Tout être humain est directement responsable devant le Tout-Puissant. Puisque les musulmans pensent que la loi divine est objective (comme le Droit naturel occidental), l’homme doit obéissance à la charia, et non aux autres hommes.

Au gouvernement par les hommes, l’Islam oppose donc le concept d’État de droit.

Au niveau de la liberté d’opinion et de religion, le Coran interdit toute imposition forcée de l’Islam à des non musulmans. Le Coran croit au libre-arbitre, conçu comme la liberté reconnue à chacun de choisir de croire ou de ne pas croire. En ce qui concerne la tolérance religieuse, le Coran est formel : « Nulle contrainte en religion ! » (2:256). « Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie. » (18:29). Plus loin : « Ô gens ! Certes la vérité vous est venue de votre Seigneur. Donc, quiconque est dans le bon chemin ne l’est que pour lui-même ; et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. » (10:108) Lorsque certains musulmans, ou des régimes qui se disent islamistes, violent ces injonctions favorables à la tolérance et au pluralisme religieux, ils ne font rien moins que transgresser les dogmes les plus fondamentaux de l’Islam lui-même.

L’Islam est par essence pluraliste. Par exemple, si le Coran interdit la consommation d’alcool, il permet cependant aux chrétiens de boire du vin lors de l’eucharistie, et d’autres boissons alcoolisées.

En ce qui concerne la propriété, le Coran défend clairement le principe et le caractère sacré de la propriété privée. Le Prophète dit ceci dans son pèlerinage d’adieu : « Rien ne sera légitime pour un musulman de ce qui appartient à un autre musulman, à moins d’avoir été cédé librement et de plein gré. »

Par ailleurs, Le Coran favorise explicitement la productivité et le libre commerce. Le Prophète a lui-même gagné sa vie comme commerçant. La civilisation islamique est une civilisation marchande.

Le Coran discute d’un grand nombre de questions économiques spécifiques. La propriété privée bénéficie d’une protection (2 :188). Il exige que l’individu respecte ses engagements (2:177 ; 5:1) et fournit des détails pour le droit contractuels (2 :282-283).

Le Coran maintient qu’il existe une harmonie entre les intérêts spirituels et matériels de l’homme et se présente comme un guide pour lui permettre de réussir « dans cette vie et dans l’au-delà ». Ses impératifs ne visent pas à soumettre l’homme à un calvaire terrestre avant le salut céleste, mais sont offerts comme un fortifiant l’aidant à traverser les épreuves, avec certaines récompenses ici-bas et des compensations éternelles. Ce n’est donc en rien une religion ascétique.

Une histoire libérale

L’Histoire confirme d’ailleurs cet attachement de l’Islam au respect de la propriété privée : sous le règne du prophète et des premiers califes, la propriété était protégée, les rares impôts qui existaient étaient fixes et à caractère non confiscatoire. L’État n’intervenait pas dans l’économie, excepté pour punir la fraude, le vol ou pour rectifier des injustices.

Après la chute du monde musulman aux mains des mongols, certains développements négatifs ont eu lieu qui ont miné les sources du droit islamique. Les racines libérales de l’Islam ont progressivement été ignorées et l’étatisme s’est développé, ce qui a amorcé le déclin du monde musulman et amorcé sa chute en Occident. Ce dernier, pendant la même période, avait récupéré et intégré les concepts d’État de droit et de marché des pays musulmans.

Bon nombre des principes fondateurs de la civilisation occidentale, telle que la liberté de l’individu par rapport à l’État et la propriété privée, doivent en partie leur renaissance à l’héritage arabe ramené en Europe, et largement diffusé au 16e siècle, notamment par l’École de Salamanque.

L’Islam n’est pas opposé à l’Occident, il fait partie de l’Occident. Les Occidentaux ignorent souvent qu’en fait l’Islam partage avec le judaïsme et le christianisme une longue histoire commune ainsi que de nombreuses croyances et orientations religieuses et culturelles. Selon les termes de l’iman Muhammad Abd al-raouf, les musulmans croient « à l’Évangile chrétien, au Prophète chrétien (Jésus-Christ), à ses douze apôtres, à la virginité de sa mère, et à sa miraculeuse naissance… Par dessus tout, nous partageons la même croyance en notre Dieu commun ».

Les trois religions de la Révélation se sont façonnées mutuellement et il faut toutes les considérer comme héritières de la civilisation grecque. L’Islam a d’ailleurs eu une importance capitale au niveau de la transmission de la pensée grecque.

Comprendre les textes

Il n’y a rien dans le Coran qui conduise inéluctablement aux régimes politiques théocratiques, si l’enseignement du Prophète est bien compris.

Bien au contraire puisque le Coran proclame que la foi, et l’obéissance à la foi, relèvent avant tout de l’intériorité personnelle. L’intégrisme théocratique des mouvements fondamentalistes relèverait ainsi d’une autre logique que religieuse : une logique de récupération du religieux mis au service d’ambitions et de finalités politiques.

La traduction du terme « jihad » en « guerre sainte » constitue à cet égard une erreur typique. Il serait plus correct de le traduire par « lutte sainte ». La racine arabe du mot jihad peut désigner toute une série d’action possibles : « essayer », « tenter », « faire tout son possible », « s’efforcer de », etc.

La « grande » jihad se réfère à l’éternel combat qui oppose l’âme chaque être humain aux tentations et aux ruses de Satan.

Certes, il existe aussi une « petite jihad » qui se rapporte à la conduite d’une guerre défensive entreprise pour protéger la communauté islamique, mais celle-ci n’a jamais joué qu’un rôle mineur dans l’Histoire. Elle ne peut en tout cas jamais être justifiée pour des actions terroristes ou des actes de barbarie tels que nous les avons connus ces derniers temps.

Actuellement, une petite minorité d’extrémistes défigurent ce qui est la troisième et sans doute la plus tolérante des grandes religions monothéistes en invoquant la religion pour justifier des actes qui relèvent de la criminalité la plus commune. Les actions terroristes d’individus qui se disent musulmans constituent d’abord et avant tout une attaque contre l’esprit de tolérance, de compassion et de clémence qui, historiquement, caractérise l’Islam à la fois en tant que doctrine et pratique religieuse.

Revenir aux sources

Aujourd’hui, le monde musulman est soumis au despotisme. Ce n’est pas à cause de l’Islam. La plupart des régimes d’oppression sont des régimes socialistes séculiers, inspirés par les pouvoirs des colonies européennes qui les ont occupés avant leurs indépendances.

Le retour aux sources de la pensée islamique, et donc au libéralisme permettrait de régler de nombreux problèmes qui traversent notre planète.

Par exemple le problème israélo-palestinien, comme l’explique Dean Ahmad : « il existe actuellement une opportunité formidable de créer une zone de libre-échange en Palestine. Un développement privé de l’infrastructure fournirait deux avantages majeurs aux Palestiniens. D’abord, cela assurerait leur indépendance par rapport à Israël ; ensuite, elle pourrait se développer en l’absence d’intervention d’une administration publique pleinement achevée et intégrée. L’absence d’interférence d’une structure administrative pourrait même être un atout non négligeable. »

Références :

– Tony Sullivan, « L’Islam et l’Occident, chassons les malentendus », 30 juin 2000.
– Colloque « Islam et Libéralisme » à l’Institut Euro92, avril 1995 avec Dean Ahmad, (président du Minaret of Freedom Institute), Luc Barbulesco (professeur de sociologie religieuse), Yves Montenay (président de l’Institut Culture, Économie et Gestion), Felipe Tudela (président du Centre de Recherche financière) et Serghini Farissi (professeur d’économie à l’Université de Fès)
– Dean Hahmad, « L’économie politique de la société islamique classique », avril 1995.
– Maher M. Hathout, « Can Islam and Democracy Coexist in a Country? ».

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  1. « Le retour aux sources de la pensée islamique, et donc au libéralisme permettrait de régler de nombreux problèmes qui traversent notre planète. »

    Oui et tant qu’on y est, convertissons-nous tous.
    Marrant que quelqu’un qui prône le libéralisme le justifie via une religion.
    On aura vraiment tout vu.

  2. C’est marrant Beryl,
    aprés tout c’est vachement plus libéral que se créer un tabou sur l’analyse de la philosophie d’une religion. Si j’ai bien compris, tout croyant est un non libéral s’il prône le libéralisme à travers ses croyance.

    De quel droit peut-on interdire cela?

  3. « Rien dans l’Islam n’est incompatible avec une société de liberté et l’État de droit, bien au contraire. » j’ ai l’ impression que les liberaux sont sur un petit peau nuage et ont besoin d’ atterir de leur théories et faire un long séjour en pays musulmans pour y gouter un peu les joies de la liberté qui y reigne. Je suis certaine qu’ils n’ oseront plus produire de telles ‘analyses’.

  4. Ok, alors:

    – « En ce qui concerne la tolérance religieuse, le Coran est formel : « Nulle contrainte en religion ! » (2:256). « Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie. » (18:29).

    Faux, lire 2.189 ou 2.193, 2.214 ou 2.217, 4.56 ou 4.59, 4.89 ou 4.91, 5.33 ou 5.39, 8.7, 8.12, 8.14 etc…. –>

    http://atheisme.free.fr/Religion/Coran_extraits_infideles.htm

    – « L’Islam est par essence pluraliste. Par exemple, si le Coran interdit la consommation d’alcool »

    Ouibien sûr, la prohibition est l’essence même de la pense libérale, c’est bien connu.

    – « Après la chute du monde musulman aux mains des mongols, certains développements négatifs ont eu lieu.. »

    Ok, c’est la faute des Mongols (au passage, on met une majuscule à « Mongol » quand on parle du peuple de Mongolie.

    – « Bon nombre des principes fondateurs de la civilisation occidentale, telle que la liberté de l’individu par rapport à l’État et la propriété privée, doivent en partie leur renaissance à l’héritage arabe ramené en Europe, et largement diffusé au 16e siècle, notamment par l’École de Salamanque. »

    Oui bien sûr et c’est dommage qu’ils aient édcidé de rentrer chez eux, mais bon je suppose que c’est grâce à la pensée islamique et au Coran que l’on doit aussi les Lumières et sa philosophie, son essor scientifique et les développements technologiques qui vont avec.

    – « Certes, il existe aussi une « petite jihad » qui se rapporte à la conduite d’une guerre défensive entreprise pour protéger la communauté islamique,… »

    D’où vient le terme « petite », c’est objectif ou est-ce plutôt comme le reste de ce torc..euh de cet article ?

    – « ce qui est la troisième et sans doute la plus tolérante des grandes religions monothéistes ».

    Pourquoi ‘sans doute’ ? quel curseur ? subjectif !

    Bon, j’arrête là la lecture de ce torchon. Quand quelqu’un est partial, il peut faire dire n’importe quoi en morcellant, en sélectionnat et en BIAISANT les informations qu’il diffuse pour arriver à son but.

    Je vous laisse avec les belles paroles référencées du Coran:

    http://atheisme.free.fr/Religion/Coran_extraits.htm

    1. Oui, on pourrait. D’autant plus que le peuple à foutu à la porte du pouvoir la religion chrétienne qui avait une légère tendance à empiéter les libertés. Le problème des religions du livre c’est qu’on trouve tout et son contraire dans les écrits, en matière de droit divin c’est un peu le chèque en blanc avec en plus la caution de Dieu.

      1. Ce que j’ai surtout du mal à comprendre c’est la tendance libérale qui regrette le pouvoir temporel de l’église, le mélange de la foi et des droits humain. Une nouvelle faction ?

        Est-ce dans Rois 2:23-24 qu’on trouve ces préceptes libéraux ? « Il se retourna pour les regarder, et il les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. »

        Peut-être dans Deutéronome 20:10–17 ? « Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants [...] et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. »

        Probablement des paraboles :)

        Enfin bref, on trouve effectivement tout et son contraire dans la bible, ça ne me semble pas une bonne base libérale pour une société.

  5. @Beryl ,
    Juste une chose importante, lire un verset ne suffit pas pour le comprendre et dire ahhh on jette l’eau du bain , le bébé et la baignoire …. Ne s’improvise pas docteur en islam (faqih) qui veut …. ! Malheureusement l’interprétation de ces versets et souvent tombé entre les mains de collectiviste radicaux.

    @Aquila, ne pas confondre corrélation et causalité … y a plein de pays africains chrétiens qui sont dans la mouise est ce la photo au christianisme ? non non et non …. donc la situation actuelle dans les pays musulmans n’est pas due à l’islam mais au politiques pourris (pléonasme) …. Bref, tout le monde doit comprendre que l’islam est une religion comme toutes les autres et la religion c’est avant tout dans le coeur et dans la sphère privée , dès qu’elle sort de ce cercle on peut tout lui faire dire ……

  6. L’islam est libéral? Super! Il ne reste plus qu’à en convaincre les musulmans. Malheureusement, la proportion de musulmans libéraux est sans doute plus petite que parmi les non-musulmans, parce que ceux qui réfléchissent tendent à ne plus se dire musulmans…

  7. Lire l’Islam et les fondements du pouvoir d’Ali Abderraziq.

    Pas orienté sur le libéralisme, mais très intéressant.

    Cela étant dit il faut nuancer. Mahomet a vécu du commerce, donc c’est bien. Faut-il aussi préciser qu’il a vécu de razzias, pillages de caravanes et attaques de villes concurrentes ?

    Une religion n’est jamais qu’une secte qui a réussi.

    Personnellement, plutôt que de dire que telle ou telle religion est meilleure qu’une autre, qu’elle influence plus ou moins bien les hommes, je pense au contraire que dans toutes les religions il y a des hommes bons et… finalement, quelle que soit leur religion ils l’auraient été !

  8. L’article ne fait que répéter comme une mantra que l’islam est libéral, l’islam est libéral, l’islam est libéral…mais aucune démonstration étayée, en répétant inlassablement la même chose l’auteur tente de faire rentrer une idée dans la tête de ses lecteurs mais il en faut plus. L’auteur prend soin d’occulter les versets du coran qui dérangent et que Mises, lui, rappela en son temps. L’auteur aurait perdu moins de temps en disant que des musulmans aujourd’hui peuvent très bien être libéraux, mais que les sociétés musulmanes n’ont pour l’instant pas été propices à l’implantation du libéralisme, même pas en Egypte ou en Tunisie, c’est un fait.

    Ensuite l’affirmation selon laquelle le libéralisme serait venu en occident grace aux musulmans est des plus grotesques. Ce n’est pas parce qu’ils ont amené en Europe les écrits des grecs anciens qu’ils les ont adopté, ceux-ci ont trouvé un bien meilleur écho en Occident. Tiens juste comme ça, comment se fait-il alors que les espagnols ne se soient pas convertis à l’islam si finalement les notions de propriété et de liberté y était aussi prégnantes que dans le christianisme?

  9. Comme pour toutes idéologies, les trois grandes religions abrahamiques ont des principes de base : le libre arbitre et la toute puissance d’un dieu unique. Donc toutes ces religions sont selon moi libérales, car pourquoi un dieu tout puissant ayant décidé d’éprouver l’homme par ses actes (libre arbitre) aurait-il besoin que l’on impose sa volonté par la coercition ? Je pense que tous les courants totalitaires qui se sont développés dans ces religions sont le fruit de la propension qu’a l’homme à faire de ces interprétations et jugements de valeur des faits…

    En revanche, je suis en désaccord avec l’auteur lorsqu’il dit que l’homme doit obéissance à la charia. La charia est un droit positif issu d’une exégèse du coran et de la sunna. Il faut distinguer la charia du coran, ce dernier n’est pas un ouvrage juridique, mais philosophique (métaphysique) et ses préceptes ne sont en aucun cas des lois !

    De plus, le caractère contextuel et allégorique du coran rend son interprétation difficile et toutes lois qui en découlent purement positives et non nomocratique. Je crois donc qu’il convient de se limiter aux principes élémentaires dont le libre arbitre est l’un des composants.

  10. Cet article est honteux. Comment peut-on défendre cette religion qui, non seulement veut dire « soumission », mais interdit la séparation du domaine privé et du domaine public dans ses textes et dans sa pratique contemporaine…

    Dommage que Contrepoints publie ce genre d’article… plus aucune crédibilité pour ce site pourtant si intéressant par ailleurs.

    1. Cher Anonyme, comme je viens de l’écrire plus haut, l’islam en tant que religion n’impose rien (elle prescrit) et n’interdit pas la séparation du domaine privé et du domaine public. Ce sont les lois qui en découlent qui peuvent aboutir à ces interdictions, par ailleurs le coran n’impose nullement la charia (lois islamiques). Je vous mets au défi de me prouver le contraire !

      Votre traduction du mot islam ne justifie pas votre argument. Ce mot qui a pour racine « istislam » peut signifier : abondons, soumission, paix … mais surtout s’il s’agit de soumission celle-ci est en vers dieux et non l’état…

  11. Il faut reconnaître la grossière stupidité de ce genre d’auteur – quand il n’est pas lui-même musulman – défendant une religion dont émane un corpus juridique le réduisant à l’état d’inférieur, dans les textes et dans les faits historiques ou actuels.
    La simple mention de la moindre validité du témoignage d’un kaffir que celui d’un musulman devant le tribunal islamique aurait du suffire à lui mettre la puce à l’oreille.
    Le mélange religion et système économique prouve surtout un état de confusion mentale dont souffre l’université catholique de Louvain depuis qu’elle ouvre grand ses portes a des pseudos savants en Islam. Ce relativisme fatal qui nivelle par le bas Islam et Christianisme, la misère morale accompagnée de dépendance matérielle et l’opulence, que colportent des commentaires pourtant contraire aux élucubrations dont on nous entretien dans cette page, augure mal des articles à venir.

    Pire, l’auteur en tentant de récupérer au profit musulman une école de Salamanque formée par le clergé espagnol qui considére Mahomet un faux prophete et l’Islam un culte payen rend un effet du dernier risible.

    De même tenter de séparer Coran, Sunna, Haddith et sharia au bénefice du premier relève de l’artifice mesquin, il suffit d’ouvrir le Coran pour s’apercevoir qu’il grouille d’appels au meurtre, à la brutalité envers la moité féminine du genre humain, envers les chrétiens, les juifs et les autres non-musulmans et on voudrait nous le faire avaler en l’enrobant maintenant d’une couche de libéralisme sortie d’on ne sait oú.

    Il aurait certes mieux valu que l’auteur s »en tienne à son domaine d’expertise informatique s’il existe.

    Nous avons ici la preuve que la doctrine économique est finalement secondaire puisqu’on peut l’accomoder à toutes les sauces, aussi rances soient-elles.

  12. Et voici un texte de plus, très élaboré dont la lecture au premier degré paraît convaincante. Pour le lire ainsi, il faut oublier la réalité.
    Tous les arguments sont des arguments en creux et seuls sont retenus ces arguments là. Par contre si on lit entre les lignes on s’apperçoit que le but n’est pas de défendre l’Islam mais mais bien de prouver qu’il y a place dans l’Islam pour tous les fondamentaux de l’Occident. C’en est caricatural. Ce monde islamique décrit comme libéral n’a jamais existé et ce ne sont pas les pseudos références historiques qui le prouvent.
    En somme qu’attendons nous pour tous entrer dans le vrai libéralisme de l’Islam et dans l’état de droit si magnifiquement illustré par les états arabes. Expliquer que les mouvements actuels seraient un « retour aux sources » de l’Islam est téméraire. Dire que les régimes despotiques actuels sont des systèmes socialistes séculiers, inspirés par les pouvoirs des colonies européennes qui les ont occupés avant leurs indépendances, illustre le besoin de repentance très mode.
    Le comble du risible est d’expliquer que le le problème israélo-palestinien, serait résolu par la création d’une zone de libre-échange en Palestine. On se doute bien que les palestiniens auraient tout à gagner du dynamisme Israëlien.
    L’auteur ferait mieux d’exercer ses talents dans les domaines qu’il connait. Il illustre magnifiquement ce qu’est la dhimitude. Islam veut dire soumission.
    Que je sache ni Louvain ni Oslo ne sont des laboratoires traitant de l’Islam. L’auteur est un idiot utile? Sans aucun doute.

  13. Votre lecture ne tient pas compte des aspects contextuels. En effet le coran a été écrit en grande partie alors que ses fidèles étaient engagés dans une guerre défensive, c’est pourquoi ses principes fondamentaux doivent primer pour les musulmans sur des enseignements sortis de leur contexte.

    Le kaffir se traduit par païen et je crois que ces derniers ne jouissaient pas non plus d’une grande considération il n’y a pas si longtemps, de même que pour les droits des femmes je vous invite à lire Épîtres de Paul. Bien entendu cela ne justifie rien, mais cela devrait vous amener à prendre de recul.

    La séparation de la charia de la sunna et du coran est déjà une réalité informelle pour nombre de musulmans. Et votre lecture simpliste et non contextuelle de traductions interprétées vous amène à conclure que cette religion appelle au meurtre. Dois-je vous rappeler que ces mêmes types de lectures ont engendrer des massacres dans d’autres religions ?

    Aussi pour votre information le libéralisme économique n’est pas une doctrine, il ne s’accommode d’aucune religion. C’est aux religions de s’en accommoder. Et la séparation du coran et de charia permettrait justement de remettre l’islam à sa juste place, une religion qui ne doit imposer à la société aucune règle ni loi. Pour le libéralisme rien ne justifie que l’on porte atteinte aux libertés des individus quel qu’en soit la justification : un dogme religieux ou un jugement de valeur !

  14. Quel tissus de bêtise musulmane, ces payens de Chinois, d’hindous , de Japonais ont toujours jouis d’une extrême considération de la part des occidentaux de mémoire d’homme, il n’y a que le dépotoir de l’Islam qui est la risée du monde.
    La Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite, l´indonésie, n´ont jamais été socialistes, ayant tiré leur richesses de l’occident, ce ne sont pourtant que des despotismes génocidaires à divers degrés.
    Les leçons sans citations sur Saint-Paul par un musulman nous entrainent au fond de l’abysse.
    « Tuez les Chrétiens oú qu’ils soient » dans le Coran, ne serait pas un appel au meurtre, mais la soi-disant parole d’Allah hors contexte , fourni par l’Imam selon son humeur.

    Ce culte payen, islamophobique et pourri, aurait dut s’effondrer dès la chute de l’empire Ottoman s’il n’avait éte sauvée de justesse par l’occident pusillanime à son égard, après 9/11 il n’aura sans doute pas de seconde chance.

    Il reste aux musulmans de revenir à la foi chétienne ou judaïque, s’ils désirent demeurer croyant, du moins s’ils tiennent à se perpétuer. Les musulmans fuient l’Islam, ne l’oublions pas.

    1. ‘Les musulmans fuient l’islam’. Mais combien y adhère chaque jours… au moins 100 fois plus que ceux qui y sortent. Concernant, le christianisme meme le très sérieux mensuel Courrier International avait écrit un article l’année dernière sur la fuite des chrétiens de leur ‘magnifique’ religion de liberté.

  15. Islam veux dire Soumission, c’est tout, y a rien à interpréter. L’islam est l’ennemis n°1 de la liberté. Il n’y a aucune liberté dans une religion où Dieu décide de tout.