Martine quitte le nucléaire

Publié Par René Le Honzec, le dans Non classé

Des députés PS ont annoncé l’ouverture d’un site d’information et d’un forum de discussion sur le nucléaire. Le projet du PS ne préconise cependant pas la sortie du nucléaire. La première secrétaire Martine Aubry a admis qu’il y avait un débat dans son parti, traditionnellement pro-nucléaire. Elle-même reconnaît avoir évolué sur la question : « Personnellement, je pense qu’il faudra sortir du nucléaire et je le redis. »

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  1. « Personnellement je pense et je redis… tout ce qui plaira à l’opinion publique du moment »

    LOL sacré politiques… ils vendraient leur mère si ça pouvait les faire élire.

    1. Sans se prononcer sur ce qu’on ferait avec ou sans le nucléaire, il est quand même surprenant de reprocher à responsable politique de faire selon le désir des citoyens… Vous voulez quoi à la place de la discussion et de la concertation ? Un politburo d’experts qui décide en petit comité de ce qui est bon pour le peuple et une police politique pour calmer les récalcitrants ?

      1. pourquoi surprenant ? Le « désir des citoyens » est comme tout désir : maximal, contradictoire et irréaliste : pas de nucléaire mais de l’énergie pas cher et propre, pas d’industrie mais des emplois, pleins de serviteurs publics (prof, policiers…) mais pas d’impôts… Un « responsable » doit être capable de traduire ça en compromis raisonnable et sans surprise ultérieure, ce qu’une simple girouette dans le vent ne fait pas.

  2. « une simple girouette dans le vent », c’est une éolienne.
    Le désir des citoyens est orienté par une publicité éhontée (C’est ma Terre où je m’assouââs », tous les jours à la télé), la peur du nucléaire est entretenue par les médias et les associations subventionnées. Dont le rêve est de voir le territoire hérissé d’éolienne pour une moitié, et couvert de photovoltaïque pour l’autre moitié. Et que le couillon, via EDF, rachète cette électricité qui lui est facturée, qu’il soit d’accord ou pas.

  3. @Les pro-nucléaire

    À ma connaissance, la *probabilité n’est pas nulle* qu’un accident majeur, rendant une partie non négligeable du globe terrestre impropre à la vie humaine, ait lieu.

    À partir de là, il aura lieu tôt ou tard de façon certaine si nous ne sortons pas du nucléaire. Puis un autre, et un autre, et encore un autre.

    Le nucléaire, c’est sans moi. Comment pourrais-je regarder mes enfants en face sinon ? De la même manière que la monnaie dette, c’est sans moi. De la même manière que minitel agroalimentaire (vs internet agriculture paysanne http://fr.myeurop.info/2011/07/25/des-paysans-italiens-passent-a-la-clandestinite-3059 ), c’est sans moi.

    Des alternatives existent.

    1. Des pro-nucléaire, ça n’existe pas. Tous le monde préférerait s’en passer.
      Il y a juste des gens qui assument une part de risque, et des cinglés qui rêvent un monde merveilleux, et qui, se faisant, préparent l’enfer : parce qu’un monde sans nucléaire ce n’est pas un monde plein de gentilles éoliennes, non, c’est un monde plein de charbon…

      Au fait, je vous signale qu’Hiroshima reste habitée, et que si les humains ont à peu près évacué Tchernobyl, la vie sauvage y prolifère dans la joie ; Fukushima EST un « accident majeur », il est a peu près impossible de faire pire. Le risque de rendre « une partie non négligeable du globe terrestre impropre à la vie humaine », c’est du délire catastrophiste… Alors qu’une catastrophe du niveau d’AZF Toulouse ça reste encore bien trop, non ? alors pourquoi se faire peur avec des délires ?

      1. « Des pro-nucléaire, ça n’existe pas. Tous le monde préférerait s’en passer. … »

        Quelle drôle d’idée. Mais où vont-ils chercher tout ça ?

    2. pottofil: encore une victime du catastrophisme vert.

      http://www.youtube.com/watch?v=EpXwNE2BpSw

      Au fait, Fukushima Daiichi, combien de morts ? Le tsunami du 11 mars, combien ?
      Donc si on suit votre logique, avant d’arrêter le nucléaire civil, il faudrait, et ce pour potentiellement sauver des vies, bétonner (digues de 15 m) l’ensemble des littoraux de la planète par précaution, même là où il n’y a pas de risque de tsunami d’origine sismique.

  4. Que pensez vous de ça ? http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/07/04/le-scandaleux-silence-au-sujet-de-fukushima-fukushima-it%E2%80%99s-much-worse-than-you-think/

    « et que si les humains ont à peu près évacué Tchernobyl, la vie sauvage y prolifère dans la joie »

    C’est ce que je dis. Sans les humains, la vie sauvage m’importe peu… Pour moi la planète terre est un détail, sauf que pour le moment c’est un détail important car c’est notre seul cadre de vie. Et donc, ça m’inquiète de constater que l’homme abime au point de le rendre impropre à sa propre survie.

    « Le risque de rendre « une partie non négligeable du globe terrestre impropre à la vie humaine », c’est du délire catastrophiste… »

    ben non :

    « et que si les humains ont à peu près évacué Tchernobyl, la vie sauvage y prolifère dans la joie »

    C’eût pu être bien pire si des « bonnes âmes » ne s’étaient pas sacrifiées.

    http://www.dailymotion.com/playlist/x14ato_SCRAT83_la-bataille-de-tchernobyl/1#videoId=x5mq9q

    « Si le corium lui-mème n’est pas explosif, son contact avec l’eau
    provoquerait une explosion: Après Tchernobyl, suite à la fusion, les
    autorités ont empèché par tous les moyens le contact du matériau en
    fusion avec l’eau qui se trouvait en dessous. Celà aurait pu provoquer
    une explosion phénoménale: Gorbatchev évoque ce risque dans un film
    sur Tchernobyl. La suite vient de wikipedia: Selon Vassili Nesterenko,
    « la sédimentation du plutonium fondu sous le réacteur peut provoquer
    une explosion nucléaire des dizaines d’années après l’accident »13.
    Par ailleurs, il affirme que les collaborateurs de l’Institut de
    l’énergie atomique de l’Académie des sciences de Biélorussie ont
    calculé qu’une explosion atomique d’une puissance de 3 à 5 Mégatonnes
    pouvait se produire les 8 ou 9 mai 1986 (c’est à dire une puissance 50
    à 80 fois supérieure à la puissance de l’explosion d’Hiroshima). Une
    telle explosion pouvait provoquer des radiolésions massives pour les
    habitants dans un espace de 300-320 km de rayon (englobant Minsk) et
    toute l’Europe pouvait se trouver victime d’une contamination
    radioactive rendant la vie normale impossible14. »

    Il y en aura d’autres, c’est une question de statistique.

    À mon avis il est urgent de sortir du nucléaire.

    Connaissez-vous le solaire thermique ?

    http://www.jp-petit.org/sauver_la_Terre/solaire_thermique/solaire_thermique.htm

    « Il y a juste des gens qui assument une part de risque, et des cinglés qui rêvent un monde merveilleux, et qui, se faisant, préparent l’enfer : parce qu’un monde sans nucléaire ce n’est pas un monde plein de gentilles éoliennes, non, c’est un monde plein de charbon… »

    Nous en serions donc réduits à choisir entre la peste et le choléra. Réjouissant. :)

    1. Et vous avez pensé à une invasion extraterrestre ? Et s’ils avaient envie de tous nous faire mourir ? Et si un tsunami ravageait toutes les côtes françaises et pétait toutes nos centrales ? Et si des savants fous faisaient tout et n’importe quoi avec des bombes sales ? Et si un activiste fabriquait des prions par millions dans son garage ? Et si …

      Bref. Avec des Et Si, on meurt tous, et on ne fait plus rien.

    2. pottofil : « Si le corium lui-mème », « Celà aurait pu », « évoque ce risque », « peut provoquer », « ont
      calculé que »…
      Bref, du vent, encore du vent, typique du couillon nucléophobe de base.
      Si les cochons ont des ailes, ils pourraient voler.