Un national-socialiste favori à l’élection présidentielle au Pérou

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

Ollanta Humala, ancien militaire de 48 ans, au discours national-socialiste, est le favori du premier tour de l’indécise élection présidentielle au Pérou.

Ollanta Humala, arrivé en tête du premier tour en 2006, reste le premier choix des Péruviens, surtout des plus pauvres des provinces andines. Près de 20 millions de Péruviens désignent un successeur à Alan García, vainqueur il y a cinq ans d’Humala.

À 25-29% dans les derniers sondages, l’ancien officier devance cette année ses rivaux de 5 à 9 points.

Mais comme en 2006, il risque de buter au second tour le 5 juin sur un adversaire plus consensuel, moins intimidant. Ses rivaux, du centre à la droite libérale, ont agité le spectre d’une aventure étatiste, ruineuse, voire autoritaire, à l’image du Venezuela d’Hugo Chávez. Alejandro Toledo, économiste centriste de 65 ans, Keiko Fujimori, 35 ans, fille de l’ancien chef d’État et Pedro Pablo Kuczynski, ex-financier et Premier ministre libéral de 72 ans, se tiennent à quatre points. Docteur Lula, ou Mister Chávez ?, résume la presse.

García laisse un Pérou à 8,78% de croissance en 2010, une des plus fortes au monde. Le Pérou, qui émergeait il y a onze ans d’un conflit sanglant entre État et guérillas de gauche (79.000 morts ou disparus), vit sa décennie la plus stable et faste. Le futur président héritera d’une manne sans précédent, avec des réserves de changes à près de 30% du PIB, et $46 milliards d’investissements attendus sur 10 ans dans le riche sous-sol (cuivre, or, hydrocarbures).

Les Péruviens renouvellent aussi leur parlement unicaméral, le Congrès, qui comme le sortant devrait être fragmenté. Le vote est obligatoire au Pérou. Le décompte officiel pourrait ne pas donner une image fiable du second tour avant huit-dix jours.

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