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Des G20 de plus en plus transparents
Si le lundi, c'est ravioli, le jeudi, c'est G20 : demain, prétextant la catastrophe japonaise et une reprise anémique après une crise mondiale carabinée, les pays les plus riches de la planète ont décidé d'aller grignoter des petits fours en Chine, une fois n'est pas coutume, histoire de varier les plaisirs et de formaliser l'entrée de l'Empire du Milieu dans le club select des nations qui comptent.
Du côté des Chinois, cependant, tout ne semble pas parfaitement clair. Déclarant sobrement qu'ils se contentent de mettre les infrastructures à disposition, on les sent en réalité fort réticents à ouvrir réellement des négociations dont le sujet principal, le Yuan, leur monnaie, les chatouille au plus haut point. On les comprend : ils connaissent la faiblesse du dollar, achètent de l'or à la tonne et veulent conserver une monnaie bon marché.
Si l'on ajoute leur ferme opposition aux interventions militaires en Libye, on
30/03/2011 | Posté dans
Édito |
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La junte birmane a été dissoute et ses pouvoirs transférés à un nouveau président. Le généralissime Than Shwe, homme fort du pays depuis 1992, aurait quitté ses fonctions.
Thein Sein, Premier Ministre sortant et ex-général, a été intronisé président. Le général Min Aung Hlaing, 54 ans, a assisté à la cérémonie en tant que commandant-en-chef des armées, poste occupé par Than Shwe. Le Premier ministre Thein Sein, ancien officier supérieur de l'armée âgé de 65 ans, avait été désigné président en février par un comité composé de parlementaires issus des élections de novembre, et de militaires nommés par la junte au sein de l'enceinte législative.
Le Conseil d'État pour la Paix et le Développement (nom officiel de la junte) a disparu, cédant le pouvoir aux nouvelles institutions « civiles » issues de la Constitution de 2008 et des élections législatives de novembre. Les symboles administratifs de la junte sortante ont commencé à être démontés dans les rues de Rangoon.
Le scrutin de
30/03/2011 | Posté dans
Brèves |
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Les frappes aériennes en Libye relancent le débat sur les fondements éthiques du « droit d'ingérence ». Il s'agit d'un sujet qui, plus qu'aucun autre, divise les libéraux. D'un côté, ceux que l'on peut qualifier de « libéraux-conservateurs » qui défendent le concept de « guerre juste » ; de l'autre les « libertariens » qui considèrent que rien ne saurait jamais justifier l'usage public de la contrainte, même dans de telles circonstances.
Par Richard Ebeling (*)
Des événements tels que les révoltes écrasées dans le sang en Libye, les révolutions et les manifestations de masse contre une série de gouvernements tyranniques ou autocratiques du Moyen-Orient, ont été regardés de manière fort bienveillante par les populations occidentales.
Des citoyens ordinaires, longtemps oppressés politiquement par des régimes despotiques ayant bafoué leurs droits individuels et pillé leurs revenus souvent faibles, se sont soulevés contre ce joug. De nombreux citoyens se demandent ce que leurs États peuvent, ou doivent,

Le contraste est saisissant : alors qu’au sud de la Méditerranée des peuples brisent leurs chaînes au péril de leurs vies pour gagner leur droit à la démocratie, en France, le peuple ne va même plus voter. Comment se fait-il que des élections cantonales, qui devraient être le symbole de la « démocratie locale », n’aient attiré que si peu d’électeurs ? Comment comprendre que le taux d’abstentionnisme se rapproche de celui des européennes – bien plus « éloignées » ? Car avec 55,68% et 55,19% d’abstention respectivement aux premier et deuxième tours des élections cantonales, le message parait clair : le peuple boude la démocratie locale française. Ou serait-ce en fait... l’inverse ?
La première raison de cet intriguant abstentionnisme réside sans nul doute dans le fait que la « démocratie locale » se joue dans le cadre de la décentralisation à la française, et que cette dernière fonctionne mal. La décentralisation part d’une bonne idée

Est-ce que Stephen Harper est en train de nous passer un sapin, comme Raymond Bachand ici au Québec ?
Tout le monde semble le croire sur parole quand il nous dit qu’en 2015, le déficit budgétaire va disparaître. Lundi, Harper nous a même promis des baisses d’impôts. Est-ce réaliste ? L’État va finalement se mettre au régime ? J’en doute.
En combinant les promesses des deux derniers budgets, les conservateurs veulent couper environ $30 milliards de dépenses d’ici 2016. Dans une galaxie de 400 ministères et organismes, c’est certainement faisable. Seul hic : ils ne fournissent aucun détail sur ces compressions. Ça vous rappelle un gouvernement près de chez vous ?
J’aimerais rappeler que dans son budget précédent, le gouvernement Harper avait promis le gel des dépenses des ministères pour deux ans. Or il y a trois mois, Kevin Page — le chien de garde officiel des contribuables canadiens — a demandé à 10 organismes et ministères de lui montrer

Les économistes sont souvent taxés de mal prédire l’avenir et les Français leur préféreraient d’ailleurs les astrologues. Nous pouvons néanmoins prédire avec certitude l’avenir du marché de l’assurance : il va se détraquer. En effet, la décision de la Cour européenne de Justice interdisant la discrimination selon le sexe dans les contrats d’assurance va couper le moteur de l’assurance et avec elle de quoi se protéger efficacement contre les aléas de la vie.
La lutte contre la discrimination entre les assurés part sans doute d’une bonne intention, mais à quoi sert-elle si elle nous fait courir à tous davantage de risques. Il est contradictoire de critiquer en permanence la prise de risque et l’irresponsabilité des marchés et d’en miner en même temps une de ses institutions-phare, nécessaire à la prise en charge des risques et des dommages que leur réalisation occasionne.
Si l’assurance est discriminatoire, c’est parce qu’elle ne peut pas fonctionner autrement si elle veut protéger efficacement

Après une enfilade d’arguments éculés concernant le tabac, la dernière envolée lyrique d'Attali - que seul un énarque en roue libre médicamenteuse peut produire -, sa performance rhétorique qu’il a effectuée dernièrement sur le nucléaire, Fukushima et l’Avenir de l’Humanité (rien de moins) nous projette au-delà des ceintures d’astéroïdes riches en connite ferrugineuse et en pipeaux lourds. On a littéralement laissé sur place le Capitaine Blâme au milieu des espaces intersidérants. On est bien au delà des dernières étoiles de la galaxie du totalement idiot.

L’abstention du gouvernement allemand lors du vote de la résolution 1973 sur la mise en place d’une zone d'exclusion aérienne en Libye a été accueillie avec surprise en France où l’on a du mal à accepter que l’Allemagne exprime des positions nationales différentes.
Cette décision du gouvernement fédéral, qui repose depuis 2009 sur une coalition entre les Chrétiens démocrates (CDU/CSU) et les Libéraux (FDP) n’a pas été sans débat en Allemagne même.
Si un sondage du 26 mars 2011 publié dans le magazine Focus montre que 56% de la population allemande a soutenu l’abstention au Conseil de sécurité, 36 % a considéré qu’il s’agissait d’une erreur.
Le parti de centre-droit allemand (CDU) divisé sur la question de la guerre en Libye
Au sein de la CDU, le parti d’Angela Merkel, une discussion houleuse a eu lieu. L’ancien ministre de la Défense Volker Rühe n’a pas hésité à déclarer que cette décision détruisait les fondements de la

Combien coûte un Attali écolo ?
C'est la semaine des bons clients. Normal : quand on ne parle pas Zéconomie avec Emmanuel Todd, on aborde les palpitantes questions de Zécologie avec Jacques Attali. Quand celui-ci n'enfile pas les poncifs irritants de bêtise sur le tabac, le monsieur qui pense nous propose ses réflexions sur le nucléaire japonais, et, je dois le dire, c'est assez gratiné.
C'est un billet à la fois court et consternant que nous propose le père Jacques. Cette taille très réduite et le nombre tout simplement affolant de sottises sidérales contenues dans cette petite production gastrique honteuse lui permettra de concourir pour le record du monde de densité en idioties pseudo-scientifiques.
Il faut savoir qu'Attali est aux arguments navrants ce qu'Usain Bolt est au sprint : une référence.
J'avais déjà pu lire, concernant le tabac, une telle enfilade d'arguments éculés que, depuis, je m'étais abstenu de retourner voir la prose calamiteuse de l'ouvrier
29/03/2011 | Posté dans
Édito |
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"La Révolution est un bloc". On cite souvent ce mot de Clemenceau, qui n’était peut-être qu’une boutade. Le président de la République, François Mitterrand, l’avait repris, il y a quelques années, lors d’une cérémonie en l’honneur du regretté Robert Maxwell. Pour ma part, je préfère dire que la Révolution est une auberge espagnole, où l’on trouve ce que l’on apporte, en matière d’a priori idéologiques, de préjugés, d’intentions polémiques. Cette conception est particulièrement appropriée dans le cas de l’école qui a dominé l’histoire de la Révolution française au XXe siècle, et que l’on appelle jacobino-marxiste ou jacobino-léniniste, et qui, dans certains cas, fut carrément jacobino-stalinienne. Ecole dont les grands prêtres ont été successivement Jean Jaurès, Albert Mathiez, Georges Lefebvre, Albert Soboul, et présentement Michel Vovelle.
Par François Crouzet (*)
Ces historiens ont en fait cherché dans la Révolution française une justification du socialisme et surtout de la Révolution russe, du régime bolchevik, voire des purges staliniennes et des procès