L’éolien c’est bien, le gaz de schiste c’est mal

Chère EPA,

Pourquoi être pour le vent et pas pour le gaz de schiste ?

Vous vous rappelez de ce discours : « L’Amérique est en train d’épuiser son gaz naturel. Les prix vont monter en flèche, elle devra importer du gaz naturel liquéfié (LNG pour liquefied natural gas) alors que les fermes éolienne du plan T. Boone Pickens sont pratiques, abordables et, d’une manière ou d’une autre, deviendront un moyen de production inévitable. »

Eh bien, la réalité est de retour. Nous vivons effectivement une transition énergétique, mais justement à l’opposé de ce que les planificateurs non affiliés au marché de l’énergie prédisaient.

La révolution du gaz de schiste

À peine deux ans plus tard, l’Amérique (et le reste du monde) exploite de vastes richesses précédemment inimaginables, à mesure que les foreurs ont découvert comment produire du gaz à partir de schiste, de charbon et formation rocheuses spécifiques à des coûts raisonnables.

Ces mêmes foreurs accomplissent ce prodige en pompant de l’eau, du sable et un mélange de produits chimiques aux propriétés particulières dans des roches, sous très haut pression, produisant des fracturations multiples, qui seront le siège, à la sortie des nombreuses fissures créées, de plusieurs échappées de méthane.

En moins d’un an, les États-Unis ont réapprovisionné leurs stocks avec 340 milliards de mètres cubes de gaz de schiste selon les estimations du Département de l’Énergie. Ce chiffre représente plus de 36 fois la consommation de tous les gaz possibles aux États-Unis, ou l’équivalent de 74 années de production de pétrole réalisée par les États-Unis.

Les réserves de schiste couvrent des continents entiers, de Barnett au Texas ou de Marcellus aux États atlantique de l’Est, mais également à l’ouest du Canada, dans le Colorado, le Nord Dakota, le Montana et d’autres zones dans le monde entier.

Au lieu de devenir un importateur, les États-Unis pourraient se révéler être un exportateur. Ce gaz peut se déplacer, sans souci, dans les systèmes existants de pipeline, pour alimenter les maisons, les usines et les générateurs électriques, servir en tant que matière première dans la pétrochimie, voire remplacer le pétrole dans de nombreuses applications.

Les États, les citoyens et le gouvernement fédéral peuvent récupérer des milliards de dollars en primes de locations, loyers, royalties ou redevances et en taxes. Des millions d’emplois aux salaires élevés pourront être créés ou sauvés. Ce gaz abondant peut également fournir une alimentation de secours essentielle parallèlement aux éoliennes.

La production de ce gaz à grande échelle permettrait de réduire les chocs sur les prix pétroliers, aujourd’hui en hausse, voire les crises, et affaiblirait la dépendance que nous entretenons avec les pays exportateurs dont les représentants sont Kadhafi ou Chávez, tout en allégeant les émissions de gaz.

Voilà un vrai changement de perspectives !

La panique « verte » et sa nouvelle propagande

Que peut-on reprocher à cela ?

Beaucoup, il s’avère.

Cette nouvelle et généreuse énergie rend caducs des dogmes écolos : la fin de l’ère des hydrocarbures, l’Amérique pauvre en énergie, les immuables doctrines du Club de Rome sur la durabilité et l’épuisement imminent des ressources, le plan Pickens et ses forêts d’éoliennes…

Que faire ?

Les écologistes sonnent l’alarme. HBO diffuse Gasland, un film facile de propagande superficiel sur le soi-disant impact du « fracking » sur les nappes phréatiques. Son propos a été rapidement démystifié (Par exemple, le méthane qui prend feu à un robinet d’eau provient d’un gisement de gaz rencontré par le propriétaire du bien – et pas à cause de l’opération de fracking.) Un oscar, propulsé par des raisons politiques, a été évoqué un temps, mais n’est pas arrivé.

L’Agence de protection environnementale a révélé un problème de personnalités multiples. Son directeur de la division de protection de l’eau potable a ainsi prévenu le Congrès qu’il n’y a pas le moindre document prouvant la contamination des nappes phréatiques due au fracking. (Des études conduites au Colorado et au Texas mènent les enquêteurs aux mêmes conclusions.)

Mais les bureaux de l’EPA, au Texas, ont néanmoins insisté sur le fait que ces champs d’exploitations pouvaient mettre « en danger » des zones aquifères et ont par conséquent ordonné aux compagnies concernées de stopper le forage immédiatement et d’assurer l’arrivée d’une eau saine chez les particuliers.

L’EPA, à la suite de son intervention, n’a toujours pas démontré le bien fondé de sa thèse pour légitimer ses exigences.

Entre-temps, l’administrateur de l’EPA, Lisa Jackson, a annoncé un plan pour conduire une étude portant sur l’effet du forage par creusement hydraulique et sur les techniques de production du gaz sur le « cycle de la vie », afin d’évaluer les possibles retombées dans les nappes souterraines et les autres impacts environnementaux.

En fonction de l’orientation de ces études, scientifiques ou politiques, on peut assister pour ces forages à des retards, des interdictions ou au contraire, une vraie envolée…

Fréquemment, plusieurs industries ou pays ayant une longue expérience du forage ainsi qu’une confiance manifeste dans leurs appareils de régulation ont testé et mit en pratique des procédures toujours en place aujourd’hui. Ils se prononcèrent en dénombrant peu de risques, sauf en ce qui concerne la durée d’une étude sur un cycle de vie et comment ces résultats auraient la possibilité d’être maniés politiquement. En effet, il s’agit d’outils très utiles.

Mais si l’étude d’un cycle de vie est justifiée pour le creusement hydraulique, puisque que le forage implique de passer à travers des formations de sous sol contenant de l’eau fraîche, nécessairement ces études doivent s’étendre à d’autres domaines : les éoliennes par exemple, avec leur fabrication, leur installation et leur fonctionnement.

Effectivement, la fabrication de turbine exige l’emploi de grandes quantités de béton, d’acier, de cuivre, de fibre de verre et de minéraux rares – tout ces substances réclament, avant d’être employable, le fait d’être extraites, raffinées, fondues, façonnées et transportées. Les heurts sur les terres et les habitats, le déplacement des roches voir leur pulvérisation, l’élimination des déchets solides, l’incinération d’autres éléments, la pollution de l’air et de l’eau, enfin les émissions de dioxyde surviennent à toutes étapes du processus de préparation.

Connexion chinoise

Plus de 95% de la production mondiale de minéraux rares a lieu en Chine et en Mongolie, utilisant leur technologie, des installations de production d’électricité à partir de charbon et leurs propres règles environnementales. Extraire du neodymium, du praseodymium et d’autres minéraux rares pour les turbines des éoliennes, plus précisément ses aimants et retords, inclut le fait de devoir pomper de l’acide dans les trous de forage, dans le but de dissoudre et prélever les minéraux. D’autres acides, produits chimiques et le recourt à de hautes températures sont requis pour la traite des minéraux. Des millions de tonnes d’eau toxiques sont générées chaque année et déversées dans d’énormes étangs, bordés par un simple rempart de terre.

Les fuites occasionnées, ainsi que les écoulements néfastes dans l’air ont tué des arbres et autres végétaux, des cultures, du bétail. Ces mêmes émissions ont pollués des lacs et autres cours d’eau, sont la cause de troubles respiratoires et intestinaux, d’ostéoporose et enfin de cancers chez les humains.

En 2009, la Chine est parvenue à arracher 150.000 tonnes de ces minéraux recherchés de son sol, et plus de 15.000.000 tonnes d’eau. L’objectif étant de doubler le nombre d’installations éoliennes, de même que d’accroitre l’offre de panneaux photovoltaïques, de voitures hybrides et électriques, la Chine ne peut avoir comme dessein que de grossir son exploitation significativement, à moins que des compagnies comme Molycorp ou d’autres puissent étendre leur propre production de minéraux évoqués, en usant notamment de méthodes plus perfectionnées.

Les turbines fabriquées en Chine puis expédiées aux États-Unis, acheminées par camion vers leur destination finale, et installées sur d’énormes plates-formes en béton ; au même instant, de nouvelles usines de production de gaz de sauvegarde sont construites et des centaines de kilomètres de lignes de transmission avec. Tout cela signifie donc plus d’acier, de cuivre, de béton, de carburant et finalement de terre. Par ailleurs, les nouveaux plans d’assurance énergétiques (développement durable, etc.) engendrent de la pollution et des rejets de dioxyde de carbone et ne sont pas capables de fonctionner à plein régime, parce que l’activation de l’éolienne ne s’effectue qu’après un certain temps de roulement. De ce fait, l’éolienne doit marcher en continu, ce qui ne peut être le cas avec le déplacement des vents voir leur inexistence.

(Illustration René Le Honzec)

L’industrie du vent : n’importe quoi mais du vert

Les fermes éoliennes ont besoin de routes, de 700 à 1.000 tonnes de béton et de barres d’armature pour ses fondations, ce qui requiert l’affection de réseaux de drainage de l’eau dans les aires fermières. L’imposante structure de l’éolienne nuit au paysage, empêche ou gêne l’épandage sur des centaines d’hectares de champs cultivés et est responsable de la mort d’un grand nombre d’oiseau et de chauves souris. Les fermiers qui autorisent l’installation de telle installation perçoivent en retour des redevances, ses voisins subissent l’impact du bâtiment, toutefois ils ne reçoivent pas de compensation.

En dépit de son coût écologique, les projets d’aménagement de fermes éoliennes sont régulièrement annoncés et soutenus dans des revues écologistes (NEPA, etc.) et aucuns contributeurs de l’article n’évoquent dans ces cas-là le risque d’atteintes sur les oiseaux migrateurs. À l’inverse, les opérateurs d’exploitations pétrolières, minières et gazières payent des millions d’euros pour une fraction de carnage animal.

Qui a-t-il de pire à cela ? La chose suivante : que toutes ces initiatives sont supportées grassement par des mandats accordés au secteur de l’énergie renouvelable, des allégements fiscaux, des tarifs de rachat, des « commandes de chargements prioritaires », et encore un tas de subventions, courtoisement permises par l’État et les gouvernements fédéraux avec des contribuables. En fait, l’énergie éolienne empoche 90 fois plus de subventions du gouvernement fédéral que n’en soustrait le secteur du charbon et du gaz naturel, par mégawatt-heure d’électricité effectivement produite, selon l’Administration américaine des données de l’information énergétique (US Energy Information Administration data). Le côté pervers de tout ceci, c’est que la production électrique assurée par le secteur éolien coûte plusieurs fois plus chère au kilowatt-heure au consommateur que la même offre, fiable, garantie par le recours au charbon, au gaz ou au nucléaire.

Autrement dit, le vent est un apport d’énergie libre quand il se lève. Nonobstant, vouloir faire de cette source d’énergie intermittente et diluée une manne d’électricité directement opérationnelle incomberait l’appel à un investissement en capital massif. Autrement dit, la renommée énergie renouvelable, verte, géniale éolienne n’est rien d’autre qu’une « solution » hors de prix.

Conclusion

Le persistant problème inhérent aux énergies vertes a été résumé par Ted Nordhaus and Michael Schellenberger dans leur nouvel essai : La longue mort de l’écologisme (The Long Death of Environmentalism) :

Nous devons reconnaitre que la fameuse « voie de l’énergie douce » est une impasse. Les énergies renouvelables, auxquelles Amory Lovins et d’autres ont vanté, dès la fin des années ’70, les faibles coûts, comparativement aux énergies fossiles, restent chères et difficilement mesurables. Ces énergies demeurent plus inabordables que les énergies élaborées à base de produits fossiles, avant même que nous calculons les coûts associés à l’entreposage et la transmission de formes d’énergie intermittente. L’énergie éolienne, selon les dernières estimations EIE, coûte toujours 50% de plus que le charbon ou le gaz. Le coûts solaire : de trois à cinq fois plus.

Il serait préférable, après tout, de fonder la méthode la plus efficace, moins polluante que le charbon, le gaz et le nucléaire, pour la même, voir pour une émission supérieure d’énergie, et qui fonctionnerait à plein régime 24/7/365, et en oubliant la « solution » de l’éolien. Les études de cycle de vie seraient une évolution positive – pour toutes les sources d’énergie. En fait, « Penser globalement, agir localement» pourrait être une très bonne devise pour l’EPA et les défenseurs de l’énergie éolienne.

Paul Driessen est conseiller principal en politiques pour le Comité pour un avenir constructif (Committee For A Constructive Tomorrow ) et au Congrès de l’égalité raciale (Congress of Racial Equality ), ainsi que l’auteur de « Eco-impérialisme : le pouvoir vert – la mort noire. »

Article dans Master Resource, traduit par Barem.

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  1. Et le bouleversement climatique?

    Bonjour,

    les ressources fossiles ont un inconvénient énorme qui a été oublié dans cet article:
    elle sont ont à l’origine de gazs a effets de serre ce qui déséquilibre de manière irréversible et dangereuse le climat, et elle suppriment de manière tout aussi irréversible une ressources qui n’existera plus pour nos descendant.

    Faut il rappeler la marée noire de BP d’il y a quelque mois, ou parler des pécheurs nigérians qui lavent leur poissons à la lessive avant de le manger tant l’eau est polluée par les compagnies pétrolières.

    1. Non mais t’es une blague à toi tout seul ma parole ! Tu as cru que le pétrole de la marée noire de BP s’est fait mangé par des bactéries?? lool

      Je parie que tu as un poster de Claude Alègre dans ta chambre ;)

      Et puis un article qui compare une énergie renouvelable à une énergie sale, c’est assez original… j’aurais pas osé.

      1. Le pétrole de cette marée noire, on ne sait tout simplement pas où il est passé, et on croise les doigts pour ne pas le voir réapparaître. Ceci dit, il ne doit pas « être bien loin »: http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/detail/1244145/2011/03/31/Deja-6-500-dauphins-morts-des-suites-de-la-maree-noire.dhtml

        Je vous cite: « En plus d’être écologiquement atroce : population d’oiseaux et de chauve-souris massacrées en masse, paysages ruraux défigurés, des centaines de km de routes asphaltées construites seulement pour garantir l’entretien de tout le bazar, etc. »

        Vous avez parfaitement raison, les éoliennes ne sont vraiment pas la panacée. et il n’est effectivement pas tolérable que la faune en souffre. Cette filière là mérite donc des investissements pour la rendre plus performante et plus discrète. (en off-shore par exemple)
        Mais le plus important :l’installation d’une éolienne est parfaitement REVERSIBLE, contrairement à l’exploitation du gaz de schiste.

        «Les pires dommages s’établissent dans le long terme : l’industrie aura depuis longtemps plié bagage avant que ça commence à paraître et l’on ne pourra donc pas légalement faire un lien direct entre les deux.» (http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201102/08/01-4367957-un-eminent-geologue-sonne-lalarme.php)

        Quant aux km de routes à créer, on peut se contenter de chemins en terre comme ça se fait dans le centre de la France. Je vous rappelle que l’exploitation d’un puit de gaz de schiste nécessite des MILLIERS d’aller retours de camions. Vos arguments ne tiennent donc pas.
        En personnellement, je trouve les éoliennes plutôt jolies.

        Notez que je fais un effort en citant mes sources ;)

      2. Il y a une ferme de 10 éoliennes à 5km de chez moi, pour m’y etre rendu très souvent, j’ai pas vu un seul oiseau ou une chauve souris à leurs pieds!
        Certainement les pro éolien qui viennent la nuit pour éliminer les preuves
        Je me marre!!
        Et pour allez à tes puits de forage pas de routes? pas de nuisances visuelles? Ils sont construit en matériaux recyclables?
        On se demande où est l’inculte et l’ignorant, mais le partisan avec des œillères on l’a trouvé!
        Pas de solution miracle, rien qui n’influencera jamais sur la nature, juste des pis aller.
        La meilleur énergie est celle que l’on ne consomme pas

        1. Tu veux dire, en fait, que les vidéos où on voit des aigles et des grands oiseaux se faire tuer par les éoliennes sont des fakes ?

          Au fait, si tu es un vrai écolo, tu ne devrais pas dépenser ton énergie sur des forums, sur internet, qui représentent tout de même de grosses consommations d’électricité, hein. Tu le dis toi-même (avec de grosses photes d’ortograffe) : la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas. Toi, tu en consommes bien trop pour dire des conneries.

  2. Je trouve votre article fort intéressant.

    Il semble montrer que la « propagande » verte est de la désinformation pure et simple.

    Mais alors, que penser de votre article ? Surtout quand on voit les réponses faites sur un ton tout à fait démocratique au premier intervenant, qui, tout « vert » qu’il est, ose poster un commentaire à votre article.

    Je pense pour ma part que ces questions énergétiques relèvent plus du débat public et citoyen que de libéralisme ou d’écologisme. L’un étant le pendant de l’autre, aucun des deux n’aura le dernier mot.

    Ce que je trouve troublant dans votre article et vos références, c’est que vous semblez bien connaître le détail (très exhaustif, mais sans références) de la fabrication des éoliennes et du « mal » que leur fabrication engendre, mais à aucun moment vous ne parlez des myriades d’éléments chimiques utilisés dans le procédé de fracturation hydraulique. Vous dites juste : il n’y a aucun problème avec ce procédé, voire mieux : il n’y a aucune *preuve* que ce soit néfaste. Mais tout cela sans vraiment expliquer en quoi consiste ce procédé.

    En conclusion, je dirai que votre article est clairement orienté, mais n’est pas réellement informatif.

    Dommage, pour une fois que je pouvais lire un article contredisant l’intérêt de l’éolien !

    Merci quand même d’avoir essayé.

    1. Merci de votre commentaire très posé. Au sujet des techniques d’exploitation du gaz de schiste, des critiques auxquelles elles sont confrontées, et d’une réponse factuelle à ces critiques, nous avons publié ceci (cf. après sous-titre « Les écologistes européens en guerre contre le pétrole et le gaz non conventionnels ») :

      http://www.contrepoints.org/2011/02/24/14796-la-s

      Sur les méfaits de l’éolien, nous avons de nombreux articles, comme celui-ci (mais vous pouvez aussi faire une recherche par « éolien » et « éolienne » sur ce site.)

      http://www.contrepoints.org/2011/01/25/12118-non-

      1. Comment peut on comparer les « méfaits » de l’éolien, qui sont sans comparaison possible avec l’exploitation de gaz de schiste.
        Certes, l’éolien « pollue » visuellement. Mais l’exploitation du gaz de schiste aussi.
        L’éolien est facilement améliorable, le shalegas beaucoup moins, du fait que rien n’est visible.
        L’éolien est totalement réversible, le shalegas détruit définitivement.
        Tout le monde est pour l’éolien (en off-shore en tout cas), et le shalegas ligue tout le monde contre lui (sauf les pétroliers).

        Le choix me semble évident non?

        Dites moi où j’ai faux s’il vous plait ;)

          1. Je vous rassure, le gaz de schiste en France ne serait qu’un complément lui aussi. Mais un complément PROVISOIRE, contrairement à l’éolien.
            Et si les énergies renouvelables ne sont pas développées, c’est parceque les pétroliers bloquent tout les projets alternatifs. Je vous rappelle que sur les 10 milliards de bénéfices de Total, 5 milliards sont allés aux actionnaires, et non au développement d’énergie propre.

            Total mériterait d’être nationalisé, car son comportement nous pénalise tous (sauf les actionnaires, mais eux sont déja à l’abris du besoin), menace notre pays et insulte nos citoyens.

            Dites moi où j’ai faux s’il vous plait ;)

  3. Bonjour,

    Je rejoins mluke pour dire que cet article est clairement orienté et qu’on peut donc l’assimiler à de la propagande.

    Ce qui est assez dramatique c’est qu’il se permet de dire au sujet du film Gasland qu’il s’agit de propagande superficielle alors que dans son article il est encore plus superficiel que le film et clairement orienté et propagandiste.

    Ensuite il tend vers une position tout noir contre tout blanc. Les miracles n’existent qu’à Lourdes. Pour le reste, chaque technologie, chaque chose a des éléments positifs et négatifs. Le tout est de savoir dans quelle mesure le négatif est acceptable. Or pour le fracking cela dépasse l’acceptable.

    La solution est connue, et il n’y a pas de miracle : réduire la consommation énergétique de la planète & diversifier les sources d’énergies. Le problème de cette solution ? Elle ne va pas dans l’intérêt d’une croissance exponentielle et du toujours plus de profit du mon de la finance.

  4. Facile avec les gens comme vous : un article écolo anti {nucléaire | gaz | pétrole } a forcément été écrit dans un but désintéressé et humaniste, un article dans l’autre sens relève forcément de propagande délibérément mensongère.

    1. L’écologie ne rapporte rien à ses partisans, il est donc « désintéressés » financièrement.

      Les gens qui défendent le shalegas ne voient que l’aspect financier (indemnisation en cas de pollution, cout énergétique, balance commercial….). Les partisans du gaz de schiste sont donc « interessés »

      La propagande, elle, est toujours pratiquée par les gens « intéressés ». Les gens « désintéressés » se contentent d’informer sans mentir ;)

      Dites moi où j’ai faux s’il vous plait ;)

      1. Vous avez faux sur toute la ligne, car vous ne connaissez manifestement que le sens commun du nom ‘propagande’, c’es-à-dire un sens négatif. Tous les groupes de pression font de la propagande, c’est même leur raison d’être; penser que Greenpeace (c’est un exemple, hein!) ne fait pas de propagande est très exactement puéril.

        Par ailleurs, pourriez-vous préciser et élaborer votre « L’écologie ne rapporte rien à ses partisans » … si je dis ça c’est pour vous orienter sur le business vert (et seule un sentiment de culpabilité très judéo-chrétienne m’interdit de citer le nom d’Al Gore, de Nicolas Hulot, de Yann Arthus-Bertrand.)

        (j’ai cité des noms? ah … ça m’étonne …)

        1. « Al Gore, de Nicolas Hulot, de Yann Arthus-Bertrand »
          vous qualifiez ces gens là d' »écolo », mais ce sont… des hommes politiques avec une étiquette verte ;) Je ne sais pas comment ils vivent au quotidien pour dire s’ils sont « écolo ». Peut-être le sont ils devenu…

          L’écologie ne rapporte rien à ses partisans: L’écologie est une prise de conscience, une manière de voir les choses différement, et de consommer en respectant l’environnement.
          Par ailleurs, écologie et capitalisme sont des termes relativement opposés.

          Vendre des panneaux solaire ne fait pas de ce vendeur un « écolo ». Il restera un marchand, avec une étiquette verte ;).

          Greenpeace est essentiellement composé de bénévole (oui! des gens qui travaillent pour rien !). D’utilité public, ils mettent à jour ce que les industriels aimeraient cacher(et ça dérange):
          -chasse à la baleine sous prétexte scientifique.
          -déchets nucléaires jetés à la mer.
          -Les dessous des OGM (brevet du vivant)
          -déforestation de la forêt primaire.
          -gaz de schiste :-p
          -…
          On peut appeler leur campagne d’information « propagande », mais elle n’est pas mensongère.Contrairement à celle des pétroliers.
          Par contre, affirmer que l’exploitation du shalegas au Québec se passe bien est un mensonge.
          Affirmer que le pétrole de « deep water horizon » s’est volatilisé est aussi un mensonge.
          Brandir la menace de l’essence à 2 euros pour imposer le shalegas est crapuleux.
          Donner des permis d’exploration sans consultation de la population est scandaleux.

          J’espère que nous nous rejoindrons sur le fait que:
          -Greenpeace est alarmiste
          -Les pétroliers sont trop pressés.

          Ai-je répondu à votre question?

          1. Comme si les producteurs de gaz traditionnels comme les russes, qui ont investi des milliards dans l’infrastructure pour amener leur gaz jusqu’en Europe de l’Ouest, le lobby du charbon, voire du pétrole, n’avaient aucun intérêt à saborder le gaz de schistes, pfff…
            Vous êtes bien crédule !

            1. les rois du tourisme pour des gens qui viennent comment? En voiture à pédales? et qui gagnent leur vie comment? mais avec du tourisme bien sur! On va faire du tourisme chez eux et avec les sous on va faire du tourisme chez eux…

          2. Mais miniTAX, tu comprends rien. Tous les gens qui gagnent de l’argent avec l’écologie, tous les climatolgues réchauffistes qui se partagent des dizaines de milliards de crédits, toute l’industrie éolienne qui se partage aussi des milliards et des milliards, Bercy qui empoche milliard sur milliard pour des raisons écolo, ceux là ne sont pas écolo. La définition d’écolo d’Heptan c’est, si ça t’enrichit, tu n’es pas écolo.

            Ergo : « il n’y a aucun écolo qui s’enrichit avec l’écologie ».

            Je crois que nous sommes tombés sur l’archétype de l’idiot utile léninien.

  5. « L’écologie ne rapporte rien à ses partisans, il est donc « désintéressés » financièrement. »
    ——————————-
    Les multinationales vertes de l’industrie de la trouille comme WWF, Greenpeace, FOE… aux budgets annuels de plusieurs centaines de millions de $ et dont les dons affluent à chacune de leur campagne de terreur, les prêcheurs d’apocalypses professionnels comme Bové, Rivasi, Lepage qui se sont dégotés des maroquins bien pépères au parlement européens à 8.000€/mois net d’impôts, n’ont visiblement pas suivi la consigne.

    1. compare ça aux 10 milliards d’euros de bénéfices de TOTAL, dont la moitié reversée aux actionnaires…
      Les pétroliers ne se contentent pas e précher la terreur, ils la pratiquent (en Afrique entre autres) et parviennent à la cacher.
      Les pétroliers sont des destructeurs et des profiteurs: c’est leur faire honneur que de pas en dire plus à leur sujet.

      1. heptan : « compare ça aux 10 milliards d’euros de bénéfices de TOTAL, dont la moitié reversée aux actionnaires… »
        —————————————
        En 2010, Total a reversé 2,5 milliards aux actionnaires. Donc il y a, comme qui dirait, un bug dans les chiffres, je me demande bien qui raconte des craques dans l’histoire et où va l’argent non compté.

        —————————————
        « Vous n’avez pas de voiture, j’espère. Vous n’utilisez jamais le bus, ni le taxi.
        Sinon, vous êtes tout de même un sacré complice. »
        —————————————
        Heptan, il travaille dans l’aviation (où « on n’a pas droit à l’erreur » mais où erreur on y a droit quand même), qui c’est bien connu, n’a rien à voir avec « les destructeurs et profiteurs de pétroliers », les avions modernes volant à l’amour et à l’eau fraîche.

        D’ailleurs, je tiens juste à rappeler à Heptan que les taxes diverses et variés sur les produits pétroliers (dont la TIPP), c’est quand même le troisième (quatrième ?) poste de revenu de l’Etat, soit au bas mot quelques centaines d’euros par foyer fiscal collecté chaque année à l’insu de son plein gré. Donc comme il ne tient pas à être complice des pétroliers-profiteurs-semeurs-de-terreur-et-destructeurs, ce qui est tout à son honneur, je lui propose de se dissocier formellement de cet argent sale collecté sous forme de taxe inique en le reversant directement sur mon compte, je veux bien me sacrifier pour sauvegarder son intégrité éthique et morale. Un peu de solidarité dans ce monde de brute quoi…

  6. 2.5 milliards ou 5 ?
    http://www.eitb.com/infos/economie/detail/598222/total-ne-sexcusera-pas-verser-5-milliards-deuros-aux-actionnaires/

    L’exploitation du pétrole conventionnel ne me dérange pas plus que ça… On s’approche du pic pétrolier (déja passé??), donc il est normal désormais de penser à une transition énergétique.
    Par contre, la fracturation hydraulique m’inquiète beaucoup plus. Qu’ils la pratiquent aux US me désole pour eux. En France, c’est hors de question, d’autant plus qu’on a le choix

    Pour les taxes qui viennent de la TIPP, faudrait prendre en compte que si les gens n’achetaient pas de l’essence, ils achèteraient autre chose, ce qui ferait aussi marcher l’économie.
    Et si on avait des voitures électriques ( ou simplement moins gourmandes), cela bénéficierait aussi grandement à notre balance commerciale.

    Pour ce qui est de l’aéronautique, vous avez choisi de ne pas lire les réponses que je vous ai faites. Tant pis.

    SVP, ne sacrifiez pas votre éthique et votre morale: Faites là évoluer, c’est une preuve d’intelligence. J’en suis passé par là moi aussi :p

  7. Cet article comme nombre d’entre eux sur ce site voudrait nous faire croire que l’on peut toujours extraire plus de combustibles fossiles sans qu’il en coûte pour notre environnement et notre survie. Evidemment, la problématique évoquée oublie tout simplement … ce qui dérange ! Permettez moi de compléter.
    Les énergies fossiles doivent être abandonnées pour 3 raisons vitales ou essentielles: 1) les combustibles à extraction facile (hydrocarbures ou uranium) sont en voie de rareté (il en reste au mieux pour 30ans). Du coup, les maitres pétroliers n’hésitent pas à saccager davantage l’environnement pour extraire cette manne financière. (Rappel: pollution des transports, des forages, des schistes bitumeux au Canada, des gaz/huiles de schiste maintenant, des futurs puits en Artique, etc …). Il faut savoir que tout puits creusé dans un sol, entraine de facto une pollution locale sur environ 10km2; or la fracturation hydraulique oblige à forer très rapproché et de façon horizontale, ce qui accroit considérablement les nuisances. Sans compter les quantité d’eau nécessaire qui seront polluées et indisponibles pour la consommation. 2) la combustion des hydrocarbures entraine des pollutions en microparticules dans l’atmosphère et en gaz de serre qui induit un réchauffement climatique, n’en déplaise à C. Allègre. Coté nucléaire c’est pire puisque les déchets radioactifs s’entassent vu qu’on ne sait toujours pas les recycler malgré 40 ans au moins de pratique ! Et ces radionucléides nous en respirons ou ingérons (via les aliments) de plus en plus. Et je ne parle pas de l’insécurité nucléaire et des derniers accidents dus à une technologie mal maitrisée. 3) il existe déjà des technologies alternatives viables; par exemple la centrale thermique solaire de 400 MW, les panneaux solaires photovoltaiques qui répartis sur la terre éviteraient l’absence de production en nuit ou en hiver, les éoliennes bien sûr, même si je préfère les éoliennes domestiques aux monstres industriels. Bref, puisque nous savons que la combustion des hydrocarbures ou la fission nucléaire sont des impasses technologiques, abandonons les au profit des ENR. Ce serait tout simplement intelligent et courageux; ce serait un objectif simple pour une humanité qui semble dériver au gré de l’argent bien mal acquis !

    1. Il n’y a pas de solution technologique actuellement pour s’en passer nous ne sommes pas prêt mais ça avance. Vos solutions sont des chimères de rêveur désinformé. les volcans crachent bien plus de radioactivité que fukushima et la moindre catastrophe ou maladie fait plus de mort que le nucléaire. Vous avez faux sur toute la ligne la seule solution actuellement c’est de n’en pas consommer. Dès lors qu’attendent tout les donneurs de leçon de votre genre confortablement assis au milieu d’un monceau de pétrole pour montrer la voie et vivre autrement dès maintenant ? Les amish vivent sans machine depuis des siècles c’est tout à fait possible.

      En fait les écolos veulent juste croquer comme tout le monde mais avec la bonne conscience en prime. Donner votre argent(pfouah hein ?), vivez de peu, sans pétrole, allez travailler la terre et faite le dès demain sinon vous n’avez que la gueule pour critiquer et donner des leçons aux autres mais pas de c..lles.

      « Le nuage du volcan Eyjafjöll plus radioactif que Tchernobyl »
      http://energie.lexpansion.com/climat/-le-nuage-du-volcan-eyjafjoll-plus-radioactif-que-tchernobyl_a-35-4448.html

      « Rozé utilise 100 esclaves équivalent pétrole et reste assis à donner des leçons à tout le monde »
      http://www.manicore.com/documentation/esclaves.html

      « L’argent et le capitalisme à juste permis à des milliards d’humains de vivre mieux »
      http://www.youtube.com/watch?v=hXfGq8blGJU

      etc. etc. Il suffit de lire et s’informer chez des gens réalistes, les rêveurs c’est beaucoup de gueule peu de cerveau.

    2. colossal…chapeau…et quel réalisme..au fait comment on les construits les éoliennes? est ce qu’on ose utiliser toutes ces vilaines choses qu’elles sons censés éviter?

  8. A pat352. Votre réponse pleine de hargne et montrant votre désinformation totale, ne mérite pas d’engager un débat avec vous. Restez sur vos positions, croyez ce que vous voulez ! Je sais que je ne rêve pas mais que je vis au jour le jour un cauchemar, je pense que vous avez des oeillères comme beaucoup d’entre-nous sur cette planète.
    Mais qui ose remettre en cause son grand confort, sa petite auto, sa belle maison, … Rappelez vous quand même, que la chaleur (ou le froid), l’acier, le pétrole, la brique … c’est immangable !
    Le réalisme dont vous parlez a un autre nom, plus juste: cynisme.
    Voyez ce qui se passe sur les marchés financiers, et les pantins gouvernementaux français et européens qui s’exécutent et vous comprendrez peut être que vous allez dans le mur !

  9. Rozé : « 1) les combustibles à extraction facile (hydrocarbures ou uranium) sont en voie de rareté »
    —————
    Si c’est en voie de rareté, pourquoi toutes les réserves prouvées (pétrole, gaz, charbon, uranium) AUGMENTENT chaque année ???

    Rozé : « 2) la combustion des hydrocarbures entraine des pollutions en microparticules dans l’atmosphère et en gaz de serre qui induit un réchauffement climatique, »
    —————–
    Alors comment ça se fait que les mesures de pollution des particules montrent toutes une baisse depuis 30 ans ? Et comment ça se fait qu’il n’y a PAS de réchauffement depuis 10 ans ?

    Rozé : « 3) il existe déjà des technologies alternatives viables; »
    ——————-
    Si c’est « déjà viable » pourquoi ces technos sont toutes sans exception subventionnées ? Et pourquoi malgré ces subventions, elles sont en pleine déconfiture (éolien et solaire) ?

    N.B. Un indice, oubliez toutes les réponses où il y a le mot : banquier, finance, immangeable.

  10. Il est faux que les réserves de pétrole, de gaz ou d’uranium augmentent; Les exploitants utilisent une combine basée sur les ventes, pour laisser croire que ces réserves augmentent; c’est pourquoi ils n’hésitent pas à extraire dans des conditions d’exploitation très chères et extrêmement polluantes (forages en mer, schiste bitumeux dans l’Alberta, etc …)
    Il est possible que le taux de particules dans l’air diminue grâce à des mesures prises lors de la combustion des hydrocarbures (pots catalytiques, meilleure combustion, filtres industriels plus efficaces de par les obligations de réglementation, etc …) mais ce taux est encore trop élevé et de plus certaines des particules sont radioactives.
    Le réchauffement climatique n’est pas une vue de l’esprit mais un fait constatable (fonte des glaces générale, pôle nord libéré des glaces de plus en plus longtemps, groenland allégé de ses glaces, ouragans de plus en plus violent et fréquents. Je me demande même si la fonte de ces grands glaciers n’a pas une influence indirecte sur l’activité sismique (répartition des masses changée sur la mince croute terrestre)
    Les technologies alternatives existent et marchent (panneaux solaires thermiques ou PV, centrales solaires de 400MW et plus sous peu, etc …) mais le lobby du tout hydrocarbure ou du tout nucléaire s’oppose vivement à ces alternatives d’avenir qui menacent leurs revenus immédiats; néanmoins ils investissent dans l’alternatif car ils savent bien que ces technologies sont d’avenir.

  11. « mais le lobby du tout hydrocarbure ou du tout nucléaire s’oppose vivement à ces alternatives d’avenir qui menacent leurs revenus immédiats »

    Vous raconter simplement n’importe quoi…
    Rien qu’en France, Areva et Total sont les entreprises ayant le plus les pieds dans les énergies dites renouvelables. Et les groupes internationaux qui vendent de l’énergie, se foutent de faire du fossile ou du solaire.
    Vous étalez votre dogmatisme et votre méconnaissance du sujet !