La descente en enfer de la Grèce se poursuit

Publié Par Contrepoints, le dans Non classé

L’agence de notation Moody’s abaisse à nouveau de 3 crans la notation souveraine de la Grèce. Les chances d’améliorations de la situation sont faibles et la réussite du plan d’assainissement budgétaire engagé par Athènes est encore loin d’être assurée.

Revue à la baisse de trois crans, la note souveraine grecque passe ainsi de B1 à Ba1 et Moody’s ne laisse guère espérer d’amélioration prochaine. L’agence prévient qu’elle pourrait encore l’abaisser en raison des difficultés économiques persistantes et du risque de défaut. Avec cette nouvelle dégradation, le statut de l’économie grecque aux yeux des investisseurs s’enfonce un peu plus, même si il était déjà bien bas. Depuis l’été 2010 en effet, sa note est passée en catégorie « spéculative .»

L’agence de notation explique cette nouvelle décision par trois raisons majeures. À commencer par ses doutes concernant le succès des mesures d’assainissement budgétaire et les réformes structurelles destinées à stabiliser la situation du pays. Elles sont jugées ambitieuses et surtout leur exécution apparaît très risquée. Même suspicion quant à la capacité d’Athènes à réduire la dette (120 % du PIB) dans les proportions annoncées et ce d’autant plus que le pays continue à faire face à de nombreuses difficultés pour faire rentrer les recettes. Enfin, il existe un risque pour que les conditions qui conditionnent la poursuite de l’aide après 2013 reflètent des critères de solvabilité que le pays ne pourrait pas satisfaire.

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  1. Parce que c’est mal d’avoir des objectifs ambitieux ?

     » Enfin, il existe un risque pour que les conditions qui conditionnent la poursuite de l’aide après 2013 reflètent des critères de solvabilité que le pays ne pourrait pas satisfaire. »

    ET voilà le principal défaut de ces agences: on baisse la note, le pays n’est plus solvable, et on justifie la baisse de la note par ce manque de solvabilité… On marche un peu sur la tête, non ? Qu’il faille attribuer des notes, fort bien, mais les cercles vicieux, c’est quand même… vicieux.

  2. ça n’a rien de vicieux. Ce qui est vicieux, c’est à la fois de dépendre à ce point de la confiance, et d’avoir prouvé combien on était peu fiable. La dette est une drogue dure, qui fait vraiment faire n’importe quoi, dont la cure de désintox est particulièrement difficile ; et on fait rarement confiance aux drogués, à raison malheureusement.