Taxis « low cost »

Publié Par Aurélien Véron, le dans Transports

Une fois de plus, la corporation des taxis bloque l’ouverture de son activité à la concurrence (cette fois à Marseille). L’offre est pourtant souvent insuffisante dans les grandes villes, malgré des prix trop élevés. L’absence d’alternatives à la voiture pénalise la qualité de vie des citoyens, mais aussi la vie économique des grandes agglomérations. Dans la ligne du rapport Attali, le Parti Libéral Démocrate propose la suppression des licences et l’ouverture de tous les types de transport à une concurrence réelle au service des clients.

(Illustration René Le Honzec)

Déjà en 2000, Aziz Senni s’est fait connaître avec les taxis brousse au slogan évocateur : “Plus rapide que le bus, moins cher que le taxi”. S’inspirant du covoiturage, son entreprise génère aujourd’hui 50 emplois directs. Loin de diminuer le chiffre d’affaire des taxis, son entreprise améliore le quotidien de personnes à revenus modestes en leur permettant de faire des trajets de proximité à bas coût là où les transports collectifs sont inadaptés, voire inexistants. Aujourd’hui, les initiatives de transport individuel se multiplient avec les navettes desservant les aéroports, les mototaxis et les propositions « low cost » comme celles contre lesquelles les taxis marseillais se rebellent.

La corporation des chauffeurs de taxi devrait plutôt s’interroger sur son modèle de numerus clausus dépassé et demander une plus grande liberté d’entreprendre. En effet, avec davantage d’emplois, des tarifs plus accessibles et des prestations plus variées et mieux adaptées aux besoins, l’élargissement de l’offre de ces types de transport devrait profiter à tous les acteurs du secteur.

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L’assassinat du pouvoir d’achat

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  1. et si on libérait le  » journalisme » cher monsieur ou madame ? qu’en penseriez-vous ? que deviendrez-vous ? votre idée que n’importe qui fasse « le taxi » on va en voir des faits divers ! et qui pourra payer toutes ces charges qu’ont les vrais taxis ? monsieur tout le monde ? non je ne pense pas la preuve les low-cost vivent avec le pognon « de la société » pas de charges, en zone franche, pas de droit au stationnement, pas d’achat de taximètre, aide de l’état, payé au smic, ect….. qui osera monter avec un INCONNU ? bref laissez cette profession tranquille jalousez par beaucoup mais qui bosse jour et nuit pour assurer votre transport et payer un maximum de charges

    1. « et si on libérait le » journalisme » cher monsieur ou madame ? qu’en penseriez-vous ? que deviendrez-vous ? »

      Nous sommes 100% pour. Nous deviendrions (les journalistes deviendraient) oblogés de faire mieux notre (leur) travail.

      Mais pour votre gouverne, ici, c’est déjà le cas.

      Quant à la crainte des « faits divers », si je propose à ma tante de la transporter contre une petite somme, je ne vois pas trop le risque. Et tous les gens normaux devraient pouvoir en faire ainsi, pour quiconque. Votre excuse des faits divers semble particulièrement faible.

    2. Mais ça se pratique dans plein de pays sans que ce soit la panique et la galère systématique. Y’a que dans les pays surprotégés et endoctrinés au lobbyisme qu’on entend des arguments pourris comme ceux-là.

  2. Les taxis est une des plus vieille et plus forte corporation. Qui se souvient que François Mitterrand du revendre ses parts de la compagnie G7 juste avant son élection de 1981 ?

    Tôt ou tard, cette profession devra vivre avec son temps et laisser le marché s’ouvrir à de nouveau mode de transport, alternatif et souvent beaucoup moins cher …. paramètre le plus important pour le client final

    Pour ma part, mon opinion est faites depuis longtemps sur cette corporation : regardez Pierre Desproges et vous verrez que les stéréotypes ne sont pas loin de la réalité

  3. si vous voulez libéraliser c’est trés simple ,vous indemnisez tousles artisans! et puis on n’en parle plus ,mais n’ essayez pas de les spoiliers en inventant n’importe quelle abération!rajoutez plutôt des enseignants pour nos enfants!oû des ophtalmos!oû des caissiéres aux heures de pointe!etc…simple ,indemniser;puis mettez un taxi a chaque coin de rue c’est pour moi la solution!

    1. Indemniser quoi ? Ça fait des années qu’on leur paie des surcoûts indus, du fait de patentes illégitimes. Indemniser le droit de ne plus se faire surcharger par un groupe de quêteurs de rentes ? Vous savez, les artisans taxis, nous, on les aime plus que vous. La preuve ? On en veut beaucoup plus.