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Le conseiller économique en chef du gouvernement indien, Kaushik Basu, affirme que pour réduire la corruption il faudrait rendre le paiement de pots de vin légal et maintenir la demande de pots de vin illégale.
Son explication au Wall Street Journal est la suivante :
"Selon la loi actuellement en vigueur en Inde, le corrupteur et le corrompu sont en effet complices dans le crime. Il est dans leur intérêt commun de maintenir cet état de fait caché aux autorités parce que, s'ils sont découverts, ils seront tous les deux punis.
Le raisonnement expliquant ma proposition de révision de la loi est le suivant : une fois le pot de vin versé -le corrupteur ayant recueilli tout ce qu'il a tenté d'acquérir en donnant de l'argent au corrompu - les intérêts du corrompu et du corrupteur deviennent complètement opposés grâce à la nouvelle mouture de la loi.
En effet, si l'affaire est découverte, le corrupteur sera impuni et sera en mesure de recueillir l'argent de la corruption versé précédemment. Le corrompu, lui, perd le butin de la corruption et sera passible d'une peine importante.
Ainsi, il est dans l'intérêt du corrupteur que le corrompu
31/03/2011 | Posté dans
Brèves |
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L'inflation dans la zone euro s'est contre toute attente accélérée en mars.
Selon Eurostat, les prix ont augmenté de 2,6% en rythme annuel dans les 17 pays de la zone euro, contre +2,3% attendus et +2,4% en février.
La BCE, qui souhaite contenir la hausse des prix à un niveau inférieur mais proche de 2,0%, laisse entendre depuis des semaines qu'elle pourrait relever dès avril son taux de refinancement en réaction à la hausse des cours des matières premières.
Les économistes s'attendent néanmoins à ce que la hausse des prix reste supérieure à l'objectif de l'institut d'émission en 2011 et les marchés prévoient que le relèvement d'avril ne sera que la première d'une série de hausses cette année.
L'estimation publiée par Eurostat ne comporte pas de chiffres détaillés ou de variation mensuelle, mais les économistes jugent que la hausse du cours du pétrole et de l'habillement est sans doute à l'origine de l'augmentation des prix.
31/03/2011 | Posté dans
Brèves |
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Pécresse s'agite sur la laïcité et se plante mollement
Comme vous l'avez noté, depuis dimanche dernier et la petite claque des cantonales, la majorité se chamaille sur ce qu'il faudrait faire, ou pas, pour faire revenir les électeurs dans leur maternel et sécurisant giron. Ce qui ne manque pas d'exciter les ardeurs des uns et des autres pour attirer la couverture médiatique à eux. Pécresse n'échappe pas à la règle.
Chaque parti, semble-t-il, a sa potiche.
À gauche, Ségolène remplit à merveille ce rôle déterminant. On notera que, tous ragaillardis par leur pseudo-victoire (presque 1/8ème des électeurs ont ripé sur leur bulletin !), les inscrits au Parti Officiellement Socialiste n'ont pas fait appel à ses petites phrases amusantes pour occuper le terrain. Mieux : Aubry se sera gentiment lâchée pour lui en coller quelques unes dans les gencives pendant qu'elle faisait la morte.
Les Verts, grâce à Duflot, n'ont pas eu besoin de chercher longtemps ce
31/03/2011 | Posté dans
Édito |
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Les industries créatives se sont avérées plus résistantes aux chocs de la crise économique mondiale que les industries manufacturières traditionnelles.
Le rapport 2010 sur l'économie créative « Creative Economy: A Feasible Development Option », publié sous l'égide du Programme des Nations Unies pour le développement et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, montre que les exportations mondiales de biens et de services de secteurs d'activités fondés sur les idées et la créativité, comme l'art, l'artisanat, l'audiovisuel, la littérature, le design, le cinéma, la musique, les nouveaux médias, les arts visuels et le spectacle, ont plus que doublé entre 2002 et 2008, pour avoisiner aujourd'hui les $600 milliards.
En dépit d'une réduction de 12% du commerce mondial en 2008, les échanges de biens et services créatifs à l'échelle planétaire ont continué de progresser à un taux annuel d'environ 14%, démontrant que les industries axées sur la créativité sont une véritable source de croissance économique.
À condition qu'on lui

Comptes nationaux des administrations publiques – année 2010 (premiers résultats)
Le solde public notifié 2010 s’établit à – €136,5 milliards, soit -7,0% du PIB, contre -7,5% du PIB en 2009. Cette amélioration en points de PIB provient des recettes, qui passent de 48,7% à 49,2% du PIB. La part des dépenses dans le PIB est stable d’une année sur l’autre, à 56,2%. Le taux de prélèvements obligatoires augmente de 0,5 point en 2010 à 42,2% du PIB, sous l’effet de la hausse des impôts (+4,5%), après la forte contraction enregistrée en 2009 (-8,1%).
En 2010, les dépenses décélèrent nettement (+2,1% après +4,1%). Les consommations intermédiaires progressent de 4,7%, après +4,9%. La masse des rémunérations versées décélère (+2,0%, après +3,0%). Les prestations sociales ralentissent (+3,4% après +5,5%) notamment du fait des prestations chômage (+8,1% après +21,2% en 2009). L’investissement baisse fortement (-7,8%, après +2,4%), celui de l’État comme celui des administrations publiques locales.
La charge d’intérêts augmente de 5,2%
31/03/2011 | Posté dans
Brèves |
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John Hospers, né en 1918, est une des grandes figures militantes du libertarianisme américain. Cet universitaire, qui a enseigné la philosophie à l’Université de Californie et au Brooklyn College, a été le premier candidat du Parti Libertarien pour les élections présidentielles des Etats-Unis en 1972 et fut un proche d’Ayn Rand. Il analyse dans « De l’égalité », paru en 1980, les illusions entourant la notion d’égalité. L’égalitarisme inhibe les incitations à produire et réduit tout le monde à l’égalité dans la misère.
Par John Hospers
Traduit de l’américain par Kevin Brookes
Supposons que nous commencions également, disons avec 1000$. Combien de temps cette égalité pourrait-elle durer ?
Certaines personnes dépenseraient l’intégralité du millier de dollars le jour même, et seraient ruinés avant la tombée de la nuit. D’autres le dépenseraient en une semaine, d’autres en un mois. D’autres encore placeraient leur argent dans une banque, pour collecter des intérêts
31/03/2011 | Posté dans
Lecture |
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Alors voilà, il parait que notre balance commerciale est déficitaire ce qui signifie que nous importons plus que nous n’exportons et que c’est grave puisque ça veut dire que nous nous appauvrissons. Nous sommes en 2011, ça fait donc 166 ans que Frédéric Bastiat, dans ses Sophismes économiques, a expliqué en termes clairs et intelligibles par tous que cette idée est d’une stupidité sans nom mais l’actualité politique récente suggère qu’il est loin d’être inutile d’en remettre une couche.
Paul et Jacques sont – comme leurs prénoms l’indiquent – français et vivent tous les deux à Strasbourg. Paul, pour des raisons qui lui appartiennent, souhaite acheter un demi souverain d’or tandis que Jacques – coup de chance ! – en a un qu’il souhaite vendre. Ils se rencontrent, se mettent d’accord sur un prix et échangent le demi souverain contre €130. Qui a perdu dans cet échange ? Paul voulait sa pièce d’or et l’a eu tandis que Jacques

Par Nicolaye Lamy (*)
La chute de Ben Ali et de Moubarak a ressemblé dans une certaine mesure à celle du Shah d’Iran en 1979. La perte des repères religieux, la corruption et une redistribution des richesses perçue comme injuste par les couches les plus populaires sont en effet des vecteurs communs. Vu de l’Iran des mollahs, la situation pouvait être interprétée par ce parallèle simpliste. Et la voie de sortie « islamiste » pour la Tunisie et l’Égypte était tout aussi simpliste. Sauf que la révolution islamique s’essouffle : elle est concurrencée par une autre révolution, de même nature que celles du « printemps arabe ».
En Iran, les obstacles à la réussite individuelle d’une jeunesse de plus en plus éduquée et à l’expression des libertés civiles sont le terreau d’une nouvelle révolution dont les jeunes iraniens de 15-30 ans sont les principaux acteurs. En effet, cette frange de la population, qui n’a connu que le conditionnement

Dans un discours à Oslo, en Norvège, aujourd'hui, le président de l'UE Herman Van Rompuy a parlé de la situation fondamentalement saine de l'Union européenne. Il utilise comme référence une croissance moyenne de 2%, un déficit budgétaire moyen de 4,5%, et la force de l'euro comme preuve de ce qu'il avance.
Dans son esprit, ce sont là des "faits de base".
Eh bien, pour notre part, nous pensons que ça vaudrait la peine de lui rappeler la nature de base des moyennes. Si vous avez deux groupes très divergents (le noyau vs. les économies de la périphérie de la zone euro), la moyenne sera quelque part au milieu et ne sera pas très utile. Elle pourrait même bien être trompeuse.
Prenez deux personnes. L'une est à deux doigts de tomber d'une falaise (la Grèce, l'Irlande, le Portugal), et l'autre se trouve à une bonne distance (l'Allemagne, la Finlande, etc.) En moyenne, leur position par rapport au bord

La France s'invite au bal libyen : je fais 100 km, je conquiers une ville, je perds la ville et je fais 200 km en arrière. Depuis l'hôtel, les journalistes confirment que la ville a été prise, sans savoir par qui. Il faut espérer que notre président, chef des armées, a des notions de tango pour envoyer des troupes au sol, comme il a promis de ne pas le faire.