Être libéral au 21e siècle

Publié Par Contrepoints, le dans Politique

Une mise au point de l’Institut Constant de Rebecque sur les fondements de la philosophie de la civilisation.

S’étiqueter « libéral » suffit-il pour l’être ? À en juger de la multiplication de personnalités, de publications, de partis politiques qui revendiquent le mot, on pourrait croire à une véritable renaissance de l’idée libérale. Or force est de se rendre à l’évidence : de nombreux « libéraux » méconnaissent les fondements mêmes de cette philosophie distincte qu’est le libéralisme et défendent en son nom des idées antinomiques à toute conception cohérente de la liberté.

En tant que philosophie du droit, le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature de l’être humain. C’est au libéralisme, dès la Renaissance et les Lumières, que l’humanité doit son avance spectaculaire, en particulier depuis la Révolution industrielle. Parce que le libéralisme exige le respect intégral de l’autre, il est à juste titre considéré comme la philosophie de la civilisation, privilégiant l’échange à la contrainte dans les relations interpersonnelles : pour Pascal Salin, le véritable libéralisme respecte la personnalité unique de chacun, sa dignité, sa liberté dans le choix de ses objectifs et il récuse par conséquent toute vision globale mécaniciste, quantitativiste de la vie des hommes en société.

L’ensemble de la philosophie libérale repose donc sur une prémisse sans équivoque, impliquée par l’idée même de liberté : la primauté de l’individu. Cette prémisse réaliste, fondée sur la reconnaissance de la raison, du libre arbitre et de la responsabilité de la personne, permet d’énoncer l’éthique de la liberté qui en découle : le respect des droits individuels.

Lire l’étude  « Être libéral au 21e siècle ».

Laisser un commentaire

  1. Être libéral représente aussi une manière de vivre,de se conduire; être conscient de ses lacunes , de ses faiblesses , conseiller plutôt qu’ordonner, comprendre avant de juger ;travailler sur soi plutôt que vouloir changer les autres. Malheureusement notre société( et surtout la politique) nous incite à adopter des comportements inverses

  2. > la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature de l’être humain.

    Et quand cet être humain est un barbare clanique, au cerveau lavé par une idéologie totalitaire sectaire militaro-religieuse comme l’islam, et plongé dans le communautarisme le plus épais et le plus grégaire, à mille lieues de votre conception individualiste de l’individu ???

    > Cette prémisse réaliste [la primauté de l’individu], fondée sur la reconnaissance de la raison, du libre arbitre et de la responsabilité de la personne, permet …

    …de faire l’autruche et de se mettre la tête dans le sable !

    1. @Naibed Même si votre commentaire est absurde, je vais tout de même prendre le temps de vous répondre :

      Lorsque l’on parle de droits naturels, il s’agit justement de protéger les individus du totalitarisme en faisant primer la liberté. Ainsi, les totalitaires qui comme vous ne font preuves d’aucunes neutralité axiologique et jugent une religion à travers les agissements de quelques individus ou de leurs propres interprétations, ne peuvent opprimer personne.

      L’individualisme méthodologique au sens de M. Weber nous permet de comprendre que votre subjectivité, même si elle était partagée par une majorité, ne doit pas vous autoriser à priver les individus de la seule chose qui soit assertoriquement éthique : la liberté.

      Vous avez le culot de parler de totalitarisme alors que si je comprends bien, si vous le pouviez vous interdiriez la pratique de certaines religions et peut-être même ce journal « libéral » sur lequel vous vous exprimez… librement !

      Ce que le libéralisme se propose d’interdire c’est l’oppression qu’il soit issu des dérives d’une religion ou d’un jugement de valeur !