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Par Bernard Martoïa
"La cohérence requiert que vous soyez aussi ignorant aujourd'hui que vous l'étiez l'an dernier"
Bernard Berenson
Même si le rapport de forces a basculé au Congrès américain, il est impensable que la Fed soit abolie demain. Même si cela est fortement désirable pour les tenants de l’école autrichienne, on n’efface pas d’un trait de plume un siècle d’erreurs monumentales… (Le Federal Reserve System a été instauré en 1913) Mais toute amputation du pouvoir exorbitant, que détient actuellement Bernanke Helicopter sur l’économie mondiale, est bienvenue.
C’est avec joie que nous venons d’apprendre qu’une poignée d’élus de la nation américaine voudraient supprimer le Humphrey-Hawkins Act de 1978. De quoi s’agit-il pour les profanes ? Introduite sous la présidence de Jimmy Carter, cette loi visait à accroître sensiblement le mandat de la Fed. Jusqu’alors, son objectif, comme celui de toute banque centrale, était la stabilité des prix. Mais sous l’influence pernicieuse des Keynésiens, la loi Humphrey-Hawkins, du nom de ses

Les politiciens prétendent toujours ne pas être des politiciens, mais Nigel Farage soulève un point intéressant. Ses mémoires, si c'est là le bon terme pour un livre publié à mi-vie, ne sont pas ce que vous en avez lu : naïves, à bout de souffle, occasionnellement crues, complètement plausibles, et elles se lisent très bien.
Elles racontent la transformation d'un bonhomme typique des comtés qui entourent Londres, en leader d'un parti qui est arrivé deuxième aux dernières élections européennes. Quand je dis typique, je suppose que je veux dire le type souvent rencontré dans les vers de Betjeman et dans les nouvelles sur le golf de PG Wodehouse (Wodehouse était, comme farage, un garçon de Dulwich obsédé par le Cricket). Les principaux centres d'intérêts de Farage dans la vie étaient , et sont peut-être toujours, sous tout le reste, les pubs, le golf, les femmes, le criquet et la pêche. Un profil qui se prête facilement à la satire, mais
30/11/2010 | Posté dans
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La crise Irlandaise n'en finit pas d'alimenter la machine à sophismes médiatico-politiques, et naturellement, tout ce que la zérosphère compte d'anti libéraux pathologiques profite de l'occasion pour étaler de façon aussi superficielle que possible une très mince couche de vernis économique et idéologique dont toute prétention à l'objectivité est absente. Il est vrai qu'une bonne posture anti-libérale est un excellent substitut à l'intelligence pour briller dans les salons.
Le débat se focalise notamment sur deux points. En effet, la déroute Irlandaise serait la conséquence :
1. De "son taux d'imposition sur les sociétés scandaleusement bas",
2. De "l'ultra libéralisme et ses ravages une fois de plus à l'oeuvre"
Ces deux points résistent-ils à un examen approfondi ? Ce premier article abordera la question fiscale, je reviendrai sur la seconde question dans les prochains jours.
Imposition des sociétés : l'Irlande perçoit plus que l'Allemagne et la France
Le graphe ci dessous, issu des données de l'OCDE, montre

Traduction d’un article paru dans le magazine Newsweek le 28 novembre 2010. Sachant que Newsweek est un journal plutôt conformiste, cet article laisse supposer une évolution de la perspective des médias conventionnels américains en faveur de l'approche autrichienne ou, tout au moins, en faveur d'un vrai pluralisme. Sans doute faut-il y voir l'influence et le succès grandissants du Mises Institute comme des nombreux think tanks qui diffusent infatigablement les idées de Bastiat, de Hayek et de Mises.
L'année dernière, de l'opinion générale nous étions « tous keynésiens ». Dans le monde des commentateurs presque tous croyaient que la solution de John Maynard Keynes pour la crise de 1929 (augmenter les dépenses de l’Etat pour relancer l'économie) était également la réponse à la crise mondiale d'aujourd'hui.
Les premières fissures dans le consensus sont apparues avec le déclenchement de la crise financière en Grèce cette année. Partout dans le monde développé, des critiques ont commencé à affirmer que les

L'avantage des partis politiques remplis de clowns et de bouffons, c'est qu'ils offrent tous les jours une actualité riche en rebondissements comiques. Prenez l'un d'eux, le Parti Officiellement Socialiste : à peine Montebourg, le gentleman farmer, aura-t-il présenté sa nouvelle ligne de vêtements cools, que le voilà suivi par Ségolène qui nous propose un nouveau service de présidentitude rigolo, alors même que la gauche voit se multiplier les candidats d'opportunité...
Et avec Ségolène, on est absolument sûr d'en avoir pour son argent : la poilade magistrale qui accompagne chacune de ses interventions dans les médias compense largement les ardoises astronomiques qu'elle accumule au cours de sa carrière, et couvre assez bien les casseroles qu'elle trimbale maintenant comme des accessoires de mode.
Ce comique de répétition tient, finalement, à peu de chose, mais ce sont les plus vieilles recettes qui font les meilleurs plats. En gros, il s'agit dans un premier temps d'annoncer fièrement qu'on va jouer la concertation,
30/11/2010 | Posté dans
Édito |
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Nuit noire, coupure de courant autour du quartier Buena Vista à Playa. Le taxi collectif déglingué dans lequel je me déplace, reste arrêté, pousse un grognement d’épuisement et refuse de démarrer. Un passager et le chauffeur essaient de le réparer pendant que des deux côtés de la rue on voit les gens assis devant leurs maisons, résignés face à la coupure de courant. Je cherche mon téléphone portable dans ma serviette, pour dire à ma famille que je serai en retard et de ne pas s’inquiéter. La perspective est sombre : nous sommes dans la pénombre, dans une zone où la criminalité est un jeu d’enfants, et comble de malheur, mon portable ne fonctionne pas. Chaque fois que j’essaie de faire un numéro, apparaît le message « échec de l’appel ». Le moteur se remet enfin à ronronner et nous parvenons à avancer, mais le service du téléphone n’est pas rétabli sur mon appareil devenu inutile et que

La Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une enquête sur Google pour abus de position dominante dans le domaine de la recherche en ligne.
L'ouverture de la procédure formelle fait suite au dépôt par des fournisseurs de service de recherche en ligne de plaintes selon lesquelles leurs services seraient pénalisés dans les résultats de recherche payants et gratuits de Google. Les plaintes allèguent également que Google favoriserait ses propres services.
La Commission cherchera en particulier à voir si dans ses résultats de recherche gratuits, Google a abaissé le rang des résultats renvoyant à des services concurrents, comme de comparateurs de prix, tout en fournissant à ses propres services payants un placement préférentiel.
L'enquête portera également sur d'autres allégations, comme la dégradation du score de qualité de services de recherche concurrents dans ses résultats de recherche payants, l'imposition de clauses d'exclusivité à des partenaires publicitaires ou des restrictions à la portabilité de campagnes de publicité en ligne à des plates-formes
30/11/2010 | Posté dans
Brèves |
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Le PIB de la Pologne a augmenté de 1,3% au troisième trimestre de 2010 par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières, et de 4,7% comparé au 3e trimestre 2009.
En données brutes, le PIB polonais a augmenté au troisième trimestre de 4,2% en prix constants. Cette croissance est plus importante que les attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur +3,7%.
La croissance polonaise serait une retombée de bons résultats enregistrés en Allemagne, que la Pologne ressent avec un petit décalage. Les investissements réalisés avec des fonds européens sont à leur point culminant cette année et ils le resteront encore l'année prochaine, ce qui explique la bonne condition actuelle de l'économie polonaise et permet de tabler sur une hausse du PIB l'année prochaine d'environ 4%.
La Commission européenne prévoit pour la Pologne une hausse du PIB de 3,9% en 2011. Mais les retards de la réforme des finances publiques, promise par le gouvernement
30/11/2010 | Posté dans
Brèves |
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Le Japon semble parti pour un trimestre de contraction au vu d'une série d'indicateurs macroéconomiques pour le mois d'octobre : baisse de la production industrielle et de la consommation des ménages, hausse du chômage.
La production industrielle, avec une baisse de 1,8% en octobre, a reculé bien moins que prévu (3,2%), mais il s'agit néanmoins de son cinquième mois consécutif de repli. Le taux de chômage s'était établi à 5,1% en octobre, contre 5,0% le mois précédent. La consommation des ménages, qui a notamment pâti de l'expiration de mesures favorisant l'achat de voitures "propres", a reculé de 0,4% en octobre sur un an alors qu'elle était restée inchangée en septembre.
En outre, l'indice PMI du secteur manufacturier du mois de novembre, tout en progressant légèrement à 47,3, est resté sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction pour le troisième mois de suite. La composante des nouvelles commandes à l'exportation de cet indice est tombé à
30/11/2010 | Posté dans
Brèves |
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L'extrémisme dans la défense de la liberté n'est pas un vice ; la modération dans la poursuite de la justice n'est pas une vertu. (Barry Goldwater)
1972. Le sénateur démocrate George McGovern, qui vient de perdre les élections présidentielles face à Richard Nixon, reçoit un coup de téléphone. C'est son ami Barry Goldwater, également sénateur mais, comme Nixon, membre du Grand Old Party. « George – lui dit Goldwater –, si tu dois perdre, fais-le en grand. » McGovern dût sourire car celui qui lui parlait était à cette époque le plus célèbre perdant d'élections : huit ans auparavant, dans son combat contre Lyndon B. Johnson pour la Maison Blanche, il avait seulement recueilli 39% des votes et gagné dans 6 des 50 États de l'Union.
Barry Goldwater est né à Phoenix (Arizona) en 1909, au sein d'une famille juive d'origine polonaise, même si sa mère, Josephine, était épiscopalienne. Josephine inculqua au jeune Barry sa foi et ses convictions morales, et lui