
Les élections présidentielles se profilent dans quelques semaines, et déjà le PS avance en ordre rangé derrière son leader. La bataille s’annonce titanesque et … Ah on me souffle qu’en réalité, les élections sont dans deux ans.
Il n’y a, finalement, rien de plus terrible pour un journaliste qu’une rentrée en demi-teinte.
Coincé entre les petites affaires du monde qui continue de tourner, cahincaha, et le désert aride que constitue la politique en France, il doit improviser en attendant que de vraies choses se passent. Manipulé par les vagues sujets lancés en pâture par une clique politique indigente, il se jette alors sur le moindre morceau de barbaque informationnelle.
Ainsi, l’été fut rythmé par les abrutissantes conneries débitées par Hortefeux, le ministre bifidus (ce qu’il fait à l’Intérieur se voit surtout à l’extérieur) pour camoufler l’enfoncement progressif de Woerth, le ministre cosmétique (parce qu’il ne vaut rien), dans le marais putride des financements de parti politique. Le journaliste,