
Un commando de 30 à 40 personnes a dégradé 150 000 exemplaires de Direct Matin chez l’imprimeur dans le cadre de la décision du groupe Bolloré de changer d’imprimeur pour échapper à l’emprise du syndicat CGT du livre. Une illustration des méfaits du monopole syndical.
Plusieurs dizaines de personnes, 30 à 40 selon l’AFP, ont endommagé environ 150 000 exemplaires du journal gratuit Direct Matin chez l’imprimeur Brodard Graphique dans la Seine-et-Marne, dans la nuit de mardi à mercredi. Ils sont arrivé entre minuit et une heure du matin et, équipés de deux lances à incendie ont inondés les stocks puis crevé les pneus de camions de transport.
Selon la police, il pourrait s’agir de représailles du syndicat du Livre CGT après que le groupe Bolloré, propriétaire de Direct Matin, ait décidé de changer d’imprimeur. En effet, depuis la mi-janvier,Direct Matin est imprimé chez Brodard Graphique, un imprimeur spécialisé dans la publicité et les magazines. Non présent dans l’impression de la presse parisienne,